
Le coach de Southampton inculpé pour avoir autorisé l’espionnage des entraînements adverses
La Fédération anglaise de football reproche à Tonda Eckert d’avoir ordonné la surveillance de trois clubs de Championship ; il a jusqu’au 28 juillet pour se défendre.
La Fédération anglaise de football (FA) a annoncé, mercredi 22 juillet, l’inculpation de Tonda Eckert, entraîneur de Southampton, pour trois infractions à la règle E3.1 du règlement disciplinaire. Il lui est reproché d’avoir « agi de manière inappropriée et/ou porté atteinte à la réputation du football en ordonnant et/ou autorisant l’observation des séances d’entraînement » d’Oxford United, d’Ipswich Town et de Middlesbrough, entre décembre 2025 et mai 2026. L’intéressé dispose jusqu’au 28 juillet pour présenter sa défense.
Cette inculpation fait suite au scandale qui a éclaté en mai dernier, lorsque Southampton a reconnu avoir espionné les entraînements de ses adversaires. Le club a été exclu de la finale des barrages d’accession à la Premier League – une rencontre dont la valeur financière est estimée à 200 millions de livres sterling – et s’est vu retirer quatre points pour la saison 2026-2027. Une commission disciplinaire indépendante avait alors qualifié l’opération de « plan délibéré et organisé depuis le sommet du club », soulignant que des employés subalternes s’étaient sentis « contraints » d’effectuer ces surveillances.
Southampton a réagi en assurant que l’entraîneur et le club « continueront de coopérer pleinement et en toute transparence avec la FA ». Le propriétaire Dragan Solak a réitéré son soutien à Eckert, estimant que le club avait déjà été suffisamment sanctionné. De son côté, l’entraîneur allemand a présenté des excuses publiques, tout en affirmant que l’observation des séances adverses était une pratique courante dans d’autres championnats où il a exercé. Le club avait par ailleurs mis en doute l’impartialité de la commission disciplinaire, évoquant des liens indirects présumés entre deux de ses membres et Middlesbrough, sans toutefois apporter la preuve d’un parti pris.
Selon le quotidien russe Kommersant, cette affaire s’inscrit dans un mouvement plus large de durcissement des sanctions pour les comportements antisportifs. Le journal rappelle qu’en 2019, Leeds United avait écopé d’une amende de 200 000 livres pour des faits similaires, et que la sélection olympique féminine canadienne a été sanctionnée pour avoir utilisé un drone afin d’observer un entraînement néo-zélandais lors des Jeux de Paris. La décision de l’EFL d’exclure Southampton et de lui retirer des points est jugée « sans précédent » et pourrait, selon la publication, influencer la manière dont les clubs interprètent les règlements relatifs à la surveillance des adversaires.
En attendant l’échéance du 28 juillet, le club indique qu’il ne fera aucun autre commentaire tant que la procédure disciplinaire sera en cours. Southampton doit entamer sa saison par un match de Coupe de la Ligue à Colchester le 8 août, avant la reprise du championnat de Championship à Watford le 16 août.
| Presse russe et CEI | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse israélienne | +0.10 | neutral |
The case is treated with detachment, presented as a minor episode in Western football.
The news is relegated to a short note, without analysis or ethical commentary.
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