
FIFA Forward Enterprise : Infantino défend une « opportunité » face à l’opposition frontale de l’UEFA
La proposition de créer une filiale commerciale pour gérer les droits du Mondial a provoqué l’indignation des instances européennes, qui dénoncent un ultimatum financier et un manque de transparence.
La révélation, ce mardi, du projet de la FIFA de créer une filiale commerciale pour gérer les droits du Mondial et d’autres compétitions a instantanément suscité une vague d’incrédulité et de colère. Gianni Infantino a réagi par une vidéo diffusée mercredi soir : « FIFA Forward Enterprise, ou FFE, est une proposition, une offre. Elle s’inscrit dans un processus démocratique – une consultation – et, surtout, c’est une opportunité, pas une obligation », a-t-il déclaré, martelant que « la Coupe du monde n’est pas à vendre ». Le président de la FIFA a défendu un mécanisme visant à capter une « valeur commerciale inexploitée » au bénéfice des 211 fédérations membres, conditionné à un vote démocratique et à l’approbation du Conseil de la FIFA.
Le projet prévoit que la FIFA conserve au moins 80 % du capital et la majorité des sièges au conseil d’administration de cette nouvelle entité, tandis que jusqu’à 20 % des parts pourraient être cédées à des investisseurs privés. La FFE centraliserait la gestion des droits télévisuels, du sponsoring, des licences et de la billetterie, avec pour objectif d’accroître les revenus destinés aux programmes de développement, aux infrastructures et au football féminin. L’instance zurichoise insiste sur le fait qu’elle restera une organisation à but non lucratif et que sa structure institutionnelle ne sera pas modifiée.
La réaction des instances du football européen a été immédiate et brutale. L’UEFA, rejointe par la Concacaf, la Confédération asiatique et celle d’Océanie, a dénoncé un projet présenté sans débat préalable au sein du Conseil de la FIFA. Dans une déclaration officielle, l’UEFA a fustigé un « ultimatum » assorti d’une offre financière conditionnelle : « Nous savons que la FIFA a fixé une date limite aux associations membres pour qu’elles soutiennent le projet ou perdent une offre de paiement unique. Cela dit tout sur ce plan. » Elle accuse l’organisation de chercher à « s’enrichir et enrichir leurs amis », une critique renforcée par le soutien du fonds Thrive Capital, lié à Joshua Kushner, frère du gendre de Donald Trump. L’Association européenne des clubs (ECA) s’est plainte de n’avoir été ni consultée ni informée.
Ce projet s’accompagne de promesses financières considérables : en cas d’approbation d’ici au 19 septembre 2026, la FIFA injecterait un package de 10 milliards de dollars, permettant à chaque fédération de recevoir jusqu’à 40 millions de dollars sur la période 2027-2030. En cas de rejet, seul le programme FIFA Forward actuel, doté d’environ 2,7 milliards, serait maintenu. Infantino assure que les supporters n’y verront que des bénéfices, mais la fronde européenne, qui menace de réunir ses 55 membres en urgence et évoque un possible boycott, annonce une bataille politique d’envergure dont l’issue pourrait redéfinir la gouvernance du football mondial.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | 0.00 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.60 | critical |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
FIFA President Gianni Infantino reassures federations: the project is a democratic proposal, not an imposition. FIFA will listen to all 211 federations.
Emphasizes the consultative and voluntary nature of the initiative, downplaying criticism as misunderstandings.
Does not mention the September 2026 ultimatum or the UEFA accusations of personal enrichment.
Football is not getting its fair commercial value; the proposal is a way to bring resources to those who need it most.
Presents the proposal as a means to redistribute football's wealth, turning a controversy into an argument for equity.
Does not highlight UEFA's criticisms about enrichment of a few, nor the imposed deadline.
FIFA is imposing an ultimatum: accept the share sale or lose funding. UEFA denounces FIFA's enrichment of itself and its allies.
Uses the term 'ultimatum' to create urgency and opposition, and cites corruption accusations to delegitimize the proposal.
Does not mention the possibility that the proposal could be an opportunity for poorer federations, nor the democratic process.
The FIFA president explains that the proposal is an opportunity and that football must grow commercially. Criticism is reported but without emphasis.
Balances criticism with Infantino's defense, maintaining a neutral tone and reporting both positions.
Does not delve into accusations of personal enrichment or the ultimatum deadline.
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