
Finlande championne du monde, la Suisse maudite encore
La Finlande décroche son cinquième titre mondial face à une Suisse hôte, vaincue pour la troisième finale consécutive. La Norvège s’offre un bronze historique.
Au cœur de la SwissLife Arena de Zurich, où dix mille spectateurs espéraient assister au premier sacre mondial de l’histoire du hockey helvétique, c’est un silence de plomb qui a accueilli le tir victorieux du Finlandais Konsta Helenius. Après une prolongation étouffante, la jeune recrue des Buffalo Sabres a brisé l’égalité sans but à la 71e minute, offrant à la Finlande son cinquième titre de champion du monde (1995, 2011, 2019, 2022, 2026) et prolongeant l’attente cruelle de la Nati, défaite pour la sixième fois en finale — la troisième d’affilée, après les revers contre les États-Unis en 2025 et la Tchéquie en 2024. Dans une enceinte acquise à sa cause, la sélection de Jan Cadieux, pourtant invaincue jusqu’à ce choc et victorieuse des Finlandais en poule (4-2), aura buté sur la muraille défensive nordique et le manque de tranchant offensif, à l’image du résumé livré par Nino Niederreiter : « Nous n’avons trouvé aucun moyen de marquer. »
Ce triomphe finlandais s’inscrit dans la continuité d’une nation qui, malgré sa faible population, a su bâtir un système de formation d’une redoutable efficacité. Après trois championnats sans médaille, un creux inédit depuis 2018, les hommes d’Antti Pennanen renouent avec l’or, portés par une génération mêlant rigueur défensive et talent individuel, symbolisé par Helenius, déjà buteur en demi-finale face au géant canadien. Le tournoi a d’ailleurs consacré l’émergence d’autres nations nordiques : la Norvège, jusqu’ici éternelle figurante, a décroché son premier bronze historique en dominant le Canada en prolongation (3-2), confirmant le glissement progressif de l’équilibre mondial vers le Vieux Continent, où les sélections nationales comblent leur retard sur les mastodontes nord-américains.
Pour la Suisse, l’amertume est d’autant plus vive que ce rendez-vous à domicile portait tous les symboles de la délivrance. En 2025, déjà, un scénario identique avait vu les Suisses s’incliner en prolongation sur un score vierge ; en 2013, 2018 et 2024, le rêve d’or s’était fracassé sur les mêmes écueils. La présence des stars Roman Josi, désigné meilleur joueur du tournoi, et Sven Andrigetto, meilleur pointeur, n’aura pas suffi à conjurer le sort. Au-delà de la déception sportive, ces échecs à répétition interrogent la capacité du hockey helvétique à franchir le dernier palier mental, là où la Finlande, rompue aux joutes décisives, fait preuve d’un sang-froid clinique.
Cet épilogue zurichois illustre les dynamiques contrastées qui traversent le hockey sur glace contemporain. D’un côté, la Finlande confirme son statut de modèle pour les petits pays, capitalisant sur une culture collective et une préparation minutieuse. De l’autre, la Suisse, malgré une puissance économique et une Ligue nationale attractive, reste enfermée dans le rôle du dauphin maudit, à l’instar de certaines nations du football. La Norvège, elle, démontre que les lignes bougent, tandis que les traditionnels favoris, Canada en tête, repartent bredouilles. Alors que le regard se tourne déjà vers la prochaine édition, la question lancinante demeure : la Nati parviendra-t-elle un jour à briser ce plafond de verre qui la sépare de la gloire ultime ?
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | −0.30 | critical |
La Finlande a brisé le rêve suisse à domicile en décrochant son cinquième titre mondial grâce à un but en prolongation de Konsta Helenius. Pour la Nati, c'est une sixième défaite en finale, la troisième consécutive, malgré un parcours jusque-là parfait. Les Nordiques retrouvent l'or après trois ans de disette, tandis que la Suisse rejoue la tragédie d'un triomphe tant espéré qui lui échappe encore.
La Finlande a battu la Suisse 1-0 en prolongation et décroche son cinquième titre de champion du monde, avec le but décisif de Konsta Helenius. La Norvège a remporté le bronze face au Canada, la première médaille de son histoire. Les équipes de Russie et de Biélorussie n'ont pas participé au championnat en raison des sanctions internationales.
Élargis ton regard
Le Sénat américain adopte un vaste train de sanctions contre la Russie, le sort du texte incertain à la Chambre
2 langues · 36 sources
Depuis Economy & MarketsProvisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs
2 langues · 6 sources
Depuis TechnologyMoscou encadre les SMS d'authentification des SIM d'enfants, sans interdire les réseaux sociaux
1 langue · 13 sources