
Mondial 2026 : l’Irak et la Norvège de retour, l’Espagne et le Mexique en rodage
À quelques jours du coup d’envoi en Amérique du Nord, les matchs de préparation livrent leurs enseignements tandis que des nations historiques comme l’Irak et la Norvège retrouvent le tournoi après des décennies d’absence.
Les ultimes matchs amicaux avant la Coupe du monde 2026 offrent un instantané des forces en présence. Ce jeudi, l’Espagne reçoit l’Irak à La Corogne pour peaufiner ses automatismes, tandis que le Mexique, pays coorganisateur, se mesure à la Serbie dans le stade mythique de Toluca. Ces rencontres, avant le coup d’envoi officiel le 11 juin, permettent aux favoris — comme la Roja, invaincue depuis près d’un an — de tester leurs schémas tactiques, et aux outsiders de jauger leur niveau face à des références mondiales.
Pour l’Irak, ce match revêt une dimension symbolique forte. Quarante ans après sa seule participation à un Mondial, en 1986 précisément au Mexique, la « Mésopotamie » retrouve l’élite. Le long chemin de qualification a exigé une résilience à toute épreuve : après un parcours parfait au deuxième tour asiatique, les Irakiens ont dû batailler lors de la phase suivante avant d’arracher leur ticket via les barrages. Ce retour inespéré, salué par la presse asiatique, illustre la persévérance d’une nation marquée par les conflits, pour qui le football demeure un vecteur d’unité et d’espoir.
La Norvège, elle, tourne la page de vingt-huit ans d’absence — sa dernière apparition remontait à 1998. Les Scandinaves ont dominé leur groupe européen avec un sans-faute (huit victoires, trente-sept buts marqués), infligeant notamment deux défaites cinglantes à l’Italie. À leurs côtés, le Sénégal, fer de lance de l’Afrique francophone, entend poursuivre son ascension. Vainqueurs convaincants de leur groupe de qualification, les « Lions de la Teranga » visent désormais à dépasser leur quart de finale historique de 2002. Dans les colonnes des médias africains comme asiatiques, ces retours et ambitions dessinent une géopolitique du football où les hiérarchies traditionnelles sont bousculées.
Première compétition à quarante-huit équipes, cette édition nord-américaine (États-Unis, Canada, Mexique) élargit l’horizon du football mondial. Pour le public francophone, la présence du Canada comme coorganisateur et celle du Sénégal rappellent que la francophonie a toute sa place dans cette grand-messe. L’Espagne de Luis de la Fuente, championne d’Europe en titre, et le Mexique de Javier Aguirre, porté par les attentes du pays hôte, savent que les derniers réglages seront déterminants dans la fournaise de la phase finale. Reste à voir si les revenants sauront transformer l’essai, ou si les habitués des podiums imposeront leur loi.
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | +0.30 | aligned |
| Presse européenne continentale | +0.10 | neutral |
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
Les fiches sur les sélections d'Irak, du Sénégal et de la Norvège soulignent leur long parcours de qualification et leur retour sur la scène mondiale après des décennies. Le récit reste factuel, appuyé sur des chiffres, des dates et des parallèles historiques, sans emphase ni prise de position.
L'accent est mis sur les matchs amicaux d'avant Coupe du Monde : où voir Espagne-Irak et le dernier test du Mexique face à la Serbie avant le coup d'envoi. Les articles mêlent information pratique et une pointe de fierté nationale, avec un œil sur le onze probable et les antécédents récents de la sélection.
La presse continentale aborde les amicaux comme la dernière répétition pour l'Espagne, championne du monde 2010, et suit avec une sympathie discrète le retour de la Norvège après 28 ans. L'analyse soupèse les choix d'effectif, la série d'invincibilité et les écueils possibles, sur un ton tempéré alliant léger optimisme et réalisme.
Les médias russes présentent les matchs amicaux et les fiches des qualifiées comme un décor autour d'un tournoi entaché par l'injustice de l'exclusion russe. Le récit insiste sur un traitement inéquitable, l'isolement politique et le caractère ‘incomplet’ de la compétition, la rencontre avec la Serbie, sœur slave, étant la seule note fraternelle.
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