
La chute vertigineuse des universités du Sud global dans le classement CWUR 2026
Le dernier classement mondial confirme le décrochage des établissements australiens, brésiliens et argentins, faute d’investissements suffisants dans la recherche, tandis que les Émirats arabes unis tirent leur épingle du jeu.
Le classement 2026 du Center for World University Rankings (CWUR), très suivi par les étudiants internationaux, dresse un tableau préoccupant pour les universités du Sud global. Plus de la moitié des établissements australiens ont chuté, tandis que 87 % des universités brésiliennes classées – soit 45 sur 52 – ont perdu des places, selon les données rendues publiques ce lundi 1er juin. Même constat en Argentine, où les sept institutions figurant parmi les 2.000 meilleures ont toutes reculé. À l’inverse, les Émirats arabes unis affichent une progression notable, portée par des performances de recherche en hausse.
Pour l’Australie, la glissade reflète une crise plus profonde que de simples indicateurs bibliométriques. Les médias australiens rappellent que ce déclin coïncide avec un sous-financement chronique du secteur, une gouvernance universitaire mise à mal par plusieurs scandales et une certaine défiance populiste à l’égard des savoirs experts. L’éditorial du Sydney Morning Herald y voit un « malaise plus large » qui menace l’avenir du pays, dans un contexte où la science et l’éducation sont dévalorisées comme biens publics.
Du côté brésilien, la presse souligne que la chute généralisée – seules cinq universités ont progressé – est directement liée à l’effritement des budgets de recherche et à une concurrence mondiale accrue, qui pénalise les institutions les moins bien financées. L’Université de São Paulo (USP) reste la mieux classée du pays, mais elle a elle-même reculé. L’Argentine, où toutes les universités classées ont perdu des positions, illustre dramatiquement l’impact des coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur et la science, selon la presse de Buenos Aires.
Ce classement mondial, qui évalue plus de 20.000 institutions à partir d’indicateurs objectifs comme les publications scientifiques et l’employabilité des diplômés, dessine une ligne de fracture entre les nations qui investissent dans la recherche et celles qui s’en détournent. Alors que les EAU ont fait de l’innovation un pilier de leur stratégie nationale, d’autres économies émergentes ou développées paient le prix de politiques à courte vue. L’attractivité internationale et le rôle des universités comme moteurs de développement sont en jeu.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
| Presse du Golfe arabe | +0.80 | aligned |
La chute de plus de la moitié des universités australiennes dans les classements mondiaux est interprétée comme le symptôme d'un malaise plus profond : une crise de gouvernance, le mépris populiste pour l'expertise et le sous-financement chronique par Canberra. On avertit que ce déclassement compromet l'avenir du pays, nourri par l'anti-intellectualisme et une politique à courte vue.
Près de 90 % des universités brésiliennes et toutes les universités argentines reculent dans le classement mondial, une chute directement imputée aux coupes drastiques dans les budgets de l'éducation et de la recherche. Le récit souligne que l'affaiblissement de la production scientifique empêche ces établissements de soutenir la concurrence mondiale d'universités mieux financées.
Quatre universités des Émirats arabes unis progressent dans le classement mondial, un résultat attribué à l'amélioration de leurs performances en recherche. Cette progression est présentée comme le fruit de priorités stratégiques nationales de long terme en matière d'enseignement supérieur et d'innovation.
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