
Frappes meurtrières en Ukraine et en Russie : au moins sept civils tués
Des frappes aériennes réciproques ont fait au moins sept morts, dont un enfant, en Ukraine et en Russie, selon les autorités locales.
Des frappes aériennes menées dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 juillet ont causé la mort d'au moins sept civils des deux côtés du front, selon les bilans fournis par les autorités régionales. En Ukraine, trois personnes ont été tuées et dix-neuf blessées, dont une fillette de deux ans, dans la ville de Pavlograd, dans la région de Dnipropetrovsk, a indiqué le chef de l'administration régionale Oleksandre Ganja sur Telegram. Une entreprise de l'industrie alimentaire a été endommagée et un incendie s'y est déclaré, a-t-il précisé.
En Russie, les attaques ukrainiennes ont visé plusieurs régions. Dans la banlieue de Voronej, à environ 500 kilomètres au sud de Moscou, un garçon de trois ans a été tué par l'incendie provoqué par la chute d'un drone, a annoncé le gouverneur régional Alexandre Goussev. Ses parents ont été blessés. Un jeune homme a également été blessé dans une autre attaque de drone dans la même zone. Dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, un homme a été tué et un autre blessé lors d'une attaque de drone contre un véhicule, selon les autorités locales.
En Crimée, péninsule annexée par la Russie en 2014, le bilan des frappes ukrainiennes fait l'objet de chiffres divergents selon les sources. Le Figaro rapporte deux morts et cinq blessés, dont deux enfants, tandis que le Moscow Times et An-Nahar font état d'un mort et quatre blessés, avant qu'un second décès ne soit confirmé par le gouverneur local installé par Moscou, Sergueï Axionov. Par ailleurs, des drones ukrainiens ont visé une installation énergétique dans la région d'Oulianovsk, à l'est de Moscou, y provoquant un incendie, a indiqué le gouverneur local. Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir intercepté 223 drones ukrainiens au-dessus de la Russie et de la Crimée entre mercredi soir et jeudi matin.
Ces frappes s'inscrivent dans une escalade des bombardements réciproques, qui a entraîné une augmentation du nombre de victimes civiles. Selon l'ONU, 1 396 civils ont été tués et 7 978 blessés au cours des six premiers mois de l'année 2026, soit une hausse de 37 % par rapport à la même période de l'année précédente, d'après un communiqué du 14 juillet. Les efforts de médiation américains entre Kiev et Moscou sont à l'arrêt depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l'attention de Washington étant accaparée par l'Iran, note Le Figaro.
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
Continental European coverage presents the cross-strikes between Ukraine and Russia as a complex event: on one hand, the economic fallout for Russian businesses with relief measures; on the other, diplomatic tensions between Russia and the US, with Moscow warning Washington about arms deliveries. There is almost no reference to civilian casualties.
Atlantic press frames the attacks primarily as a source of instability for global energy markets. The surge in oil prices above $100 and supply concerns dominate the narrative, while the human dimension of the conflict remains in the background.
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