
L’Opep+ relève sa production de 188 000 barils par jour en septembre, une décision sans effet immédiat
La mesure, qui achève le retrait des réductions volontaires de 2023, reste tributaire du blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran, paralysant les exportations du Golfe.
Les sept membres clés de l’Opep+ – Arabie saoudite, Russie, Irak, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman – ont convenu dimanche 2 août, lors d’une réunion en ligne, d’augmenter leur production collective de 188 000 barils par jour à partir de septembre 2026. Cette décision, largement anticipée par les analystes, parachève le démantèlement progressif de la tranche de réductions volontaires de 1,65 million de barils par jour adoptée en avril 2023.
L’impact sur le marché reste toutefois largement symbolique. Le détroit d’Ormuz, par où transitait environ un cinquième du pétrole mondial avant le conflit, demeure en grande partie bloqué par l’Iran, empêchant les pays du Golfe de rétablir leurs flux d’exportation. Jorge León, analyste chez Rystad Energy, souligne que « la décision d’aujourd’hui change peu à court terme, car Ormuz reste restreint. Le véritable impact se produira lorsque les flux normaux reprendront ». Giovanni Staunovo, d’UBS, rappelle que de nombreux membres ne peuvent de toute façon pas atteindre leurs quotas officiels en raison d’une baisse de leur capacité de production, rendant ces relèvements d’objectifs peu significatifs.
La guerre au Moyen-Orient, qui oppose notamment les États-Unis et Israël à l’Iran, continue de perturber les infrastructures énergétiques et les routes maritimes. La Russie, confrontée à des attaques répétées de drones ukrainiens sur ses installations pétrolières, produit actuellement autour de neuf millions de barils par jour, bien en deçà de son objectif de 9,8 millions. Le Kazakhstan a également subi des interruptions. Dans ce contexte, l’Irak fait pression pour obtenir des quotas individuels plus élevés, tandis que les Émirats arabes unis ont quitté l’organisation en mai, illustrant les tensions internes.
L’Opep+ devrait marquer une pause dans ses hausses au quatrième trimestre, le temps de préparer les négociations sur les quotas de 2027, qui s’appuieront sur une révision des capacités de production de chaque membre. Une nouvelle couche de réductions, d’environ 2 millions de barils par jour et datant de 2022, reste en vigueur jusqu’à la fin de l’année. La prochaine réunion des sept pays est fixée au 6 septembre.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse iranienne et apparentée | −0.40 | critical |
| Presse russe et CEI | +0.10 | neutral |
The Atlantic presents the increase as a routine technical adjustment, remaining neutral on geopolitical factors and relying on data and analysis.
The Atlantic builds objectivity by using analytical forecasts and numbers, avoiding value judgments and attributing uncertainties to a generic 'Middle East war'.
The Atlantic omits to distinguish the different impacts of sanctions and wars on individual members, assuming all can increase production equally.
Iran denounces that the production increases are fictitious due to the US and Russia-Ukraine wars, accusing the United States of distorting the market.
Iran makes its position plausible by emphasizing the gap between formal decisions and geopolitical reality, using war as a justification for the ineffectiveness of quotas.
Iran omits to mention that some members (e.g., Saudi Arabia) are not directly affected by those wars and could actually increase production.
Russia presents the increase as an orderly technical step completing the unwinding of voluntary cuts, emphasizing the smooth functioning of OPEC+.
Russia normalizes the decision by presenting it as a principled agreement already reached, emphasizing procedural aspects and downplaying geopolitical tensions and sanctions.
Russia omits to mention the disruptions caused by sanctions and the war in Ukraine, which make the increase less effective for some participants like Iran and Kazakhstan.
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