
Le nouveau guide suprême iranien accuse Washington et Tel-Aviv de vouloir « diviser » la nation
Dans un message écrit, Mojtaba Khamenei a appelé à l’unité nationale, accusant ses adversaires de semer « doute et désespoir » après leur défaite militaire, tandis que Donald Trump se dit prêt à le rencontrer.
Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a profité des cérémonies marquant l’anniversaire de la mort de l’imam Khomeiny et de l’Aïd al-Ghadir pour lancer une mise en garde solennelle. Dans un message écrit lu par un dignitaire religieux, il accuse les États-Unis et Israël, après leur « revers cuisant » sur le champ de bataille, de mener une guerre psychologique visant à saper la résilience du peuple iranien en semant « les graines du doute, du désespoir, de la peur, de la méfiance et de la division ». Cet appel à l’unité, qui survient dans un contexte de transition délicate depuis l’accession de Mojtaba au pouvoir après la mort de son père Ali Khamenei lors d’une frappe américaine fin février, est révélateur des tensions internes et externes qui pèsent sur la République islamique.
La presse iranienne, notamment les organes proches du pouvoir, insiste sur l’héritage de l’imam Khomeiny et sur la nécessité de rejeter toute divergence face à ce que Téhéran qualifie de « guerre hybride », mêlant volet militaire conventionnel et guerre de l’information. Selon ces médias, l’ennemi, « vaincu militairement », cherche désormais à inverser la tendance en distillant désespoir et défiance pour retourner la population contre le gouvernement. Cette rhétorique d’unité nationale est brandie comme un rempart contre les ingérences étrangères.
Du côté occidental et israélien, l’angle est sensiblement différent. Les quotidiens suédois et français citent volontiers l’affirmation du guide selon laquelle les États-Unis auraient subi une « humiliation profonde » et que l’Iran ne modifierait pas sa ligne à l’égard d’Israël, qualifié de « base militaire créée par les États-Unis ». La presse israélienne relaie quant à elle les commentaires du secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui assure que Mojtaba Khamenei reste très engagé malgré son absence publique totale depuis sa désignation début mars, un mutisme qui alimente les spéculations sur son état de santé.
En toile de fond, la guerre déclenchée en février 2026 par Washington et Tel-Aviv a officiellement cessé, mais les violations du cessez-le-feu sont quotidiennes et les pourparlers sporadiques piétinent. L’offre de dialogue lancée par Donald Trump, qui a exprimé dans un média indonésien son souhait de rencontrer personnellement le nouveau guide, ne semble pas infléchir la posture iranienne. Pourtant, la perspective d’une ouverture diplomatique, même fragile, contraste avec l’escalade rhétorique et la crainte d’une fracture interne que trahit l’appel à l’unité.
Pour les capitales européennes, et notamment Paris, l’inquiétude est palpable. Le isolement international du régime, que le guide dit vouloir briser par la résilience, pourrait s’aggraver si la guerre psychologique se double d’une répression intérieure. La succession de Mojtaba, figure contestée mais incontournable du sérail, n’a pas apaisé les tensions ; son silence ajoute une dose d’incertitude sur l’avenir d’un pays où la rue reste imprévisible. Dans ce contexte, les « graines du doute » redoutées par le pouvoir pourraient bien germer de l’intérieur.
| Presse iranienne et apparentée | +1.00 | aligned |
|---|---|---|
| Presse israélienne | −0.40 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.80 | critical |
Invoquant les enseignements durables de l'Imam Khomeini, le Guide a déclaré que l'ennemi, vaincu militairement, mène désormais une guerre psychologique pour semer la division. Il a appelé à une unité nationale inébranlable et au rejet des divergences politiques pour préserver la voie révolutionnaire de l'Iran.
Le Guide suprême iranien a allégué qu'Israël et ses alliés, après un revers militaire, tentent désormais d'affaiblir la résilience du public iranien et d'influencer les responsables par des tactiques psychologiques. Cette déclaration, rapportée avec prudence, est perçue comme un effort pour rallier l'unité interne face aux pressions extérieures.
Au milieu d'accusations d'atrocités passées, y compris le meurtre de membres de sa famille, le président Trump exprime désormais le souhait de rencontrer le Guide suprême iranien. Cette ouverture est présentée comme un rebondissement choquant, suscitant l'alarme sur les véritables intentions derrière ce geste diplomatique soudain.
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