
L'Europe sous le choc énergétique : Bruxelles révise ses prévisions à la baisse
La Commission européenne abaisse ses prévisions de croissance et alerte sur l'inflation, conséquence de la guerre en Iran. L'Italie fragilisée, l'Espagne résiste.
La guerre déclenchée fin février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran a provoqué un choc énergétique qui rebat les cartes de la conjoncture européenne. Dans ses prévisions économiques de printemps publiées le 21 mai, la Commission européenne a nettement réduit ses perspectives de croissance pour 2026, tout en relevant ses anticipations d'inflation. Le produit intérieur brut de la zone euro ne devrait progresser que de 0,9 %, trois dixièmes de moins qu'attendu, et l'inflation atteindre 3,1 % dans l'ensemble de l'Union, soit un point de plus que les prévisions de l'automne dernier. Le commissaire à l'Économie, Valdis Dombrovskis, a souligné que le conflit au Moyen-Orient avait infligé une « grave secousse » au secteur énergétique, ébranlant une Europe déjà éprouvée par une instabilité géopolitique et commerciale persistante.
L'Italie figure parmi les pays les plus exposés. Bruxelles a ramené la croissance italienne à 0,5 % pour 2026, contre 0,8 % lors des précédentes estimations. Le déficit public devrait passer sous la barre des 3 % du PIB (à 2,9 %), mais la dette publique reste vertigineusement élevée, à 138,5 % du PIB en 2026, soit le deuxième taux le plus important de l'Union derrière la Grèce. La consommation des ménages est freinée par la perte de pouvoir d'achat, tandis que les exportations souffrent du ralentissement mondial. Cette situation contraste avec celle de l'Espagne, dont la croissance est révisée à la hausse à 2,4 % pour 2026, une résilience que Bruxelles attribue à une moindre dépendance aux énergies fossiles et à un marché du travail dynamique.
Au-delà des disparités nationales, l'ensemble du bloc européen subit les répercussions de la fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran, qui a fait flamber les prix des hydrocarbures. Les perspectives pour 2027 laissent entrevoir une légère embellie, avec une inflation revenant à 2,5 % et une croissance de 1,3 % dans la zone euro, mais ces projections restent conditionnées à une désescalade du conflit au Moyen-Orient. La fragilité de la reprise est soulignée par les analystes : une prolongation des hostilités ou de nouvelles perturbations des approvisionnements pourraient plonger plusieurs économies européennes dans la récession. L'Europe, en quête de diversification énergétique, se trouve ainsi confrontée à un test de sa résilience économique et de sa capacité à amortir les chocs extérieurs.
| Presse européenne continentale | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | −0.20 | neutral |
La Commission européenne a fortement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, l'Italie étant le pays le plus touché par le choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient. Alors que l'Espagne fait preuve d'une résilience surprenante, l'Italie voit son PIB presque divisé par deux et l'inflation atteindre 3,2%. Le ton est alarmiste et victimiste, axé sur les difficultés italiennes.
La Commission européenne a revu à la baisse ses prévisions de croissance et à la hausse ses prévisions d'inflation pour 2026 en raison de la guerre en Iran provoquant une crise énergétique. Le rapport souligne la vulnérabilité économique de l'UE et l'impact de la hausse des prix des combustibles fossiles. Le ton est factuel et distant, notant les conséquences économiques sans prendre parti.
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