
Le meurtrier et violeur Douglas Worth obtient une extension de semi-liberté malgré un risque élevé
La Commission des libérations conditionnelles du Canada a accordé le 7 juillet des privilèges de sortie allant jusqu'à trois nuits à cet homme de 73 ans, condamné pour le viol et le meurtre d'une enfant de 12 ans en 1987.
La décision a été rendue par un panel de deux commissaires de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (PBC), selon un document consulté par le National Post. Il étend la semi-liberté de Douglas Worth, qui purgeait sa peine dans un établissement résidentiel communautaire (CBRF) à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, depuis juillet 2025. L'autorisation de sorties pouvant aller jusqu'à trois nuits successives s'inscrit dans le cadre d'une prolongation de sa libération conditionnelle de jour.
L'évaluation psychiatrique la plus récente, datant de mars 2025, maintenait Worth dans la catégorie des délinquants présentant un «risque supérieur à la moyenne» de violence sexuelle. La PBC a toutefois levé l'obligation de suivre un plan de traitement axé sur la déviance sexuelle, la violence et la santé mentale, estimant que sa participation à une «programmation correctionnelle intensive» rendait cette condition superflue. Une nouvelle déclaration de la victime, déposée en mai, demandait une restriction géographique pour éloigner Worth de sa famille, requête rejetée faute d'indices de violation de l'interdiction de contact.
Le crime pour lequel Douglas Worth a été condamné remonte à 1987, à Brampton, en Ontario. La jeune Trina Campbell, une Métisse de 12 ans, avait disparu après être descendue d'un autobus scolaire. Son corps ne fut retrouvé que plus tard, démembré. Worth n'est devenu suspect qu'un an après, lorsque des proches ont signalé à la police qu'il s'était vanté d'avoir tué quelqu'un et avait contraint un enfant à nettoyer une tache suspecte dans le coffre d'une voiture de location.
La Commission des libérations conditionnelles a justifié l'octroi de privilèges de sortie par la nécessité de «démontrer [ses] compétences» et de «renforcer des relations positives». Elle n'a pas donné suite aux craintes exprimées par la famille de la victime, qui vit dans la peur depuis l'annonce de sa libération. Le dossier reste ouvert, les modalités précises des sorties étant déterminées par l'établissement résidentiel, probablement la Raitland House de l'Armée du Salut, seule structure pour hommes à Dartmouth.
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