
Coupe du monde 2026 : les déboires de visas sud-africains révèlent les tensions diplomatiques
Le retard de l’équipe sud-africaine en raison de visas américains suscite l’embarras et attise les accusations entre Mexico et Washington.
L’arrivée retardée de la sélection sud-africaine de football au Mexique, à une semaine du match d’ouverture de la Coupe du monde 2026, a tourné à la querelle diplomatique. Les Bafana Bafana devaient s’envoler dimanche de Johannesburg pour rejoindre leur camp de base à l’Université du Futbol de Pachuca, mais des « difficultés liées aux visas de certains joueurs et membres de l’encadrement » ont contraint au report du voyage, selon la Fédération sud-africaine (SAFA). Le départ a finalement eu lieu lundi, avec vingt-quatre heures de retard, et un entraîneur adjoint a dû rester à quai, faute de visa.
Face aux critiques, le gouvernement mexicain s’est empressé de démentir toute responsabilité. « Certains médias publient que le gouvernement du Mexique n’a pas émis les visas nécessaires. Cette information est FAUSSE », a déclaré Gabriela Cuevas, haut fonctionnaire mexicaine. En réalité, l’obstacle se situait du côté des États-Unis, où les Sud-Africains doivent disputer un match de poule. Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a dénoncé sur le réseau X un « désastre des voyages et des visas, embarrassant et profondément injuste », pointant les lenteurs de l’ambassade américaine. La presse allemande, elle, a parlé de « Blamage » (honte) dans son suivi en direct du Mondial.
Cet épisode met en lumière les inégalités persistantes dans la délivrance des visas, notamment pour les ressortissants africains. Des précédents existent : déjà en 2010, lors du Mondial sud-africain, des supporteurs venus du continent s’étaient heurtés à des refus. L’événement réveille aussi les crispations autour de l’organisation tripartite de la compétition (Mexique, États-Unis, Canada), qui impose aux équipes de naviguer entre des régimes migratoires différents. Les médias mexicains insistent sur le fait que l’équipe sud-africaine disposait bien des autorisations mexicaines, rejetant la faute sur Washington, tandis que la presse argentine, plus éloignée de la polémique, rappelle la trajectoire prometteuse de cette équipe révélée par l’entraîneur belge Hugo Broos.
Au-delà du désagrément logistique, cette affaire pourrait nourrir les débats au sein de la FIFA sur la nécessité d’accords de circulation simplifiés pour les joueurs, à l’heure où le tournoi passe à quarante-huit sélections. Alors que les Bafana Bafana s’apprêtent à disputer le match inaugural face au Mexique le 11 juin, leur préparation a été amputée d’une journée, un contretemps qui risque de peser dans une compétition où chaque détail compte. L’incident sonne comme un avertissement pour les futures éditions multi-pays, invitant à repenser la coordination entre hôtes pour éviter que les visas ne fassent partie du jeu.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.70 | critical |
| Presse africaine subsaharienne | −0.80 | critical |
Le gouvernement mexicain a nié toute implication dans les retards de visa de l'Afrique du Sud, qualifiant ces informations de fausses. L'équipe est finalement partie avec un jour de retard, contrainte par des problèmes de visa américain d'abandonner un entraîneur adjoint. La presse locale insiste sur la disculpation du Mexique et présente l'épisode comme un simple désagrément bureaucratique.
L'arrivée retardée de l'Afrique du Sud en raison de problèmes de visa est qualifiée de 'Blamage' (honte), jetant le discrédit sur les préparatifs du Mondial. Les mises à jour en direct soulignent le chaos administratif et les plans de voyage bouleversés, dénonçant une bavure logistique embarrassante.
Le départ retardé de l'Afrique du Sud pour le Mondial est dépeint comme un 'débâcle' complet, l'équipe étant présentée comme la victime d'un système de visa chaotique. Partis avec un jour de retard et privés d'un entraîneur adjoint, les Bafana Bafana dénoncent un traitement indigne qui jette le doute sur la préparation du tournoi.
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