
Double attaque contre des salles de sport en Inde : le gang Bishnoi revendique une fusillade à Delhi
Deux fusillades distinctes visent des salles de sport dans le nord de l'Inde, l'une liée au chanteur Guru Randhawa et revendiquée par le gang Lawrence Bishnoi, l'autre faisant un mort à Hansi.
L'Inde du Nord a été secouée par deux attaques armées contre des salles de sport en l'espace de quelques heures, révélant une escalade de la violence criminelle dans la région. À Delhi, des hommes à moto ont ouvert le feu devant le 24 Hs Fitness, une salle associée au chanteur populaire Guru Randhawa, dans le quartier de Paschim Vihar. Selon les autorités, au moins sept balles ont été tirées vers 4 heures du matin. Un message posté sur les réseaux sociaux par un compte se réclamant du syndicat Lawrence Bishnoi a revendiqué l'attaque, affirmant qu'elle visait le chanteur en raison de ses liens avec l'acteur Salman Khan, ennemi juré du gang. Cette revendication ancre l'incident dans la guerre des gangs qui sévit dans le nord-ouest de l'Inde, où le groupe Bishnoi est connu pour ses activités criminelles et ses cibles médiatiques.
Quelques heures plus tard, à Hansi, dans l'État voisin de Haryana, un propriétaire de salle de sport, Kapil, a été abattu de dix balles alors qu'il dirigeait une séance d'entraînement en plein air près du carrefour Fawwara Chowk. Les agresseurs, masqués et casqués, ont pris la fuite après avoir tiré à bout portant, blessant également une femme prénommée Shikha. Les images de vidéosurveillance montrent la rapidité et la violence de l'attaque, qui a duré moins de cinq secondes. La police locale a ouvert une enquête, mais aucun lien direct n'a été établi pour l'instant entre les deux fusillades, bien que les similitudes dans le mode opératoire – des motocyclistes tirant plusieurs coups de feu à l'aube – interrogent les enquêteurs.
Ces attaques s'inscrivent dans un contexte de montée des violences liées aux gangs dans les États du nord de l'Inde, où les conflits territoriaux et les rivalités personnelles se règlent souvent par les armes. La région du Pendjab et du Haryana, en particulier, est confrontée à une recrudescence des fusillades ciblées, souvent perpétrées par des groupes criminels bien organisés. La revendication du gang Bishnoi dans l'affaire de Delhi ajoute une dimension médiatique et symbolique, le groupe ayant déjà menacé Salman Khan par le passé. Pour les observateurs indiens, ces événements soulèvent des questions sur l'efficacité des forces de l'ordre face à des réseaux criminels de plus en plus audacieux, capables de frapper en plein jour dans des zones urbaines densément peuplées.
À l'échelle internationale, ces incidents rappellent que l'Inde, malgré sa croissance économique, reste confrontée à des défis sécuritaires majeurs, notamment dans les zones périurbaines où l'État de droit est parfois mis à mal. Les autorités indiennes devront renforcer la coordination entre les États et améliorer la surveillance des gangs pour éviter que ces violences ne deviennent monnaie courante. En attendant, les propriétaires de salles de sport et les célébrités locales vivent dans la crainte de nouvelles attaques, tandis que les enquêtes se poursuivent pour déterminer si les deux fusillades sont liées ou simplement le fruit d'une coïncidence troublante.
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