
Immigration américaine : l’exécutif contourné par les juges, les sans-voix broyés
La guerre judiciaire que se livrent l’administration Trump et les tribunaux fédéraux vient de connaître deux nouveaux soubresauts, dessinant un paysage migratoire plus instable que jamais. D’un côté, une cour d’appel de Washington a déclaré illégale la suspension du droit d’asile à la frontière sud, mesure phare décrétée le jour même de l’investiture au nom d’une prétendue « invasion ». De l’autre, le Bureau des recours en immigration a discrètement élargi les possibilités d’expulsion des bénéficiaires du programme DACA, ces jeunes arrivés enfants sur le sol américain.
Si l’exécutif marque des points sur le terrain administratif, c’est bien l’autorité judiciaire qui, pour l’heure, freine la refonte brutale du système en rappelant que le droit d’asile est garanti par la loi, et non suspendu par une proclamation présidentielle. La presse nord-américaine y voit une lutte de légitimité qui dépasse le seul dossier migratoire pour toucher à l’équilibre des pouvoirs.
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