Se connecter
Édition de 20:00 CETdimanche 9 août 2026
320 sources · 17 langues282 briefings aujourd'hui
vendredi 24 avril 2026

Intel pulvérise les records boursiers de l’an 2000 grâce au pari réussi de l’IA

L’action Intel a bondi de plus de 24 % à l’ouverture de Wall Street, effaçant d’un coup le précédent sommet historique atteint lors de la bulle internet en août 2000. Ce rebond spectaculaire, qui porte le titre au-delà de 83 dollars, a été déclenché par des résultats trimestriels nettement supérieurs aux prévisions des analystes. Le chiffre d’affaires du premier trimestre atteint 13,6 milliards de dollars, soit 1,2 milliard de plus que les attentes, et le bénéfice par action de 29 cents contraste avec les 2 cents escomptés par le marché. Ce revirement de fortune, après des années de crise profonde pour le géant californien, marque un tournant dans la guerre des semi-conducteurs.

La renaissance d’Intel repose sur un changement stratégique dans l’architecture de l’intelligence artificielle. Alors que la course à l’IA se focalisait jusqu’ici sur les GPU de Nvidia pour l’apprentissage des modèles, la phase d’inférence – c’est-à-dire l’exécution des algorithmes en production – exige un nombre croissant de processeurs centraux (CPU). Le directeur général, Lip-Bu Tan, a souligné que les CPU redeviennent « l’épine dorsale indispensable de l’ère de l’IA ». Les recettes de la division centres de données, cœur de la stratégie, ont bondi de 22 % à 5,1 milliards de dollars. Cette dynamique réhabilite un acteur que beaucoup avaient relégué au rang de vestige industriel.

Au-delà du récit de redressement, cette nouvelle donne redessine les équilibres géopolitiques de la filière. L’Europe, qui peine à réduire sa dépendance aux puces américaines, observe avec attention ce retour d’Intel : la France et l’Allemagne, engagées dans le cadre du Chips Act européen, espèrent des investissements directs pour leurs usines de fabrication. Du côté du Canada, où la province de l’Ontario abrite des centres de données alimentés par les CPU d’Intel, l’annonce conforte la stratégie d’ancrage continental des infrastructures cloud. En Afrique francophone, l’essor des services numériques – de la fintech mobile aux plateformes éducatives – repose encore largement sur des terminaux et des serveurs importés ; la montée en puissance d’Intel pourrait accélérer la baisse des coûts de calcul, mais aussi renforcer la dépendance technologique vis-à-vis de Washington.

Le chemin reste semé d’embûches. Intel a affiché une perte nette de 3,7 milliards de dollars au premier trimestre, due à des dépréciations comptables massives. La guerre commerciale avec la Chine, l’envolée des tarifs douaniers et la concurrence de fabricants taïwanais comme TSMC continuent de peser sur les marges. Pour l’instant, le marché salue un virage crédible ; mais la viabilité de ce redressement dépendra de la capacité d’Intel à maintenir son avance dans l’inférence IA tout en résorbant ses lourdes charges héritées du passé. L’essor du groupe pourrait, à terme, offrir aux écosystèmes francophones une alternative aux chaînes d’approvisionnement asiatiques, à condition que les gouvernements accompagnent cette réindustrialisation par des politiques de souveraineté numérique.

Dernières
À Los Angeles, un acteur vit trois jours dans un panneau publicitaire pour le film « The Last House »·Ne pas exiger d'être bien traité en permanence : la leçon de Rafael Santandreu·Maldini dévoile comment Guardiola a failli prendre la tête de la Squadra Azzurra·Alexandria Ocasio-Cortez, l’injection d’hormones et la reconquête de soi·Le biopic de Michael Jackson, succès mondial, prépare sa suite et domine les classements·Argentine : l’inflation mensuelle repasse sous les 2 %, les marchés ajustent leurs prévisions·Trevoh Chalobah quitte Chelsea pour Como, qualifié pour la Ligue des champions·Affrontement armé à Bosa : quatre interpellations et saisie de stupéfiants dans le sud de Bogotá·À Los Angeles, un acteur vit trois jours dans un panneau publicitaire pour le film « The Last House »·Ne pas exiger d'être bien traité en permanence : la leçon de Rafael Santandreu·Maldini dévoile comment Guardiola a failli prendre la tête de la Squadra Azzurra·Alexandria Ocasio-Cortez, l’injection d’hormones et la reconquête de soi·Le biopic de Michael Jackson, succès mondial, prépare sa suite et domine les classements·Argentine : l’inflation mensuelle repasse sous les 2 %, les marchés ajustent leurs prévisions·Trevoh Chalobah quitte Chelsea pour Como, qualifié pour la Ligue des champions·Affrontement armé à Bosa : quatre interpellations et saisie de stupéfiants dans le sud de Bogotá·
Màj 15:323 langues · 8 sources
8 sources|3 langues|3 min de lecture
vendredi 24 avril 2026

Intel pulvérise les records boursiers de l’an 2000 grâce au pari réussi de l’IA

L’action Intel a bondi de plus de 24 % à l’ouverture de Wall Street, effaçant d’un coup le précédent sommet historique atteint lors de la bulle internet en août 2000. Ce rebond spectaculaire, qui porte le titre au-delà de 83 dollars, a été déclenché par des résultats trimestriels nettement supérieurs aux prévisions des analystes. Le chiffre d’affaires du premier trimestre atteint 13,6 milliards de dollars, soit 1,2 milliard de plus que les attentes, et le bénéfice par action de 29 cents contraste avec les 2 cents escomptés par le marché. Ce revirement de fortune, après des années de crise profonde pour le géant californien, marque un tournant dans la guerre des semi-conducteurs.

La renaissance d’Intel repose sur un changement stratégique dans l’architecture de l’intelligence artificielle. Alors que la course à l’IA se focalisait jusqu’ici sur les GPU de Nvidia pour l’apprentissage des modèles, la phase d’inférence – c’est-à-dire l’exécution des algorithmes en production – exige un nombre croissant de processeurs centraux (CPU). Le directeur général, Lip-Bu Tan, a souligné que les CPU redeviennent « l’épine dorsale indispensable de l’ère de l’IA ». Les recettes de la division centres de données, cœur de la stratégie, ont bondi de 22 % à 5,1 milliards de dollars. Cette dynamique réhabilite un acteur que beaucoup avaient relégué au rang de vestige industriel.

Au-delà du récit de redressement, cette nouvelle donne redessine les équilibres géopolitiques de la filière. L’Europe, qui peine à réduire sa dépendance aux puces américaines, observe avec attention ce retour d’Intel : la France et l’Allemagne, engagées dans le cadre du Chips Act européen, espèrent des investissements directs pour leurs usines de fabrication. Du côté du Canada, où la province de l’Ontario abrite des centres de données alimentés par les CPU d’Intel, l’annonce conforte la stratégie d’ancrage continental des infrastructures cloud. En Afrique francophone, l’essor des services numériques – de la fintech mobile aux plateformes éducatives – repose encore largement sur des terminaux et des serveurs importés ; la montée en puissance d’Intel pourrait accélérer la baisse des coûts de calcul, mais aussi renforcer la dépendance technologique vis-à-vis de Washington.

Le chemin reste semé d’embûches. Intel a affiché une perte nette de 3,7 milliards de dollars au premier trimestre, due à des dépréciations comptables massives. La guerre commerciale avec la Chine, l’envolée des tarifs douaniers et la concurrence de fabricants taïwanais comme TSMC continuent de peser sur les marges. Pour l’instant, le marché salue un virage crédible ; mais la viabilité de ce redressement dépendra de la capacité d’Intel à maintenir son avance dans l’inférence IA tout en résorbant ses lourdes charges héritées du passé. L’essor du groupe pourrait, à terme, offrir aux écosystèmes francophones une alternative aux chaînes d’approvisionnement asiatiques, à condition que les gouvernements accompagnent cette réindustrialisation par des politiques de souveraineté numérique.

Divergence des sources

— · 8 sources · 3 langues

0%Faible

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Cette actualité est parue dans

8 sources · 3 langues

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

Le Sénat américain adopte un vaste train de sanctions contre la Russie, le sort du texte incertain à la Chambre

2 langues · 36 sources

Depuis Economy & Markets

Provisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs

2 langues · 6 sources

Depuis Technology

Moscou encadre les SMS d'authentification des SIM d'enfants, sans interdire les réseaux sociaux

1 langue · 13 sources

Lire plus