
États-Unis et Israël étudient un blocus terrestre de l’Iran, rapporte la presse britannique
Selon le quotidien The Telegraph, l’option d’un blocus des frontières terrestres iraniennes a été discutée lors d’une rencontre à la Maison Blanche, visant à accentuer la pression économique sur Téhéran.
L’administration américaine et le gouvernement israélien examinent la possibilité d’imposer un blocus terrestre à l’Iran, d’après des informations publiées vendredi par le quotidien britannique The Telegraph. Cette option, qui aurait été évoquée lors d’un entretien entre le président Donald Trump et le premier ministre Benyamin Nétanyahou dans le Bureau ovale, consisterait à obtenir des pays voisins de l’Iran qu’ils ferment ou restreignent leurs postes-frontières, afin d’entraver les flux d’importation et d’exportation de la République islamique. Un haut responsable israélien cité par le journal résume la logique de la manœuvre : « Et si vous bloquiez simplement la terre ? Supposons que l’Iran ne puisse rien importer ni exporter. Tout peut arriver. »
La faisabilité d’un tel dispositif suscite toutefois un profond scepticisme. Le général américain à la retraite Sean MacFarland, interrogé par The Telegraph, juge un blocus terrestre « presque impossible » à mettre en œuvre, compte tenu de l’étendue des frontières iraniennes et du nombre de pays limitrophes – Irak, Turquie, Pakistan, Afghanistan, Turkménistan, Arménie et Azerbaïdjan. La coopération de ces États, dont plusieurs ne sont pas des alliés de Washington ou de Tel-Aviv, serait indispensable. Or, souligne le journal, des capitales comme Bagdad ou Islamabad pourraient constituer des « maillons faibles », peu disposées à se plier aux injonctions américano-israéliennes. Les pays qui accepteraient de participer au blocus s’exposeraient en outre à des représailles économiques et militaires de la part de Téhéran.
Cette réflexion s’inscrit dans un contexte de regain des hostilités. Après la signature, le 18 juin, d’un mémorandum d’entente sur un cessez-le-feu, les forces américaines ont mené de nouvelles frappes contre l’Iran à partir du 8 juillet, en réaction à des actions iraniennes visant des navires marchands dans le détroit d’Ormuz, selon le commandement central américain (CENTCOM). L’Iran a riposté en attaquant des bases américaines au Moyen-Orient, conduisant Donald Trump à déclarer caduque la trêve. Mercredi soir, une « lourde vague de frappes » américaines a visé l’Iran en représailles à une attaque contre des bases en Jordanie, rapporte The Telegraph. Pour une source proche des discussions citée par le journal, le président américain estime être « au bout du chemin » avec sa stratégie actuelle de réouverture du détroit et cherche des options d’escalade pour ramener l’Iran à la table des négociations.
La presse britannique n’exclut pas que ce projet de blocus terrestre soit un leurre destiné à détourner l’attention de Téhéran de la véritable prochaine étape militaire ou diplomatique. Aucune décision finale n’a été arrêtée, a indiqué un responsable américain, et le plan demeure au stade de l’examen. L’hypothèse d’un étranglement économique par voie terrestre, en complément du blocus maritime déjà partiellement en vigueur, illustre néanmoins la volonté affichée par Washington et Tel-Aviv d’accentuer la pression sur le régime iranien, alors que, selon des renseignements cités par The Telegraph, des divisions apparaissent au sein de la direction iranienne entre partisans de la poursuite de la guerre et ceux redoutant un effondrement économique.
| Presse israélienne | +1.00 | aligned |
|---|---|---|
| Presse iranienne et apparentée | −1.00 | critical |
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
Nous célébrons cette pression décisive sur l'Iran. Le régime doit être économiquement étouffé pour stopper ses ambitions nucléaires et régionales.
Nous présentons le blocus comme un étau mortel qui changera le Moyen-Orient, mettant l'accent sur l'urgence et la nécessité tout en omettant les obstacles.
Nous omettons les défis de mise en œuvre, y compris la nécessité d'une coopération régionale et le fait que le plan n'est qu'une option parmi d'autres.
Nous, la voix de la République islamique, condamnons ces menaces comme des actes de guerre. Le régime sioniste et ses alliés cherchent à étouffer notre nation, mais ils échoueront.
Nous diabolisons l'adversaire en le qualifiant de 'régime sioniste' et d''agresseur', présentant l'action comme unilatérale et illégale, omettant tout contexte de provocation iranienne.
Nous omettons le contexte du programme nucléaire iranien, du soutien aux proxies et des négociations précédentes ayant conduit à cette considération.
Nous, observateurs neutres, rapportons qu'il s'agit d'une des options discutées, en soulignant la source et les conditions de mise en œuvre.
Distance épistémique : nous rapportons la nouvelle en citant toujours la source originale (The Telegraph), sans y ajouter nos propres évaluations, créant un effet d'objectivité.
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