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samedi 30 mai 2026

Expansion israélienne à Gaza : 70 % du territoire sous contrôle, un coup porté au cessez-le-feu

Benyamin Netanyahu ordonne à l'armée d'étendre son emprise à 70 % de la bande de Gaza, bafouant l'accord d'octobre. L'ONU et l'Allemagne condamnent, le Hamas fustige le silence du Conseil de paix.

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a ordonné à l’armée de porter son contrôle sur la bande de Gaza à 70 % du territoire, balayant les termes du cessez-le-feu conclu en octobre 2025 sous l’égide américaine. Actuellement, l’État hébreu contrôle déjà environ 60 à 64 % de l’enclave, bien au-delà des 53 % initialement prévus par l’accord, qui imposait un retrait progressif des troupes israéliennes et le désarmement du Hamas. La décision israélienne consiste à déplacer unilatéralement la « ligne jaune » de démarcation, qui servait de frontière temporaire entre les zones sous administration israélienne et palestinienne. À New York, le porte-parole des Nations unies a réagi avec fermeté : « Gaza dans sa totalité appartient au peuple palestinien », a martelé Stéphane Dujarric, rappelant que l’ONU exige le retrait d’Israël de toutes les zones occupées.

L’extension de l’emprise territoriale s’inscrit dans une doctrine militaire israélienne plus agressive depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Selon des calculs du Financial Times, l’armée israélienne a pris le contrôle d’environ 1 000 km² à Gaza, au Liban et en Syrie, soit près de 5 % des frontières de 1949. Ce grignotage spatial, salué par les colons ultranationalistes, a provoqué le déplacement de centaines de milliers de civils et la destruction systématique de zones urbaines. À Gaza, plus de la moitié des terres sont désormais sous contrôle militaire direct, tandis qu’au Sud-Liban, les forces israéliennes maintiennent des positions avancées en dépit des résolutions internationales.

Face à cette escalade, les réactions internationales se multiplient, non sans désaccords. Le gouvernement allemand, par la voix de son porte-parole, a exprimé vendredi sa « préoccupation » et rappelé son opposition à toute division permanente de Gaza, une position partagée par une large partie de l’Union européenne. Côté palestinien, le Hamas a dénoncé une « violation flagrante du cessez-le-feu », pointant un « nettoyage ethnique très dangereux ». « En parallèle du meurtre et de la famine qui se poursuivent, Netanyahu annonce étendre son contrôle sur 70 % de Gaza », a accusé un dirigeant du mouvement, Bassem Naim. L’organisation a surtout fustigé le silence du Conseil de paix (BoP) et de son représentant, Nickolay Mladenov, qu’elle somme de rompre avec une passivité complice. L’ONU, de son côté, met en garde contre un désastre humanitaire aggravé pour les enfants, déjà piégés dans une densité de population extrême et privés de tout accès régulier à l’aide.

Alors que les États-Unis, le Qatar et la Turquie peinent à ranimer un processus de paix moribond, l’expansion israélienne sape les fondations du plan Trump, qui excluait tout déplacement forcé et prévoyait un corridor humanitaire. Les analystes dans la région redoutent une reprise des combats à grande échelle, d’autant qu’Israël a déjà unilatéralement déplacé les blocs de béton matérialisant la ligne jaune. Si l’objectif affiché de Netanyahu est d’accroître la pression sur le Hamas, nombre d’observateurs, de Berlin à Istanbul, y voient une fuite en avant destinée à consolider l’assise de la droite israélienne tout en rendant irréversible l’occupation de fait. Sans une intervention résolue des puissances garantes, la perspective d’un État palestinien viable s’éloigne un peu plus, laissant les civils de Gaza face à un avenir d’annexion et de fragmentation.

Divergence — qui la raconte comment
29%Moyenne
4 blocs · positions de −1.00 à −0.30
CritiqueFavorable
ALMSEAAFRLAT
Divergence entre blocs de presse
Presse arabe Levant-Maghreb−1.00critical
Presse d'Asie du Sud-Est−1.00critical
Presse africaine subsaharienne−0.30critical
Presse latino-américaine−0.80critical
Presse arabe Levant-Maghreb−1.00

Le Hamas dénonce le projet de Netanyahou d'étendre le contrôle israélien à 70 % de Gaza comme une escalade dangereuse et un nettoyage ethnique visant à déplacer de force les Palestiniens. Il souligne que l'accord de trêve prévoyait un retrait partiel, pas une nouvelle occupation. L'initiative israélienne est présentée comme une violation du droit international et une agression contre les civils.

AlarmeVictimisationIndignation
Presse d'Asie du Sud-Est−1.00

Les Nations Unies alertent : l'extension du contrôle militaire israélien à 70 % de Gaza aggravera de manière catastrophique la situation déjà dramatique des enfants, entassés dans des zones surpeuplées. Des sources de la résistance palestinienne évoquent une annexion et un nettoyage ethnique, qualifiant l'opération de pas dangereux vers la rupture de la trêve.

AlarmeIndignationVictimisation
Presse africaine subsaharienne−0.30

L'Allemagne se dit préoccupée par le projet israélien d'étendre son contrôle sur Gaza, s'opposant à toute division permanente du territoire. Cette initiative soulève des questions sur la solidité du cessez-le-feu négocié par les États-Unis et sur l'avenir de la force internationale prévue mais jamais déployée. Les récits soulignent qu'Israël, au lieu de se retirer, a élargi son emprise, réduisant l'espace vital de plus de deux millions de Palestiniens.

ScepticismeDétachement
Presse latino-américaine−0.80

L'ordre de Netanyahou de porter le contrôle israélien sur Gaza à 70 % s'inscrit dans une doctrine militaire plus agressive qui a déjà conduit à l'occupation d'environ 1 000 km² entre Gaza, le Liban et la Syrie. Les Nations Unies avertissent que cette décision aggravera les souffrances des enfants déjà éprouvés par le surpeuplement, tandis que les milieux ultranationalistes israéliens applaudissent l'expansion territoriale. La presse régionale y voit un défi au fragile cessez-le-feu et une accélération du nettoyage ethnique.

AlarmeIndignationRevanchisme
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Benyamin Netanyahu ordonne à l'armée d'étendre son emprise à 70 % de la bande de Gaza, bafouant l'accord d'octobre. L'ONU et l'Allemagne condamnent, le Hamas fustige le silence du Conseil de paix.

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a ordonné à l’armée de porter son contrôle sur la bande de Gaza à 70 % du territoire, balayant les termes du cessez-le-feu conclu en octobre 2025 sous l’égide américaine. Actuellement, l’État hébreu contrôle déjà environ 60 à 64 % de l’enclave, bien au-delà des 53 % initialement prévus par l’accord, qui imposait un retrait progressif des troupes israéliennes et le désarmement du Hamas. La décision israélienne consiste à déplacer unilatéralement la « ligne jaune » de démarcation, qui servait de frontière temporaire entre les zones sous administration israélienne et palestinienne. À New York, le porte-parole des Nations unies a réagi avec fermeté : « Gaza dans sa totalité appartient au peuple palestinien », a martelé Stéphane Dujarric, rappelant que l’ONU exige le retrait d’Israël de toutes les zones occupées.

L’extension de l’emprise territoriale s’inscrit dans une doctrine militaire israélienne plus agressive depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Selon des calculs du Financial Times, l’armée israélienne a pris le contrôle d’environ 1 000 km² à Gaza, au Liban et en Syrie, soit près de 5 % des frontières de 1949. Ce grignotage spatial, salué par les colons ultranationalistes, a provoqué le déplacement de centaines de milliers de civils et la destruction systématique de zones urbaines. À Gaza, plus de la moitié des terres sont désormais sous contrôle militaire direct, tandis qu’au Sud-Liban, les forces israéliennes maintiennent des positions avancées en dépit des résolutions internationales.

Face à cette escalade, les réactions internationales se multiplient, non sans désaccords. Le gouvernement allemand, par la voix de son porte-parole, a exprimé vendredi sa « préoccupation » et rappelé son opposition à toute division permanente de Gaza, une position partagée par une large partie de l’Union européenne. Côté palestinien, le Hamas a dénoncé une « violation flagrante du cessez-le-feu », pointant un « nettoyage ethnique très dangereux ». « En parallèle du meurtre et de la famine qui se poursuivent, Netanyahu annonce étendre son contrôle sur 70 % de Gaza », a accusé un dirigeant du mouvement, Bassem Naim. L’organisation a surtout fustigé le silence du Conseil de paix (BoP) et de son représentant, Nickolay Mladenov, qu’elle somme de rompre avec une passivité complice. L’ONU, de son côté, met en garde contre un désastre humanitaire aggravé pour les enfants, déjà piégés dans une densité de population extrême et privés de tout accès régulier à l’aide.

Alors que les États-Unis, le Qatar et la Turquie peinent à ranimer un processus de paix moribond, l’expansion israélienne sape les fondations du plan Trump, qui excluait tout déplacement forcé et prévoyait un corridor humanitaire. Les analystes dans la région redoutent une reprise des combats à grande échelle, d’autant qu’Israël a déjà unilatéralement déplacé les blocs de béton matérialisant la ligne jaune. Si l’objectif affiché de Netanyahu est d’accroître la pression sur le Hamas, nombre d’observateurs, de Berlin à Istanbul, y voient une fuite en avant destinée à consolider l’assise de la droite israélienne tout en rendant irréversible l’occupation de fait. Sans une intervention résolue des puissances garantes, la perspective d’un État palestinien viable s’éloigne un peu plus, laissant les civils de Gaza face à un avenir d’annexion et de fragmentation.

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Le Hamas dénonce le projet de Netanyahou d'étendre le contrôle israélien à 70 % de Gaza comme une escalade dangereuse et un nettoyage ethnique visant à déplacer de force les Palestiniens. Il souligne que l'accord de trêve prévoyait un retrait partiel, pas une nouvelle occupation. L'initiative israélienne est présentée comme une violation du droit international et une agression contre les civils.

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Les Nations Unies alertent : l'extension du contrôle militaire israélien à 70 % de Gaza aggravera de manière catastrophique la situation déjà dramatique des enfants, entassés dans des zones surpeuplées. Des sources de la résistance palestinienne évoquent une annexion et un nettoyage ethnique, qualifiant l'opération de pas dangereux vers la rupture de la trêve.

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Presse africaine subsaharienne−0.30

L'Allemagne se dit préoccupée par le projet israélien d'étendre son contrôle sur Gaza, s'opposant à toute division permanente du territoire. Cette initiative soulève des questions sur la solidité du cessez-le-feu négocié par les États-Unis et sur l'avenir de la force internationale prévue mais jamais déployée. Les récits soulignent qu'Israël, au lieu de se retirer, a élargi son emprise, réduisant l'espace vital de plus de deux millions de Palestiniens.

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L'ordre de Netanyahou de porter le contrôle israélien sur Gaza à 70 % s'inscrit dans une doctrine militaire plus agressive qui a déjà conduit à l'occupation d'environ 1 000 km² entre Gaza, le Liban et la Syrie. Les Nations Unies avertissent que cette décision aggravera les souffrances des enfants déjà éprouvés par le surpeuplement, tandis que les milieux ultranationalistes israéliens applaudissent l'expansion territoriale. La presse régionale y voit un défi au fragile cessez-le-feu et une accélération du nettoyage ethnique.

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