
Le commandement américain maintient le blocus naval iranien et neutralise deux pétroliers
Washington affirme que le blocus maritime contre l'Iran reste en vigueur, tandis que des discussions diplomatiques se poursuivent après une pause des bombardements ordonnée par Donald Trump.
Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a annoncé, le 26 juillet, que le blocus naval imposé aux ports iraniens demeure « pleinement en vigueur ». Selon un communiqué publié sur le réseau social X, les forces américaines ont, depuis le 23 juillet, redirigé douze navires commerciaux tentant de franchir le blocus, neutralisé deux bâtiments qui ne s'y conformaient pas et procédé à l'inspection de deux autres pour vérifier le respect des mesures. Le Centcom a précisé avoir effectué une opération de vérification à bord du pétrolier M/T Charminar, battant pavillon des Comores, dans la mer d'Arabie, avant de l'autoriser à poursuivre sa route. Un autre navire, le M/T Lavine, battant pavillon du Mozambique, a été neutralisé le 24 juillet dans le golfe d'Oman après que son équipage eut, selon le commandement, tenté à plusieurs reprises de violer le blocus et ignoré des avertissements répétés. Le Centcom a indiqué que ce bâtiment ne se dirige plus vers l'Iran. Un porte-parole du Centcom, le capitaine Tim Hawkins, a précisé à l'agence Interfax qu'un missile avait été tiré sur la salle des machines pour stopper le pétrolier.
Cette démonstration de force intervient alors que le président Donald Trump a ordonné, le 25 juillet, une suspension des nouveaux bombardements contre l'Iran, interrompant près de deux semaines de frappes consécutives. Selon le site Axios, citant deux sources proches de la décision, le locataire de la Maison-Blanche a demandé aux forces armées de ne pas lancer de nouvelles attaques pendant que des contacts se poursuivent avec Téhéran. Un responsable israélien a déclaré à la radiodiffusion publique israélienne (KAN) que son gouvernement s'attendait à un « puissant bombardement américain » dans la nuit du 25 juillet, mais que M. Trump avait choisi de le reporter pour donner à l'Iran « une autre chance de revenir à la table des négociations ». De son côté, le ministre iranien de la Santé, Hossein Kermanpour, a affirmé qu'aucune attaque n'avait été enregistrée contre le territoire iranien au cours de la dernière nuit.
Parallèlement, le Qatar a annoncé la reprise, dès le 26 juillet, de toute la navigation maritime civile, suspendue depuis plus de dix jours en raison de l'escalade du conflit. Les États-Unis et le Royaume-Uni préparent une réunion à Londres la semaine prochaine pour avancer sur une éventuelle coalition internationale chargée de garantir la navigation dans le détroit d'Ormuz, selon Axios. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, et le chef d'état-major américain, Dan Caine, devraient y participer. Washington cherche à obtenir de ses alliés des navires de déminage, des embarcations militaires et des drones pour protéger cette voie maritime cruciale par laquelle transitaient, avant la guerre, près d'un cinquième du pétrole mondial. Téhéran a pour sa part durci le ton, affirmant que ses attaques contre les intérêts américains se poursuivront « jusqu'à la reddition totale de l'ennemi ».
Le blocus a été réinstauré le 23 juillet, après que les États-Unis eurent accusé l'Iran d'attaques contre des navires transitant au sud du détroit d'Ormuz, en violation de l'accord d'Islamabad. Les frappes américaines, qui avaient visé des centres de commandement, des sites de stockage de drones, des réseaux de communication et des capacités maritimes iraniennes, se sont poursuivies pendant treize nuits consécutives jusqu'au 24 juillet, selon le Centcom. La réunion de Londres devrait se tenir alors que Donald Trump évalue de nouvelles actions militaires contre l'Iran, selon Axios. Aucune date précise n'a été annoncée pour cette rencontre.
| Presse iranienne et apparentée | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | +0.20 | neutral |
The Iranian press describes the US naval blockade as an act of aggression against Iran, causing civilian suffering. It highlights US double standards and European complicity, while Iran is presented as an innocent victim of unjustified military pressure.
Latin American press reports that CENTCOM has reinforced the naval blockade against Iran, diverting 12 ships and disabling two, despite a pause in bombings. The tone is descriptive, without commentary.
Gulf press highlights the credible threat from Iranian proxy forces, which led to security measures such as Trump's aircraft switch. The naval blockade is presented as a necessary defensive measure to counter Iran's destabilizing activities.
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