
Guerre Iran-États-Unis : Trump menace Oman et complique la désescalade
Tout en rejetant un accord intérimaire pour le détroit d’Ormuz, le président américain souffle le chaud et le froid, entre nouvelles frappes et propos contradictoires sur son allié omanais.
Les tensions autour du détroit d’Ormuz ont franchi un nouveau seuil d’incertitude mercredi lorsque le président américain Donald Trump a menacé de « pulvériser » le sultanat d’Oman, allié de longue date des États-Unis, si celui-ci s’avisait de contrôler la voie maritime stratégique avec l’Iran. « Ce sont des eaux internationales. Personne ne les contrôlera. Oman se comportera correctement, sinon nous les ferons exploser », a-t-il déclaré en conseil des ministres, semant la confusion sur un possible lapsus visant Téhéran. La Maison-Blanche a dans la foulée nié tout projet d’accord intérimaire que les médias iraniens affirmaient imminent, provoquant une chute brutale des cours du brut — le Brent perdant plus de 5 % dans la journée.
Dans les médias européens, l’épisode a ravivé le souvenir des gaffes présidentielles, mais aussi une inquiétude profonde quant à la cohérence stratégique de Washington. Les négociations, que Trump qualifiait samedi encore d’« en grande partie finalisées », patinent. Le président s’est dit insatisfait, accusant Téhéran de jouer la montre avant les élections de mi-mandat de novembre, tout en assurant ne pas se soucier du scrutin. Les analyses nord-américaines soulignent un dilemme : la guerre pèse sur le pouvoir d’achat en raison de la flambée de l’essence, et les sondages indiquent un mécontentement croissant qui pourrait coûter cher aux républicains. Pourtant, Trump exige aussi que les pays arabes, notamment ceux du Golfe, intègrent les accords Abraham avec Israël avant toute signature, compliquant encore l’équation diplomatique.
Du côté des capitales du Golfe et de Téhéran, la perception est tout autre. L’idée d’une cogestion avec Oman — le médiateur traditionnel — avait été avancée par un haut responsable iranien comme un possible levier de désescalade. Mais la réponse américaine, brutalement exprimée, a sidéré les chancelleries arabes, d’autant que le même jour, des frappes américaines ont visé des sites militaires près de Bandar Abbas, principal port iranien sur le détroit. Selon des responsables américains cités par la presse australienne, il s’agissait de neutraliser des menaces imminentes contre les navires commerciaux. Téhéran, de son côté, revendique l’interception de drones et maintient un discours de fermeté tout en affirmant ne pas vouloir d’embrasement régional.
La suite s’annonce chaotique. Si un accord est improbable à court terme, la militarisation du détroit — où transite un cinquième du pétrole mondial — s’accentue, avec des répercussions immédiates sur les économies asiatiques, grandes consommatrices, et sur la sécurité énergétique de l’Europe. Les observateurs francophones, de Paris à Québec, relèvent que la diplomatie du tweet et le chantage militaire érodent la confiance dans la parole américaine, même auprès des alliés historiques. La région est désormais suspendue à une double incertitude : l’issue des scrutins américains et la capacité d’Oman à maintenir un dialogue sans s’attirer les foudres de son protecteur.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
| Presse du Golfe arabe | −0.30 | critical |
Trump's administration struggles to finalize a deal with Iran while launching new strikes on Iranian military sites. The president downplays electoral pressure but appears erratic in threatening Oman, raising doubts about his strategy and commitment to diplomacy.
European outlets highlight Trump's confusing remarks, where he appeared to threaten Oman instead of Iran, creating diplomatic embarrassment. The deal with Iran remains elusive as Trump's impatience and mixed signals undermine negotiations.
Gulf media report Trump's clear red line on the Strait of Hormuz, warning Oman not to side with Iran. The US asserts its role as guardian of international waters, while highlighting the economic stakes for oil markets.
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