
L'ex-ministre de la Défense ukrainien Fedorov refuse tout poste autre que le sien
L'ancien ministre de la Défense, limogé le 15 juillet, rejette l'offre de vice-Premier ministre et exige son retour, provoquant une crise politique.
L'ancien ministre ukrainien de la Défense, Mykhailo Fedorov, limogé le 15 juillet, a annoncé qu'il refusait toute proposition de poste autre que celui de ministre de la Défense. Il a déclaré que seules trois fonctions déterminent réellement le cours de la guerre : le président, le ministre de la Défense et le commandant en chef des forces armées. « C'est pourquoi je n'accepte aucun autre poste que celui de ministre de la Défense », a-t-il affirmé, selon plusieurs médias ukrainiens.
Le président Volodymyr Zelensky avait proposé à Fedorov le poste de vice-Premier ministre chargé des innovations militaires, une fonction qu'il jugeait importante pour coordonner les nouvelles technologies avec le ministère de la Défense et l'état-major. Fedorov a estimé qu'aucune autre fonction ne disposait des pouvoirs réels nécessaires pour lutter contre la corruption dans les achats, achever la transformation de l'armée et mettre en œuvre des opérations asymétriques contre l'ennemi.
Le limogeage de Fedorov, intervenu après un conflit ouvert avec le commandant en chef de l'époque, Oleksandr Syrsky, a déclenché des manifestations dans plusieurs villes ukrainiennes exigeant son retour et le départ de Syrsky. Face à la pression, Zelensky a finalement destitué Syrsky le 21 juillet et nommé Mykhailo Drapaty comme nouveau commandant en chef. Par ailleurs, Ievgen Khmara, ancien chef du SBU, a été désigné ministre de la Défense par intérim.
Le Kremlin a minimisé l'impact de ces changements. Le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré que cette destitution n'apporterait « aucun changement » et que les forces armées russes poursuivaient leur offensive sur tout le front. En Ukraine, les protestations se poursuivent, les manifestants réclamant toujours le retour de Fedorov au ministère de la Défense.
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | +0.20 | neutral |
The Russian press frames Fedorov's refusal as a sign of internal Ukrainian dysfunction, highlighting that the ex-minister stated only three positions matter for the war's outcome. The article notes the temporary appointment of a successor, implying instability and lack of control by Zelensky.
Continental European press does not directly cover the Fedorov story, but its editorial line on Ukraine emphasizes diplomacy and Western support, downplaying internal Ukrainian tensions.
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