
Les négociations États-Unis-Iran reportées, les combats au Liban menacent l’accord intérimaire
Le report des pourparlers de paix en Suisse, consécutif à l’intensification des affrontements entre Israël et le Hezbollah, fragilise le mémorandum d’entente signé cette semaine et retarde les discussions sur le programme nucléaire iranien.
Les pourparlers prévus vendredi en Suisse entre les États-Unis et l’Iran ont été reportés sine die, a confirmé le ministère suisse des Affaires étrangères, alors que les combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah se sont intensifiés dans le sud du Liban. La délégation iranienne, conduite par le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, n’a pas quitté Téhéran, et le vice-président américain JD Vance a suspendu son déplacement. Selon des responsables régionaux impliqués dans la médiation, l’Iran a conditionné sa participation à un arrêt des opérations militaires israéliennes au Liban, qu’il considère comme une violation du premier point du mémorandum d’entente signé mercredi entre Washington et Téhéran.
Les positions des parties divergent nettement sur le volet libanais. D’après des sources iraniennes, la question du Liban est « centrale » et tout accord permanent doit garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays, ce qui implique un retrait israélien du sud. Le gouvernement israélien, par la voix du premier ministre Benjamin Netanyahu, a réaffirmé que ses troupes resteraient dans une « zone de sécurité » aussi longtemps que nécessaire, et a promis de faire payer un « prix très lourd » au Hezbollah après la mort de quatre soldats israéliens. Des ministres d’extrême droite ont appelé à une escalade, l’un d’eux déclarant que « tout le Liban doit brûler ». Côté américain, le président Donald Trump a publiquement critiqué M. Netanyahu, l’exhortant à être « plus responsable à l’égard du Liban », tandis que le vice-président Vance a exprimé son exaspération face à la stratégie israélienne. La France a, pour sa part, appelé Israël à « respecter » l’accord.
L’accord intérimaire, qui visait à mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei, prévoit une cessation immédiate et permanente des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, la réouverture du détroit d’Ormuz et un processus de négociation de 60 jours sur le programme nucléaire iranien. La reprise du trafic maritime dans le détroit a été observée jeudi, mais des incertitudes persistent quant au déminage et à la sécurité des passages. Les marchés européens ont réagi avec prudence, tandis que les cours du pétrole restent orientés à la baisse sur la semaine. Le nouveau guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a approuvé l’accord tout en affichant une « vue différente », signe de tensions internes au régime.
Les médiateurs régionaux — notamment le Pakistan et le Qatar — s’emploient à reprogrammer les rencontres, alors que la Suisse maintient son dispositif logistique et de sécurité au complexe de Bürgenstock. Aucune nouvelle date n’a été annoncée. Le dossier reste suspendu à l’évolution de la situation militaire au Liban et à la capacité des garants de l’accord à contenir les deux « perturbateurs » identifiés par des sources diplomatiques émiraties : un gouvernement israélien hostile au retrait et une frange d’opposition dure en Iran.
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
Les médiateurs se concentrent sur l'escalade au Liban, qui a éloigné l'Iran de la table des négociations. Le report des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran en Suisse est perçu comme une conséquence directe de l'intensification des combats entre Israël et le Hezbollah, menaçant le fragile accord intérimaire. Des efforts sont en cours pour reprogrammer ces rencontres jugées cruciales pour entamer des négociations permanentes.
Les bombardements israéliens renouvelés au Liban ont gravement mis en danger l'accord de paix naissant entre les États-Unis et l'Iran, entraînant le report sine die des négociations en Suisse. Les violences, qui ont fait de nombreuses victimes, sont considérées comme le principal obstacle au processus diplomatique, jetant le doute sur la viabilité de l'accord intérimaire. Les analystes s'interrogent sur la capacité de l'accord à survivre sans un arrêt immédiat des hostilités.
La piste diplomatique entre les États-Unis et l'Iran a rencontré un obstacle précoce, les pourparlers ayant été annulés en raison de la reprise des combats au Liban, Téhéran insistant sur un arrêt des violences avant de poursuivre. La Maison Blanche a invoqué des défis logistiques, mais ce report souligne la fragilité de l'accord et le levier que l'Iran cherche à conserver. Le voyage reporté du vice-président Vance met en évidence la pression immédiate sur les efforts de paix de l'administration.
Élargis ton regard
Provisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs
2 langues · 6 sources
Depuis TechnologyMoscou encadre les SMS d'authentification des SIM d'enfants, sans interdire les réseaux sociaux
1 langue · 13 sources
Depuis Science & HealthDes virus inédits conçus par intelligence artificielle pour lutter contre les bactéries
5 langues · 24 sources