
Le prince Ali accuse Gianni Infantino de « chantage » sur fond de crise à la FIFA
Le président de la Fédération jordanienne de football dénonce le non-paiement des primes de la Coupe arabe et une pression verbale pour obtenir son soutien politique, alors que le président de la FIFA fait face à une fronde inédite.
La Fédération jordanienne de football, par la voix de son président le prince Ali bin Al Hussein, a publiquement accusé le président de la FIFA, Gianni Infantino, de « chantage ». Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’ancien vice-président de l’instance mondiale affirme que la Jordanie n’a toujours pas reçu les 4,2 millions de dollars de prime promis pour sa place de finaliste de la Coupe arabe de la FIFA 2025, disputée en décembre au Qatar. « L’argent que notre équipe devrait recevoir pour avoir atteint la finale n’a pas encore été versé, alors que la FIFA se vante de ses milliards de réserves », a-t-il écrit, soulignant que la fédération avait sollicité en vain l’aide de l’organisation pendant des mois.
Le prince Ali, qui fut candidat face à Infantino lors de l’élection présidentielle de 2016, affirme que la situation a basculé durant la Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Il lui aurait alors été « communiqué verbalement » qu’exprimer son soutien au président sortant « contribuerait grandement » à résoudre les difficultés de sa fédération. Parmi ces difficultés, il cite également les obstacles à l’obtention de visas pour les supporters jordaniens, malgré des billets vendus « à des prix exorbitants », et la taxation par le gouvernement américain, via la FIFA, des revenus liés à la participation au tournoi – un prélèvement qui n’aurait pas touché les équipes basées au Canada ou au Mexique. « Nous sommes fiers, en Jordanie, de défendre des valeurs éthiques. Nous ne l’avons pas soutenu avant et nous ne le ferons certainement pas maintenant », a-t-il déclaré, qualifiant l’ensemble de la situation de « chantage ».
Cette accusation intervient alors que Gianni Infantino traverse la crise politique la plus grave de sa présidence. Son projet de céder une participation minoritaire dans une nouvelle filiale gérant les droits commerciaux des Coupes du monde à un groupe d’investisseurs mené par Joshua Kushner a été retiré la semaine dernière, après un tollé général. La Confédération européenne de football (UEFA), la CONCACAF et la Confédération asiatique de football (AFC) – dont la Jordanie est membre – ont toutes rejeté l’initiative, certaines menaçant de boycotter les compétitions de la FIFA. Plusieurs fédérations nationales, dont celles d’Angleterre, du pays de Galles, de Suède et de Finlande, ont publiquement retiré leur soutien à la réélection d’Infantino.
La prise de parole du prince Ali, figure historique de l’opposition à la direction de la FIFA depuis sa candidature réformatrice en 2015 contre Sepp Blatter, ajoute une dimension personnelle à la crise institutionnelle. Elle met en lumière les tensions entre la direction de l’organisation et les petites fédérations, dont les difficultés financières et logistiques sont exacerbées par l’expansion des compétitions. L’élection présidentielle est prévue le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc, et la date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 18 novembre 2026. La FIFA n’a, pour l’heure, pas répondu aux accusations.
| Presse européenne continentale | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.80 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.40 | critical |
| Presse russe et CEI | −0.20 | neutral |
The prince has spoken; we relay his words without embellishment. The accusation stands as a fact.
By presenting the allegation as a simple quote and avoiding any commentary, the bloc creates an appearance of impartiality while still disseminating the claim.
The bloc omits any background on Infantino’s contested re-election plans or the broader FIFA investment scandal, leaving the story as an isolated incident.
We denounce Infantino’s blackmail and stand with Prince Ali. This is a clear case of corruption that must be punished.
The bloc uses emotionally charged language and moral absolutes (flagrant, tyranny, corruption) to frame the story as a clear-cut battle between good and evil, leaving no room for nuance.
The bloc omits the context that the prize money dispute may also involve administrative delays and that Infantino’s investment plan was abandoned, which could mitigate the accusation of intentional blackmail.
We report the accusation and embed it in the wider FIFA crisis, showing how power struggles and failed reforms shape this story.
By linking the blackmail claim to Infantino’s prior failed investment scheme and the upcoming election, the bloc frames the accusation as part of a larger political drama rather than a simple moral outrage, lending credibility through context.
The bloc downplays the prince’s personal victimhood and the emotional weight of the blackmail charge, treating it as one maneuver among many.
The prince has listed concrete grievances; we present them without editorializing. The facts speak for themselves.
By enumerating specific issues (visas, taxes, prize money) and avoiding emotional language, the bloc creates an impression of objectivity and factual reliability, allowing the accusation to stand on its own details.
The bloc omits the wider political context of Infantino’s re-election campaign and the failed investment plan, which might explain why the blackmail would be plausible.
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