
Bengaluru : une cliente accuse un livreur Zepto de harcèlement, l’entreprise résilie son compte
Une jeune femme a raconté sur les réseaux sociaux avoir été harcelée par un partenaire de livraison qui insistait pour entrer chez elle ; Zepto a annoncé avoir mis fin à son identifiant et émis une ordonnance restrictive.
Une habitante de Bengaluru, âgée de 25 ans, a diffusé sur Instagram le récit d’une livraison qui aurait dégénéré en tentative d’intrusion à son domicile. Selon la presse indienne, la cliente affirme que le partenaire de livraison Zepto, après avoir demandé de l’eau, aurait insisté à plusieurs reprises pour entrer « cinq minutes » dans la maison, malgré ses refus répétés.
D’après les médias locaux, la jeune femme raconte avoir d’abord remis une bouteille d’eau au livreur, puis avoir refusé de le laisser pénétrer à l’intérieur. Elle allègue qu’il a continué à presser pour entrer, a sonné à plusieurs reprises alors qu’elle tentait de fermer le portail, puis a frappé contre celui-ci. Effrayée, elle s’est enfermée chez elle. Dans une vidéo de suivi, elle précise ne pas avoir porté plainte auprès de la police, faute de disposer des coordonnées du livreur.
Zepto a réagi publiquement en indiquant avoir « émis une ordonnance restrictive contre le chauffeur » et « résilié son identifiant ». L’entreprise a présenté ses excuses, affirmant que cette expérience ne correspondait pas au service qu’elle entend offrir. La cliente avait auparavant critiqué le mécanisme de plainte de l’application, qui se limitait à une réponse automatisée annonçant une enquête en cours.
La diffusion de la vidéo a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où des internautes appellent les sociétés de livraison rapide à renforcer la vérification des antécédents de leurs partenaires. Certains conseillent aux utilisatrices de faire déposer les commandes devant la porte et d’éviter toute interaction superflue. Cet épisode survient après l’arrestation, plus tôt dans le mois, d’un livreur Flipkart accusé d’être entré sans autorisation dans un appartement et d’avoir agressé sexuellement une cliente, rapporte la presse indienne.
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
| Presse latino-américaine | −0.60 | critical |
La femme effrayée exige des comptes, et l'entreprise réagit immédiatement : sa peur devient la preuve de la culpabilité.
Le récit à la première personne et l'appel à la protection sont présentés comme une vérité irréfutable, tandis que le licenciement est présenté comme une conséquence naturelle et méritée.
Aucune mention des conditions de travail du livreur ni des pressions qui pourraient expliquer son comportement.
Le public des réseaux sociaux devient le juge : c'est la réaction en ligne qui détermine la pertinence de l'histoire, pas l'incident lui-même.
L'événement est décontextualisé en 'tendance' à analyser avec détachement, questionnant le récit de la victime sans l'accuser explicitement.
Le point de vue de la femme et les détails de sa détresse sont omis, se concentrant plutôt sur les aspects viraux et la crédibilité de la preuve.
Le travailleur exploité et la cliente vulnérable sont tous deux victimes d'un modèle économique qui privilégie le profit à la sécurité.
Le cas spécifique est généralisé en critique systémique, utilisant l'épisode unique pour dénoncer l'ensemble du secteur de la livraison rapide et ses conditions de travail.
La réaction rapide de Zepto n'est pas mentionnée, pas plus que le fait que le livreur a agi seul sans pression explicite de l'entreprise à ce moment-là.
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