
Venezuela : plus de 500 excarcérations annoncées, entre espoirs et scepticisme
Les autorités de Caracas promettent la libération imminente de centaines de détenus politiques, mais les engagements non tenus et le témoignage d'un prisonnier argentin récemment relâché imposent la prudence.
L’annonce a été faite par Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela, le 23 mai : « dans les prochaines heures », le nombre de personnes excarcérées pour motifs politiques dépassera les 500, gonflant le chiffre de 300 avancé quelques jours plus tôt par le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez. Selon la dirigeante, cette révision résulte d’un examen mené entre les différentes instances du système judiciaire vénézuélien. Pour nombre d’observateurs latino-américains, l’affichage humanitaire masque une réalité plus complexe, faite de pressions extérieures et de promesses répétées.
Car la communication se heurte à un lourd passif. La presse européenne, notamment madrilène, rappelle que le délai de 72 heures promis par Jorge Rodríguez pour 300 libérations n’a pas été tenu : seules 38 personnes, dont deux femmes, ont recouvré la liberté, et ce sous de sévères mesures de contrôle judiciaire. Même tonalité sceptique dans la presse libanaise, qui souligne que l’amnistie générale adoptée le 19 février sous pression américaine avait déjà donné lieu à des annonces similaires, tandis que des milliers de Vénézuéliens restaient sous surveillance. Le gouvernement par intérim, issu du renversement de Nicolás Maduro en janvier, manie un « labyrinthe de chiffres », estime un quotidien espagnol, pour simuler une normalisation.
Le témoignage de Nahuel Gallo, citoyen argentin libéré le 1er mars après 448 jours de détention pour espionnage, vient incarner cette ambiguïté. « Nous restons prisonniers tant que nos compagnons ne sont pas libres », a-t-il déclaré à la presse anglo-saxonne, appelant la communauté internationale à maintenir la pression sur Caracas. Du côté des médias argentins, on relève que le processus de libération demeure « prudent » aux yeux des organisations internationales, tandis que la justice vénézuélienne continue d’imposer des mesures d’exception. Ce double discours — libérations progressives mais maintien de la contrainte — nourrit la défiance d’une opposition encore largement incarcérée.
Au-delà des chiffres, l’enjeu est celui de l’après-transition. Les sources algériennes citent 395 prisonniers déjà relâchés et 8 426 citoyens totalement blanchis, mais la présidente par intérim invite à aborder ces mesures « avec maturité » et dans un « esprit constructif », selon les médias colombiens et costariciens, pour « le réveil du Venezuela ». Pourtant, l’ombre de Washington plane : le geste d’apaisement reste conditionné à la levée progressive des sanctions. L’exécutif de Caracas, coincé entre l’héritage répressif et la nécessité de reconnaissance internationale, joue une partition dont la crédibilité dépendra de la mise en œuvre concrète des libérations annoncées.
| Presse européenne continentale | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | +0.10 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
La présidente par intérim Delcy Rodríguez a annoncé la libération de plus de 500 prisonniers politiques, mais les promesses précédentes n'ont pas été tenues. Seuls 36 hommes et 2 femmes ont été effectivement libérés, suscitant le scepticisme quant à la portée réelle de l'amnistie. Les doutes persistent sur la volonté du gouvernement de tenir ses engagements.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez a annoncé la libération imminente de plus de 500 détenus politiques, grâce à une loi d'amnistie promulguée en février. Le gouvernement affirme que des centaines de prisonniers ont déjà été libérés. L'annonce fait suite au renversement de Nicolás Maduro, avec l'intervention américaine.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez a annoncé la libération de 500 prisonniers politiques, augmentant le nombre précédemment annoncé. La loi d'amnistie a été signée en février sous la pression des États-Unis, qui ont arrêté l'ancien président Maduro. Jusqu'à présent, trois prisonniers ayant purgé plus de 20 ans de détention ont été libérés.
Élargis ton regard
Espagne-Italie : contrôles frontaliers réciproques après la crise migratoire de Ceuta
6 langues · 50 sources
Depuis Economy & MarketsWashington impose un droit de douane de 15 % sur le polysilicium et fixe des prix planchers
4 langues · 16 sources
Depuis TechnologyMoscou encadre les SMS d'authentification des SIM d'enfants, sans interdire les réseaux sociaux
1 langue · 13 sources