
Iran : les funérailles d’Ali Khamenei repoussées, la transition politique en suspens
Téhéran reporte la cérémonie après le deuil chiite de mouharram, tandis que le nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, reste invisible.
La disparition d’Ali Khamenei, figure tutélaire de la République islamique pendant près de trente-sept ans, continue de rythmer la vie politique iranienne sans que ses funérailles nationales ne trouvent de date fixe. Le maire de Téhéran, Alireza Zakani, a annoncé le 12 juin que la cérémonie, initialement prévue début juin, serait repoussée à la dernière décade du mois de mouharram, soit entre le 26 juin et le 5 juillet 2026. Cette décision, relayée par l’agence Fars et la presse iranienne, vise à ne pas interférer avec les dix premiers jours de deuil chiite commémorant le martyre de l’imam Hussein à Kerbala en 680, un temps sacré où des millions de fidèles se rassemblent.
Tué le 28 février lors de frappes américano-israéliennes sur sa résidence, au premier jour d’un conflit dévastateur, le Guide suprême avait d’abord été annoncé comme devant être inhumé dès le 4 mars. Les aléas de la guerre avaient déjà conduit à un premier report au début de mouharram. Ce nouveau délai, commenté dans les médias asiatiques et arabes, traduit la volonté du régime de ménager les sensibilités religieuses tout en orchestrant une mobilisation populaire d’ampleur : les autorités tablaient sur une affluence de vingt millions de personnes.
Au-delà de la logistique, ce glissement calendaire revêt une forte dimension politique. Selon la presse proche du pouvoir, l’événement doit sceller un « renouvellement d’allégeance » aux idéaux de l’imam défunt et à son successeur, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, fils du précédent Guide. Or, comme le relèvent des correspondants scandinaves, ce dernier n’a fait aucune apparition publique depuis sa prise de fonction, alimentant les interrogations sur sa légitimité et la réalité du pouvoir au sein d’un appareil d’État ébranlé par la guerre.
Pour les observateurs européens, ces reports successifs illustrent l’extrême prudence d’une élite théocratique confrontée à un double défi : panser les plaies d’un conflit aux conséquences régionales incalculables, et réussir une transition qui, jusqu’ici, semble verrouillée mais fragile. La tenue de funérailles grandioses, dans une capitale meurtrie, offrira au nouveau Guide une première occasion de se mesurer à la rue iranienne et aux puissances étrangères qui scrutent tout signe d’ouverture ou de raidissement.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
L'Iran a de nouveau reporté l'enterrement du guide suprême Ali Khamenei, plus de 100 jours après son décès. Dans l'opinion publique iranienne, les soupçons grandissent quant à un mystère caché, d'autant que le gouvernement n'a jamais révélé l'état du corps. Ce long retard, inhabituel dans la tradition chiite, alimente les spéculations et l'inquiétude.
Les funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei ont été reportées à fin juin ou début juillet. Initialement prévues début juin, elles ont été décalées pour coïncider avec la période de deuil religieux. Ce report intervient dans un contexte d'interrogations persistantes sur un éventuel accord de paix entre les États-Unis et l'Iran.
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