
L’IPC prévoit que 1,4 million de Gazaouis connaîtront une faim aiguë d’ici fin 2026
Malgré les progrès consécutifs au cessez-le-feu d’octobre 2025, l’IPC alerte sur le risque de voir deux tiers de la population basculer dans l’insécurité alimentaire aiguë.
Selon le dernier rapport du Système intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) publié jeudi, plus de 1,4 million de personnes – soit 67 % de la population de Gaza – devraient être confrontées à des niveaux de faim aiguë (phase 3 ou pire) entre juillet et décembre 2026. Cette estimation marque une aggravation par rapport aux 1,2 million de personnes (59 %) qui ont connu cette situation entre mi-avril et fin juin 2026, indique l’IPC. Parmi elles, environ 212 000 personnes résidant près de la « ligne jaune » contrôlée par l’armée israélienne restent en situation d’urgence (phase 4), ajoute l’analyse citée par plusieurs agences onusiennes.
Les agences des Nations unies – FAO, UNICEF et PAM – ont souligné dans un communiqué conjoint que l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition observée depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu d’octobre 2025 est due à une augmentation significative de l’aide humanitaire et du trafic commercial. Toutefois, elles avertissent que ces progrès restent « extrêmement fragiles » et pourraient être rapidement inversés en raison des réductions de l’aide constatées depuis février 2026, liées à des pénuries de financement et à l’incertitude concernant l’accès des organisations humanitaires, précise l’IPC. L’organisation Save the Children a également noté que plus de 74 000 enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition aiguë d’ici avril 2027, dont 11 432 cas graves.
De son côté, l’organe israélien chargé de la coordination des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) a rejeté le rapport de l’IPC, le qualifiant de partial. Il a affirmé que de grandes quantités de nourriture, d’eau et de fournitures médicales étaient entrées dans Gaza depuis le cessez-le-feu et a accusé le Hamas de détourner et de piller l’aide, rapportent des dépêches de presse. Les autorités israéliennes n’avaient pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de Reuters.
Le rapport de l’IPC intervient après deux ans de guerre déclenchée par l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a fait 1 200 morts et 251 otages, selon les bilans israéliens. L’offensive israélienne qui a suivi a tué plus de 73 000 Palestiniens, en majorité des civils, d’après les autorités sanitaires de Gaza. L’IPC prévient que sans un maintien durable de l’assistance alimentaire, près de 1,9 million de personnes (90 % de la population) pourraient sombrer dans une insécurité alimentaire aiguë d’ici la fin de l’année, et appelle à un accès humanitaire continu, à l’extension des programmes nutritionnels et à un arrêt permanent des hostilités pour éviter que les progrès récents ne soient anéantis.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse israélienne | 0.00 | neutral |
The IPC warns that over two-thirds of Gaza's population could face acute hunger by year-end, driven by funding shortages and donor fatigue as humanitarian agencies scale back. The report frames the crisis as a technical and preventable failure of international funding rather than a political or military issue.
In Israel, the media focus on domestic political activism: a leftist movement urges candidates to address the conflict, while the DSA celebrates electoral wins on an anti-war platform. The humanitarian crisis in Gaza is background to a story about political agency and electoral strategy.
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