Se connecter
Édition de 20:00 CETdimanche 9 août 2026
320 sources · 17 langues290 briefings aujourd'hui
mardi 5 mai 2026

Disparition de deux soldats américains au Maroc : le « Lion d'Afrique » sous le signe de l’inquiétude

Deux militaires américains portés disparus dans le sud marocain après une randonnée près du cap Draa. Une vaste opération de recherche mobilise plusieurs pays.

L’annonce, tombée ce dimanche, a jeté une ombre sur l’édition 2026 de l’exercice « African Lion ». Deux soldats de l’armée de terre américaine, qui participaient à ces manœuvres multinationales dans le sud-ouest du Maroc, sont portés disparus depuis la soirée du samedi 3 mai. Leur absence a été constatée après une randonnée récréative, en dehors de tout cadre opérationnel, précise un responsable du Pentagone. Les recherches, lancées immédiatement, mobilisent des moyens terrestres, aériens et maritimes au large du cap Draa, une falaise escarpée de la région de Tan-Tan, sous la coordination des forces armées marocaines et du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM).

Du côté de Washington, l’inquiétude est palpable, mais les autorités se refusent à tout commentaire sur une éventuelle implication d’acteurs hostiles. Les deux militaires n’étaient pas en mission active, et l’hypothèse d’un accident, dans un relief côtier réputé dangereux, reste privilégiée. Pourtant, le contexte géopolitique du Sahel et la présence de groupes djihadistes dans la zone – même si le Maroc est considéré comme stable – nourrissent des interrogations. Les regards se tournent également vers la région du Sahara occidental, où les tensions entre le Maroc et le Front Polisario demeurent vives, bien qu’aucun élément ne relie pour l’heure les disparitions à ce contentieux.

Côté africain, l’émotion est forte. Rabat, qui accueille depuis plusieurs années ces manœuvres conjointes de grande ampleur – près de 5 000 soldats issus de plus de quarante nations –, voit dans cet incident un test pour sa coopération sécuritaire avec les États-Unis. Les autorités marocaines ont déployé des unités d’élite et des drones, tandis que les partenaires européens, notamment la France et l’Espagne, ont offert leur soutien logistique. Dans les capitales francophones d’Afrique de l’Ouest, où « African Lion » est perçu comme un rempart contre l’instabilité sahélienne, on redoute que cet événement n’entache la réputation de l’exercice.

Pour l’Europe, et en particulier pour la Belgique et le Canada – présents à travers des observateurs militaires –, cette affaire rappelle les risques inhérents à toute projection de forces, même en période d’entraînement. Les chaînes d’information allemande et espagnole relaient l’angoisse des familles, tandis que les cercles stratégiques s’interrogent sur la vulnérabilité des troupes alliées lors de déploiements « amicaux ». L’issue des recherches déterminera si ce drame reste un accident isolé ou s’il révèle des failles sécuritaires plus profondes. En attendant, la coopération militaire entre les deux rives de l’Atlantique retient son souffle, tandis que le désert et l’océan gardent leur secret.

Dernières
À Los Angeles, un acteur vit trois jours dans un panneau publicitaire pour le film « The Last House »·Ne pas exiger d'être bien traité en permanence : la leçon de Rafael Santandreu·Maldini dévoile comment Guardiola a failli prendre la tête de la Squadra Azzurra·Alexandria Ocasio-Cortez, l’injection d’hormones et la reconquête de soi·Le biopic de Michael Jackson, succès mondial, prépare sa suite et domine les classements·Argentine : l’inflation mensuelle repasse sous les 2 %, les marchés ajustent leurs prévisions·Trevoh Chalobah quitte Chelsea pour Como, qualifié pour la Ligue des champions·Affrontement armé à Bosa : quatre interpellations et saisie de stupéfiants dans le sud de Bogotá·À Los Angeles, un acteur vit trois jours dans un panneau publicitaire pour le film « The Last House »·Ne pas exiger d'être bien traité en permanence : la leçon de Rafael Santandreu·Maldini dévoile comment Guardiola a failli prendre la tête de la Squadra Azzurra·Alexandria Ocasio-Cortez, l’injection d’hormones et la reconquête de soi·Le biopic de Michael Jackson, succès mondial, prépare sa suite et domine les classements·Argentine : l’inflation mensuelle repasse sous les 2 %, les marchés ajustent leurs prévisions·Trevoh Chalobah quitte Chelsea pour Como, qualifié pour la Ligue des champions·Affrontement armé à Bosa : quatre interpellations et saisie de stupéfiants dans le sud de Bogotá·
Màj 07:374 langues · 5 sources
5 sources|4 langues|3 min de lecture
mardi 5 mai 2026

Disparition de deux soldats américains au Maroc : le « Lion d'Afrique » sous le signe de l’inquiétude

Deux militaires américains portés disparus dans le sud marocain après une randonnée près du cap Draa. Une vaste opération de recherche mobilise plusieurs pays.

L’annonce, tombée ce dimanche, a jeté une ombre sur l’édition 2026 de l’exercice « African Lion ». Deux soldats de l’armée de terre américaine, qui participaient à ces manœuvres multinationales dans le sud-ouest du Maroc, sont portés disparus depuis la soirée du samedi 3 mai. Leur absence a été constatée après une randonnée récréative, en dehors de tout cadre opérationnel, précise un responsable du Pentagone. Les recherches, lancées immédiatement, mobilisent des moyens terrestres, aériens et maritimes au large du cap Draa, une falaise escarpée de la région de Tan-Tan, sous la coordination des forces armées marocaines et du commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM).

Du côté de Washington, l’inquiétude est palpable, mais les autorités se refusent à tout commentaire sur une éventuelle implication d’acteurs hostiles. Les deux militaires n’étaient pas en mission active, et l’hypothèse d’un accident, dans un relief côtier réputé dangereux, reste privilégiée. Pourtant, le contexte géopolitique du Sahel et la présence de groupes djihadistes dans la zone – même si le Maroc est considéré comme stable – nourrissent des interrogations. Les regards se tournent également vers la région du Sahara occidental, où les tensions entre le Maroc et le Front Polisario demeurent vives, bien qu’aucun élément ne relie pour l’heure les disparitions à ce contentieux.

Côté africain, l’émotion est forte. Rabat, qui accueille depuis plusieurs années ces manœuvres conjointes de grande ampleur – près de 5 000 soldats issus de plus de quarante nations –, voit dans cet incident un test pour sa coopération sécuritaire avec les États-Unis. Les autorités marocaines ont déployé des unités d’élite et des drones, tandis que les partenaires européens, notamment la France et l’Espagne, ont offert leur soutien logistique. Dans les capitales francophones d’Afrique de l’Ouest, où « African Lion » est perçu comme un rempart contre l’instabilité sahélienne, on redoute que cet événement n’entache la réputation de l’exercice.

Pour l’Europe, et en particulier pour la Belgique et le Canada – présents à travers des observateurs militaires –, cette affaire rappelle les risques inhérents à toute projection de forces, même en période d’entraînement. Les chaînes d’information allemande et espagnole relaient l’angoisse des familles, tandis que les cercles stratégiques s’interrogent sur la vulnérabilité des troupes alliées lors de déploiements « amicaux ». L’issue des recherches déterminera si ce drame reste un accident isolé ou s’il révèle des failles sécuritaires plus profondes. En attendant, la coopération militaire entre les deux rives de l’Atlantique retient son souffle, tandis que le désert et l’océan gardent leur secret.

Divergence des sources

— · 5 sources · 4 langues

0%Faible

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Cette actualité est parue dans

5 sources · 4 langues

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

Le Sénat américain adopte un vaste train de sanctions contre la Russie, le sort du texte incertain à la Chambre

2 langues · 36 sources

Depuis Economy & Markets

Provisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs

2 langues · 6 sources

Depuis Technology

Moscou encadre les SMS d'authentification des SIM d'enfants, sans interdire les réseaux sociaux

1 langue · 13 sources

Lire plus