
Katy Perry s’indigne de l’usage de « Firework » par la Maison Blanche dans une vidéo de frappes sur l’Iran
La chanteuse américaine a dénoncé samedi l’utilisation non autorisée de son titre comme bande-son d’un clip officiel montrant des bombardements, y voyant une « violation totale » de son message d’espoir.
La Maison Blanche a publié jeudi 23 juillet sur son compte TikTok officiel une courte vidéo de frappes militaires américaines, accompagnée du titre « Firework » de Katy Perry. Le montage faisait coïncider les paroles « boom, boom, boom » avec des images d’explosions, sous la légende « L’Iran a été prévenu ». La chanteuse a réagi samedi 25 juillet sur le réseau X, se disant « profondément consternée et furieuse » et précisant n’avoir « pas approuvé cela, pas été consultée, et ne le cautionne absolument pas ».
Selon les déclarations de l’artiste, la chanson écrite en 2010 a été conçue comme « un hymne à l’espoir, à la guérison et à la force intérieure pour les personnes traversant leurs moments les plus sombres ». Elle a estimé que l’utilisation de ce message « comme bande-son de la destruction et de la violence » constituait « une violation totale de tout ce que représente ma chanson », ajoutant que sa musique vise à « rassembler les gens, pas à célébrer la guerre ». La Maison Blanche n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires, et Katy Perry n’a pas indiqué si elle envisageait des poursuites.
Cette controverse s’inscrit dans une série de protestations d’artistes contre l’administration Trump pour l’usage non autorisé de leurs morceaux dans des vidéos institutionnelles. En juin, Ariana Grande avait critiqué l’emploi de sa chanson « Bye » dans un clip montrant des interpellations par les services de l’immigration (ICE), qualifiant la séquence de « barbare et inhumaine ». Sabrina Carpenter, Olivia Rodrigo, Kesha et SZA ont également dénoncé ces derniers mois l’instrumentalisation de leurs titres dans des contenus liés aux expulsions ou à des opérations militaires, certaines y voyant une provocation délibérée visant à susciter des réactions en ligne.
Le contexte géopolitique immédiat est celui d’une guerre impopulaire menée par Washington contre l’Iran depuis février, que le président Donald Trump peine à conclure. Après avoir mis fin début juillet à un cessez-le-feu, les États-Unis ont repris les hostilités, un conflit qui a déjà coûté la vie à au moins dix-huit militaires américains, selon la presse américaine. L’utilisation de la culture pop dans la communication de guerre de la Maison Blanche, et les réactions qu’elle suscite, illustrent les tensions persistantes entre l’exécutif et une partie de l’industrie musicale.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse iranienne et apparentée | −0.90 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
The White House used 'Firework' as the soundtrack for a video celebrating military strikes, betraying the song's pacifist message. Katy Perry condemns the administration for co-opting her art to glorify warfare.
The US regime, responsible for mass killings, faces the consequences. Iran warns that every martyr will be avenged and that the Pentagon tries to hide losses, but the truth comes out.
Iran claims to have attacked an Amazon data centre in Bahrain, expanding the conflict into cyberspace. The unverified claim signals Tehran's willingness to target US commercial interests.
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