
Le financement mondial du VIH chute de 18 % en 2025, ravivant le risque d’une résurgence de l’épidémie selon l’ONUSIDA
L’agence onusienne alerte sur un recul historique des ressources, menaçant les progrès accomplis, tandis que 21 pays enregistrent une hausse des nouvelles infections.
Le financement mondial de la lutte contre le VIH a reculé de 18 % en 2025, tombant à 7,3 milliards de dollars, son plus bas niveau en près de vingt ans, selon un rapport de l’ONUSIDA présenté lors d’une conférence internationale sur le sida au Brésil. Cette contraction menace directement les acquis qui avaient permis de ramener les nouvelles infections et les décès liés au sida à leur niveau le plus bas depuis plus de trente ans.
Cette chute s’explique en partie par le gel temporaire puis la restriction des financements américains décidés par l’administration Trump début 2025, alors que Washington assurait auparavant 75 % des fonds internationaux. Les programmes de prévention ont été durement touchés : le nombre de personnes recevant la prophylaxie pré-exposition (PrEP) a chuté de plus de 50 % au Cameroun, au Nigéria et en Zambie. Une enquête menée dans 47 pays en 2026 fait état d’un effondrement des services communautaires – baisse de 85 % pour les populations homosexuelles, 82 % pour les professionnels du sexe – alors que la prévention ne représentait déjà que 11 % des ressources en 2024.
Malgré une augmentation des dépenses domestiques dans certains États, l’enveloppe totale consacrée au VIH a diminué de 6 % l’an dernier. En 2025, 1,2 million de personnes ont contracté le virus et 21 pays ont vu leurs nouvelles infections augmenter depuis 2010, tandis que sept autres les réduisaient d’au moins 78 %. À contre-courant, le Brésil a enregistré une progression de 41 % du recours à la PrEP, passant de 165 000 à 233 000 bénéficiaires.
Face à ce « bouleversement politique et financier », 149 États membres des Nations unies ont adopté en juin 2026 une nouvelle déclaration politique alignée sur la stratégie mondiale de l’ONUSIDA pour 2026‑2031. Celle-ci fixe trois cibles pour 2030 : 40 millions de personnes sous traitement, 20 millions accédant à la prévention antirétrovirale, et l’élimination des stigmatisations. Atteindre ces objectifs exigera de restaurer la solidarité internationale et de concrétiser les piliers de la stratégie, du financement domestique à la coopération internationale.
| Presse latino-américaine | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse africaine subsaharienne | −0.80 | critical |
| Presse nippo-coréenne | −0.40 | critical |
The Latin American press highlights the dramatic 18% drop in global HIV funding, attributing it primarily to US and European aid cuts under renewed conservative leadership. Despite recent progress, the funding crisis threatens to reverse gains and reignite the epidemic, especially in vulnerable regions. The UNAIDS report serves as a stark warning that political will is failing.
African press warns that the steep reduction in HIV funding — led by US and European aid cuts — directly jeopardizes decades of progress on the continent. With many countries relying on external support for 90% of their HIV programs, the crisis is existential. The narrative emphasizes that Africa, which bears the highest burden, is being abandoned.
Japanese and Korean media report the UNAIDS warning with a focus on the global setback, particularly the impact on low-income African countries that rely heavily on donor funding. The tone is factual but concerned, highlighting that progress is in jeopardy without explicitly assigning blame.
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