
Israël frappe le réseau financier du Hamas à Gaza, deux cadres éliminés
L'armée israélienne a abattu Hussein Qadra et Mohammed Farra, qui avaient orchestré le transfert de plus de 135 millions de dollars au Hamas via la Turquie, en violation de la trêve.
Le 18 juin, une frappe de précision de Tsahal dans le sud de la bande de Gaza a tué Hussein Qadra et Mohammed Farra, présentés par les forces israéliennes comme des membres des branches armées du Hamas et du Djihad islamique. Selon un communiqué militaire, ces deux hommes animaient un réseau financier complexe qui a permis d’acheminer plus d’un demi-milliard de shekels (environ 135 millions d’euros) vers l’aile militaire du Hamas. L’infrastructure reposait sur des dizaines de messagers et de bureaux de change opérant en Turquie et dans l’enclave palestinienne, sous la supervision directe de la direction politique du mouvement islamiste.
D’après l’état-major israélien, l’élimination de ces cadres porte un coup significatif à la capacité du Hamas à financer ses activités. Les fonds transférés servaient notamment à payer les salaires des combattants et à organiser des attaques contre les soldats et les civils israéliens, une pratique qui constitue, selon Jérusalem, une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur en janvier 2025. Les responsables israéliens soulignent que le Hamas a continué à utiliser la pause des hostilités pour rémunérer ses troupes, rendant nécessaires ces opérations ciblées.
Le volet turc de cette affaire est mis en avant par les autorités israéliennes, qui affirment que la « brigade Judée-Samarie » du Hamas orchestre depuis le sol turc des attaques en Cisjordanie et en Israël, en recrutant des agents et en acheminant armes et argent. Ces révélations interviennent alors que plusieurs saisies de fonds ont été effectuées ces derniers mois, notamment près de 12 millions de shekels interceptés au point de passage d’Allenby, à la frontière jordanienne. Selon des experts israéliens cités par la presse, le démantèlement de ces circuits financiers complique la reconstitution d’une chaîne de commandement efficace au sein du Hamas.
Du côté palestinien, aucune réaction immédiate n’a été enregistrée. À Gaza, le Hamas, classé organisation terroriste par l’Union européenne et les États-Unis, maintient son emprise sur l’enclave malgré seize mois de guerre dévastatrice. L’armée israélienne, qui reste déployée dans le sud et le nord de la bande côtière en dépit de la trêve, prévient que d’autres frappes viseront les infrastructures financières du mouvement si les violations persistent. Dans l’immédiat, le dossier des transferts de fonds via la Turquie pourrait accentuer les tensions diplomatiques entre Ankara et Jérusalem, dont les relations demeurent non normalisées.
| Presse israélienne | +0.80 | aligned |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | +0.10 | neutral |
Israel strikes at the financial heart of Hamas, proving that no terrorist is safe.
The state is personified as a resolute and just actor, using operational effectiveness language to turn a military action into a moral and strategic victory.
Russia warns: any unilateral action in Gaza pushes a political solution further away.
The Israeli action is placed within a self-perpetuating cycle of violence, presented as a move that will inevitably provoke a symmetrical reaction, making peace more distant.
The Israeli operation is a matter of fact; attention remains on diplomatic prospects and regional stability.
The event is framed within a context of international relations and diplomacy, dampening emotional charge and presenting it as one element in a broader geopolitical chessboard.
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