
Affaires Hakimi et Lamjarred : la justice française au défi des stars marocaines
Le footballeur Achraf Hakimi conteste son renvoi en procès pour viol tandis que le chanteur Saad Lamjarred fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison. Deux figures marocaines face à la justice française.
La scène judiciaire française est secouée par deux dossiers emblématiques impliquant des célébrités marocaines. Ce vendredi, le défenseur du Paris Saint-Germain Achraf Hakimi comparaît devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles pour contester son renvoi en procès pour viol, une affaire qui remonte à février 2023. De l’autre côté, le chanteur Saad Lamjarred, condamné le 15 mai à cinq ans de prison par le tribunal de Draguignan pour le viol d’une serveuse rencontrée en 2018 à Saint-Tropez, a annoncé son appel, selon son avocat Christian Saint-Palais. Ces deux affaires, bien que distinctes, cristallisent les tensions entre la notoriété internationale et l’exigence de justice en France.
Du côté français, la procédure suit son cours avec une rigueur qui tranche avec le traitement médiatique réservé à ces stars. Dans le cas Hakimi, la jeune femme de 24 ans s’était rendue dans un commissariat du Val-de-Marne sans porter plainte dans un premier temps, avant que l’affaire ne soit instruite. Si son appel est rejeté, le joueur sera jugé par la cour criminelle des Hauts-de-Seine. Quant à Lamjarred, le parquet avait requis dix ans de prison, mais la cour n’a pas émis de mandat de dépôt, laissant l’artiste libre pendant la procédure d’appel. Cette clémence provisoire interroge, alors que le chanteur a déjà été impliqué dans plusieurs affaires similaires aux États-Unis et en France.
Au Maroc et dans le monde arabe, ces procès suscitent un vif émoi. Hakimi, héros national après le parcours de l’équipe du Maroc à la Coupe du monde 2022, voit son image écornée par des accusations qu’il nie fermement. Lamjarred, icône de la chanson arabe, conserve une base de fans inconditionnels qui dénoncent une « machination ». Les médias arabes, comme Sky News Arabia ou Al-Jadeed, couvrent l’affaire en insistant sur la présomption d’innocence et les zones d’ombre du dossier, tandis que la presse française met l’accent sur la souffrance des plaignantes. Cette divergence de traitement reflète un clivage culturel persistant sur les questions de consentement et de violence sexuelle.
Au-delà des individualités, ces affaires posent la question de la responsabilité des figures publiques et de l’efficacité du système judiciaire français face à des personnalités fortunées. La capacité des avocats de Hakimi et Lamjarred à obtenir des non-lieux ou des peines réduites sera scrutée de près. Pour l’heure, les deux artistes restent dans l’attente d’un jugement définitif qui pourrait redéfinir, aux yeux du public francophone et arabe, les rapports entre le star-system marocain et les institutions françaises.
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.10 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
Achraf Hakimi conteste son renvoi en procès pour viol, demandant un non-lieu. La cour décidera de la suffisance des preuves. L'affaire provient d'une plainte déposée en février 2023.
Les stars marocaines font face à des batailles judiciaires en France: Saad Lamjarred fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison pour viol, tandis qu'Achraf Hakimi conteste sa mise en examen. Lamjarred clame son innocence, évoquant une relation consentie. Les affaires suscitent l'intérêt dans le monde arabe.
Le chanteur marocain Saad Lamjarred fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison pour viol en France. Sa défense plaide l'acquittement, tandis que le parquet avait requis dix ans. Le procès à huis clos a attiré l'attention des médias.
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