
La FIFA met sous pression ses 211 fédérations pour privatiser la Coupe du monde
Gianni Infantino donne jusqu'au 19 septembre aux associations nationales pour approuver la vente d'une participation minoritaire du Mondial à des investisseurs privés, sous peine de perdre un financement exceptionnel.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a adressé un ultimatum aux 211 fédérations membres : elles ont jusqu'au 19 septembre 2026 pour se prononcer sur son projet de créer une filiale commerciale, la FIFA Forward Enterprise (FFE), qui ouvrirait le capital des droits commerciaux de la Coupe du monde et d'autres compétitions à des investisseurs privés. La proposition, dévoilée le 28 juillet, prévoit la cession de 20 % de cette nouvelle entité, valorisée 20 milliards de dollars, à des fonds d'investissement menés par Thrive Eternal, la société de Joshua Kushner – frère de Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump.
Pour emporter l'adhésion, Infantino a promis un bond considérable des dotations. Selon la lettre qu'il a envoyée aux fédérations, chaque association membre recevrait 20 millions de dollars par cycle via le programme FIFA Forward, contre 8 millions actuellement. Les fédérations qui soutiendraient le plan obtiendraient en outre un versement unique de 20 millions de dollars dans le cadre du nouveau FIFA Fast-Forward, portant le total potentiel à 40 millions de dollars par cycle à partir de 2027. En cas de refus, elles resteraient cantonnées au programme Forward actuel de 2,7 milliards de dollars pour l'ensemble des membres, soit une fraction des 10 milliards promis en cas d'approbation.
Cette mise en demeure a provoqué une levée de boucliers. L'UEFA, qui a convoqué une réunion d'urgence de ses 55 fédérations, a dénoncé un « ultimatum » et affirmé que « la FIFA ne peut pas continuer à utiliser notre sport pour s'enrichir, elle et ses amis ». La Fédération anglaise s'est dite « profondément préoccupée par l'absence de processus et de gouvernance », tandis que la Confédération asiatique (AFC) et la Concacaf ont regretté de n'avoir pas été consultées avant la divulgation publique du projet. L'ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, a estimé que le Mondial « n'est pas un actif commercial appartenant à une poignée de dirigeants », rappelant que la FIFA n'en est que la gardienne.
Au-delà des critiques sur la méthode, le fond du projet interroge. L'Union européenne, par la voix du commissaire aux Sports Glenn Micallef, a prévenu que « la commercialisation effrénée du football est devenue nuisible » et que la Commission examinerait ces propositions au regard du droit de la concurrence. Plusieurs voix, notamment au sein de l'UEFA, évoquent la possibilité d'un boycott des compétitions de la FIFA si le plan était adopté, une menace déjà utilisée en 2021 pour faire échec au projet de Mundial biennal. La décision finale revient aux fédérations, dont la majorité simple – 106 voix sur 211 – suffira à valider ou enterrer ce que certains médias britanniques qualifient déjà de « pot-de-vin pur et simple ».
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.90 | critical |
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
The plan to sell a minority stake in the World Cup commercial rights is presented as a major financial initiative, generating both excitement and controversy. While European bodies condemn it as a threat to football's independence, the potential $10 billion development fund is noted without endorsing either side.
The proposal to sell stakes in the World Cup is an unprecedented assault on football's heritage. UEFA and European voices denounce it as a sellout to private interests, with Infantino accused of bypassing democratic processes and setting an ultimatum.
Coverage is divided: some outlets echo European criticism of the plan, while others defend Infantino's proposal as a voluntary opportunity for development. The region appears torn between the promise of funds and concerns over governance.
The report factually presents FIFA's deadline and the $20 million offer, mentioning the involvement of Kushner's firm without judgment. It notes the backlash but maintains a neutral tone.
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