
La suite de Barbie en suspens : quand les millions de Ken bloquent le retour à Barbieland
Les négociations salariales entre Warner Bros. et les stars Margot Robbie et Ryan Gosling menacent l'avenir du deuxième volet, alors que les droits pourraient revenir à Mattel d'ici décembre.
Un été 2023, les salles obscures se sont teintées de rose et de noir. Le phénomène « Barbenheimer », cette improbable collision entre la comédie pop de Greta Gerwig et le drame historique de Christopher Nolan, a vu les spectateurs enchaîner les deux films dans une même journée, transformant une sortie en un rituel collectif. La poupée de Mattel, incarnée par Margot Robbie, quittait son univers de plastique pour affronter le monde réel, et le public suivait, portant le long-métrage à plus de 1,4 milliard de dollars de recettes mondiales. Un raz-de-marée culturel qui semblait appeler une suite évidente.
Pourtant, trois ans plus tard, le chemin du retour à Barbieland est semé d'embûches. Selon une enquête du New York Times, reprise par plusieurs médias internationaux, la production d'une séquelle est au point mort. Le nœud du problème : les cachets des protagonistes. Ryan Gosling, nommé à l'Oscar pour son rôle de Ken, réclamerait 20 millions de dollars pour reprendre le costume pastel, tandis que Margot Robbie, également productrice via sa société LuckyChap, négocie une participation aux bénéfices. Les discussions, qui durent depuis des mois, n'ont pas abouti. Les coprésidents de Warner Bros., Pam Abdy et Michael De Luca, ont confirmé dans un communiqué avoir fait « une série d'offres importantes », mais « jusqu'à présent, nous n'avons pas pu parvenir à un accord ».
Ce blocage révèle une fragilité structurelle. Contrairement aux usages des grandes franchises, le studio n'avait pas verrouillé ses stars par des contrats multi-films, misant tout sur l'accord unique avec la réalisatrice Greta Gerwig. Une décision qui, après le triomphe, place les artistes en position de force. L'agence CAA, qui représente à la fois Gerwig, son co-scénariste Noah Baumbach, Robbie et Gosling, cherche désormais à obtenir une part du gâteau à la hauteur du succès. Mais David Zaslav, le patron de Warner Bros. Discovery, aurait jugé les propositions « excessivement généreuses », selon des sources proches du dossier citées par la presse américaine. Un porte-parole du studio a toutefois démenti que Zaslav ait « reculé » devant les termes, précisant que les agents avaient refusé la dernière offre sans faire de contre-proposition.
Le temps presse. Si aucun accord n'est trouvé d'ici décembre, les droits d'adaptation cinématographique de Barbie retourneront à Mattel. Le fabricant de jouets pourrait alors confier la franchise à un autre studio, avec un nouveau concept, un nouveau réalisateur et un nouveau casting. Une perspective qui rendrait caducs les plans de Gerwig et Baumbach, dont on sait qu'ils travaillent à une idée de suite. L'incertitude est d'autant plus grande que Margot Robbie elle-même avait déclaré, peu après la sortie du premier film, ne pas l'avoir « construit comme une trilogie » et avoir « tout donné dans ce film ». Une confidence qui, rétrospectivement, prend des allures de prémonition.
Alors que les mois défilent, l'image qui s'impose est celle d'un sablier. Dans les bureaux de Burbank, les offres et les silences se succèdent, tandis que le jouet le plus célèbre du monde attend, figé dans sa boîte, que les géants d'Hollywood décident de son destin. La petite phrase de Margot Robbie résonne : « Je ne peux pas imaginer ce qui viendrait après. » Pour l'instant, personne ne le peut.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.30 | critical |
| Presse européenne continentale | −0.50 | critical |
La suite de Barbie est en suspens à cause d'une impasse salariale, les droits pouvant revenir à Mattel si rien n'est réglé d'ici décembre.
Il met l'accent sur l'échéance concrète (décembre) et la clause de retour des droits pour donner du poids à l'éventualité que la suite ne se fasse pas, sans alarmisme.
Il ne mentionne pas le refus explicite du PDG David Zaslav des demandes de salaire, présent dans la couverture atlantique.
Warner Bros. a rejeté les cachets 'ahurissants' des stars, mettant en péril la suite malgré le milliard de dollars de recettes du premier film.
Il utilise l'adjectif 'ahurissant' pour rendre les demandes des acteurs déraisonnables et justifier implicitement la position du PDG, mais le ton critique envers le studio ressort du contraste avec le succès.
Il ne mentionne pas l'échéance de décembre ni la possibilité que les droits reviennent à Mattel, présentes dans la couverture latino-américaine.
La suite de Barbie pourrait ne jamais voir le jour : les négociations ont échoué sur l'argent, malgré le succès phénoménal du premier film.
Il utilise le conditionnel 'pourrait ne jamais' et souligne le contraste entre le succès et l'impasse pour créer un sentiment d'urgence et de drame, sans mentionner d'échéances ou de clauses contractuelles.
Il ne mentionne pas l'échéance de décembre ni la possibilité que les droits reviennent à Mattel, présentes dans la couverture latino-américaine ; il ne rapporte pas non plus le refus spécifique du PDG, présent dans la couverture atlantique.
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