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Économie & Marchésmardi 12 mai 2026

Le boycott silencieux : quand le Canada et l’Asie tournent le dos aux États-Unis

Chute de 42 % des visites canadiennes aux États-Unis et baisse de 20 % des étudiants étrangers : le tribut du trumpisme.

La guerre commerciale déclenchée par Donald Trump laisse des traces bien au-delà des droits de douane. Une étude de l’Université de Toronto, fondée sur les données de téléphonie mobile, révèle que les visites de Canadiens dans les métropoles américaines ont chuté de 42 % entre 2024 et 2025 – un effondrement bien plus sévère que les 25 % suggérés par les statistiques frontalières officielles. La défiance n’épargne ni les destinations de loisir comme Las Vegas ou Orlando, ni les pôles d’affaires que sont New York, Los Angeles ou Houston. Le mouvement est si ample que seules trois villes – Gainesville en Floride, Cleveland dans l’Ohio et Portland en Oregon – ont enregistré une hausse, que les chercheurs peinent à expliquer autrement que par des niches locales ou des événements ponctuels.

Ce désamour traduit un ressentiment profond envers une administration perçue comme hostile, à Ottawa comme dans l’opinion publique canadienne. La politique de « l’Amérique d’abord » n’a pas seulement crispé les relations bilatérales : elle décourage désormais les voyages d’agrément et de commerce. Parallèlement, le recul n’est pas unilatéral. Les touristes américains au Canada ont chuté de 75 % en 2025, signe d’une réciprocité glaciale. Au-delà du continent nord-américain, l’image des États-Unis se dégrade aussi dans les campus. Selon une enquête de l’Association internationale de l’éducation (NAFSA) portant sur 149 établissements, les inscriptions d’étudiants étrangers au printemps 2026 ont chuté de 20 % – 24 % au niveau du master et du doctorat. 84 % des universités incriminées pointent du doigt « les politiques restrictives » de l’administration Trump : visas plus longs à obtenir, règles d’admission durcies, et une vague d’arrestations par l’ICE dans les campus qui a semé la panique.

Ce double mouvement de désaffection profite à d’autres pôles. Les universités asiatiques – notamment en Chine, en Corée du Sud et à Singapour – enregistrent une hausse des candidatures venues de tous les continents. Les universités européennes, en particulier en France et en Belgique, captent aussi une partie de ces flux, séduisant par un coût moindre et un climat politique plus accueillant. Du côté canadien, la baisse du tourisme américain pourrait renforcer la fréquentation des stations québécoises et des métropoles comme Vancouver ou Toronto. À terme, la perte de soft power américain se mesure en dollars, en talents et en diplomatie : en érigeant des barrières, Washington creuse un vide que d’autres s’empressent de combler.

Divergence — qui la raconte comment
15%Faible
3 blocs · positions de −0.70 à −0.40
CritiqueFavorable
INDATLRUS
Divergence entre blocs de presse
Presse indienne et sud-asiatique−0.40critical
Presse atlantique / anglosphère−0.70critical
Presse russe et CEI−0.50critical
Presse indienne et sud-asiatique−0.40

La guerre commerciale de Trump a provoqué une chute de 42 % du tourisme canadien aux États-Unis, selon des données de téléphonie mobile. La baisse est bien plus forte que ne le suggéraient les statistiques officielles et touche des destinations comme Las Vegas et Orlando. L'analyse met l'accent sur l'impact économique direct, sans tonalité émotionnelle.

PragmatismeDétachement
Presse atlantique / anglosphère−0.70

Les politiques restrictives de Trump éloignent non seulement les touristes canadiens – avec une baisse de 42 % des visites – mais aussi les étudiants internationaux, dont les inscriptions ont chuté de 20 %. Les chercheurs notent que trois villes américaines ont connu des hausses inexpliquées, mais le tableau général est celui d'un isolement auto-infligé. Le récit critique l'administration pour avoir nui à l'image et à l'économie du pays.

AlarmeIndignation
Presse russe et CEI−0.50

La baisse de 20 % des étudiants étrangers aux États-Unis est directement imputée aux politiques restrictives de Trump, 84 % des établissements citant la politique gouvernementale comme cause. L'histoire est présentée avec une certaine satisfaction, soulignant comment l'Amérique perd son attrait à cause de ses propres choix. Le ton est celui d'un détachement critique, presque jubilatoire, face aux difficultés auto-infligées des États-Unis.

SchadenfreudeScepticisme
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mardi 12 mai 2026

Le boycott silencieux : quand le Canada et l’Asie tournent le dos aux États-Unis

Chute de 42 % des visites canadiennes aux États-Unis et baisse de 20 % des étudiants étrangers : le tribut du trumpisme.

La guerre commerciale déclenchée par Donald Trump laisse des traces bien au-delà des droits de douane. Une étude de l’Université de Toronto, fondée sur les données de téléphonie mobile, révèle que les visites de Canadiens dans les métropoles américaines ont chuté de 42 % entre 2024 et 2025 – un effondrement bien plus sévère que les 25 % suggérés par les statistiques frontalières officielles. La défiance n’épargne ni les destinations de loisir comme Las Vegas ou Orlando, ni les pôles d’affaires que sont New York, Los Angeles ou Houston. Le mouvement est si ample que seules trois villes – Gainesville en Floride, Cleveland dans l’Ohio et Portland en Oregon – ont enregistré une hausse, que les chercheurs peinent à expliquer autrement que par des niches locales ou des événements ponctuels.

Ce désamour traduit un ressentiment profond envers une administration perçue comme hostile, à Ottawa comme dans l’opinion publique canadienne. La politique de « l’Amérique d’abord » n’a pas seulement crispé les relations bilatérales : elle décourage désormais les voyages d’agrément et de commerce. Parallèlement, le recul n’est pas unilatéral. Les touristes américains au Canada ont chuté de 75 % en 2025, signe d’une réciprocité glaciale. Au-delà du continent nord-américain, l’image des États-Unis se dégrade aussi dans les campus. Selon une enquête de l’Association internationale de l’éducation (NAFSA) portant sur 149 établissements, les inscriptions d’étudiants étrangers au printemps 2026 ont chuté de 20 % – 24 % au niveau du master et du doctorat. 84 % des universités incriminées pointent du doigt « les politiques restrictives » de l’administration Trump : visas plus longs à obtenir, règles d’admission durcies, et une vague d’arrestations par l’ICE dans les campus qui a semé la panique.

Ce double mouvement de désaffection profite à d’autres pôles. Les universités asiatiques – notamment en Chine, en Corée du Sud et à Singapour – enregistrent une hausse des candidatures venues de tous les continents. Les universités européennes, en particulier en France et en Belgique, captent aussi une partie de ces flux, séduisant par un coût moindre et un climat politique plus accueillant. Du côté canadien, la baisse du tourisme américain pourrait renforcer la fréquentation des stations québécoises et des métropoles comme Vancouver ou Toronto. À terme, la perte de soft power américain se mesure en dollars, en talents et en diplomatie : en érigeant des barrières, Washington creuse un vide que d’autres s’empressent de combler.

Divergence — qui la raconte comment
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Divergence entre blocs de presse
Presse indienne et sud-asiatique−0.40critical
Presse atlantique / anglosphère−0.70critical
Presse russe et CEI−0.50critical
Presse indienne et sud-asiatique−0.40

La guerre commerciale de Trump a provoqué une chute de 42 % du tourisme canadien aux États-Unis, selon des données de téléphonie mobile. La baisse est bien plus forte que ne le suggéraient les statistiques officielles et touche des destinations comme Las Vegas et Orlando. L'analyse met l'accent sur l'impact économique direct, sans tonalité émotionnelle.

PragmatismeDétachement
Presse atlantique / anglosphère−0.70

Les politiques restrictives de Trump éloignent non seulement les touristes canadiens – avec une baisse de 42 % des visites – mais aussi les étudiants internationaux, dont les inscriptions ont chuté de 20 %. Les chercheurs notent que trois villes américaines ont connu des hausses inexpliquées, mais le tableau général est celui d'un isolement auto-infligé. Le récit critique l'administration pour avoir nui à l'image et à l'économie du pays.

AlarmeIndignation
Presse russe et CEI−0.50

La baisse de 20 % des étudiants étrangers aux États-Unis est directement imputée aux politiques restrictives de Trump, 84 % des établissements citant la politique gouvernementale comme cause. L'histoire est présentée avec une certaine satisfaction, soulignant comment l'Amérique perd son attrait à cause de ses propres choix. Le ton est celui d'un détachement critique, presque jubilatoire, face aux difficultés auto-infligées des États-Unis.

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