
L’Europe durcit l’étau sur les visas russes, Moscou se tourne vers l’Asie
Bruxelles promet de restreindre les visas pour les Russes en 2027, sous la pression de onze pays du bloc, tandis que la Russie négocie des exemptions avec plusieurs partenaires asiatiques et du Golfe.
La Commission européenne a annoncé son intention de renforcer les restrictions de visas pour les citoyens russes, répondant ainsi aux appels de onze États de l’espace Schengen qui déplorent l’absence d’unité au sein de l’Union. Selon une déclaration du porte-parole Markus Lammert, « nous proposerons des mesures restrictives ciblées pour répondre aux risques sécuritaires découlant des actions hostiles de pays tiers ». Cette initiative, qui devrait être présentée lors de la révision du Code des visas en 2027, fait suite à une lettre collective signée notamment par la Pologne, les pays baltes et les États nordiques, critiquant ouvertement la France, l’Italie et l’Espagne pour avoir continué à délivrer des visas touristiques à des ressortissants russes.
Dans l’est de l’Union, la Hongrie applique déjà des restrictions unilatérales : depuis le 5 juin, elle a suspendu la délivrance de permis de travail aux citoyens des Philippines, de la Géorgie et de l’Arménie, un geste justifié par la volonté du gouvernement de protéger les salaires locaux et de réduire la dépendance à la main-d’œuvre extra-européenne. Cette décision, intervenue après la victoire électorale du parti Tisza, s’inscrit dans un climat général de fermeture migratoire qui dépasse le seul cas russe.
Parallèlement, la Russie cherche activement à diversifier ses canaux de mobilité internationale. Le vice-premier ministre Dmitri Tchernychenko a révélé que Moscou négociait la suppression totale des visas avec la Malaisie, l’Indonésie, Bahreïn et le Koweït, et envisageait un régime sans visa pour les groupes touristiques en provenance d’Inde et du Vietnam, sur le modèle des accords déjà conclus avec la Chine et l’Iran. Ces discussions, tenues en marge du Forum économique de Saint-Pétersbourg, illustrent une stratégie de contournement face à l’isolement occidental.
La dynamique actuelle révèle une Europe divisée quant à la marge de manœuvre à laisser aux ressortissants russes, tandis que la Russie, en resserrant ses liens avec l’Asie et le Golfe, redessine la carte des corridors touristiques et migratoires. Si les nouvelles mesures de Bruxelles ne seront pas adoptées avant deux ans, elles marquent une nouvelle étape dans le durcissement progressif entamé dès février 2022. À terme, ce double mouvement pourrait accentuer la fragmentation de l’espace Schengen et accélérer la formation d’un réseau alternatif de circulation pour les citoyens russes, principalement orienté vers des puissances non occidentales.
| Presse russe et CEI | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | +0.10 | neutral |
La Commission européenne s'engage à durcir les restrictions de visa pour les Russes sous la pression d'un groupe d'États membres qui reprochent à la France, l'Italie et l'Espagne de toujours accueillir des touristes. Ces mesures sont présentées comme un acte hostile visant à isoler les citoyens ordinaires. Parallèlement, la Russie négocie activement des exemptions de visa avec des pays d'Asie et du Moyen-Orient, preuve qu'elle conserve des partenariats mondiaux.
L'Union européenne prépare de nouvelles restrictions ciblées en matière de visas pour les ressortissants russes, répondant à une initiative conjointe de onze pays Schengen inquiets que l'approche fragmentée actuelle nuise à la sécurité et à la pression diplomatique. La Commission européenne présente la mesure dans le cadre de la révision du code des visas pour contrer les menaces liées aux actions hostiles de pays tiers.
La Hongrie a suspendu les visas de travail pour les ressortissants des Philippines, de la Géorgie et de l'Arménie, premier pas d'une réforme plus large du système de travailleurs invités donnant la priorité à l'emploi local. Cette politique fait suite à l'élection d'un nouveau gouvernement qui s'engage à protéger les salaires nationaux et s'inscrit dans un débat européen plus large sur la migration et les marchés du travail.
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