
Éruption du Mayon aux Philippines : des milliers d'évacués et un panache de cendres sur 52 villages
Le mont Mayon, l’un des volcans les plus actifs de l’archipel philippin, est entré en éruption samedi en fin d’après-midi, projetant un nuage de cendres et des flux pyroclastiques qui ont contraint les autorités à évacuer plus de cinq mille personnes. Situé dans la province d’Albay, au sud-est de Luçon, le géant de 2 462 mètres a craché une coulée de densité pyroclastique – localement appelée « uson » – qui a dévalé le ravin Mi-isi, sur le flanc sud-ouest, tandis que le panache de cendres dérivait vers le sud-ouest, recouvrant d’une épaisse couche grise les rues et les voitures de plusieurs municipalités. L’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (Phivolcs) a hissé le niveau d’alerte à 3 sur une échelle de 5, interdisant toute présence dans un rayon de six kilomètres autour du cratère et recommandant la vigilance jusqu’à huit kilomètres.
Cinquante-deux villages, notamment ceux de Camalig, Guinobatan et Ligao, ont été directement touchés, et les équipes de secours, pompiers en tête, ont été déployées pour distribuer quelque deux cent cinquante caisses de masques respiratoires aux habitants sinistrés. La presse européenne, de l’Italie à la Russie, a largement relayé ces images de désolation, soulignant la vulnérabilité des communautés rurales de la région de Bicol, régulièrement confrontées aux colères du Mayon. Les médias du Golfe, quant à eux, ont insisté sur la rapidité de la réaction des autorités locales, qui ont ouvert des centres d’évacuation où près de mille cinq cents familles ont trouvé refuge.
Du point de vue des observateurs francophones africains et canadiens, l’accent est mis sur la nécessité d’un renforcement des systèmes d’alerte précoce dans les pays du Sud, alors que le changement climatique accroît la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles. Ce regain d’activité du Mayon, qui n’avait pas connu de phase éruptive majeure depuis plusieurs années, rappelle que la ceinture de feu du Pacifique reste un foyer de risques permanents. Les spécialistes redoutent désormais des lahars – coulées de boue volcanique – en cas de fortes pluies, tandis que les cultures de la province d’Albay, déjà éprouvées par les précédentes éruptions, pourraient subir des dommages durables.
La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, les autorités philippines ayant déjà sollicité l’aide de partenaires régionaux pour faire face à d’éventuelles nouvelles évacuations.
Élargis ton regard
Washington révoque le visa de l’ambassadrice du Brésil, Brasilia dénonce une ingérence électorale
3 langues · 43 sources
Depuis Economy & MarketsLa guerre au Proche-Orient propulse les bénéfices des majors pétrolières à des sommets
2 langues · 21 sources
Depuis TechnologyUn étage de fusée Falcon 9 de SpaceX s'écrase sur la Lune, confirmé par plusieurs observatoires
7 langues · 29 sources