
États-Unis : une démonstration éclatante en ouverture d'un Mondial sous le signe d'Hollywood
Portés par un doublé de Folarin Balogun, les Américains ont étrillé le Paraguay (4-1) au SoFi Stadium de Los Angeles, tandis que le Canada arrachait son tout premier point dans l'histoire de la Coupe du monde.
La deuxième journée de la Coupe du monde 2026 aura été marquée par une prise de pouvoir éclatante des États-Unis, qui ont infligé une correction au Paraguay (4-1) devant un parterre de célébrités réunies au SoFi Stadium de Los Angeles. Dans une ambiance qui tenait davantage de la cérémonie des Oscars que d'un match de poules – Tom Cruise, Leonardo DiCaprio et Katy Perry observaient la rencontre depuis les tribunes – les hommes de Mauricio Pochettino ont livré une partition quasi parfaite, pliant l'affaire en première mi-temps grâce à un doublé du prodige Folarin Balogun. Cette victoire, la plus large jamais enregistrée par une équipe de la Concacaf face à un adversaire de la Conmebol en phase finale, projette le pays hôte dans une nouvelle dimension, bien au-delà du simple statut d'outsider.
Le destin de Balogun incarne à lui seul l'étonnant creuset culturel de ce Mondial. Né à Brooklyn de parents nigérians, grandi à Londres et formé à Arsenal avant de représenter les États-Unis, ce pur produit de la mondialisation du football est devenu le premier Américain depuis 1930 à inscrire un doublé dans un match de Coupe du monde. La presse nord-américaine, euphorique, le qualifie de « héros accidentel » de toute une nation, tandis que les médias nigérians et britanniques rappellent avec une pointe de regret qu'il aurait pu endosser les couleurs des Super Eagles ou des Three Lions. Pendant ce temps, à Toronto, le Canada a lui aussi touché du doigt une forme de rédemption en arrachant le match nul face à la Bosnie-Herzégovine (1-1), décrochant ainsi le tout premier point de son histoire en Coupe du monde après six défaites consécutives en 1986 et 2022.
L'analyse tactique, notamment relayée par la presse sud-américaine et européenne, souligne la maîtrise de Mauricio Pochettino. L'ancien entraîneur de Tottenham a su insuffler une intensité et une verticalité dévastatrices à une équipe longtemps critiquée pour sa naïveté. Malgré la sortie sur blessure de Christian Pulisic à la pause – un pépin au mollet qui, selon l'intéressé, relève d'une simple précaution –, le collectif américain n'a pas fléchi, Giovanni Reyna parachevant le festival dans le temps additionnel. Le contraste est saisissant avec une Albirroja dépassée, dont le retour en Coupe du monde après seize ans d'absence a tourné au cauchemar, raillée sans ménagement par les internautes pour sa fébrilité défensive.
Au-delà de l'exploit sportif, cette soirée hollywoodienne a mis en lumière les paradoxes politiques du tournoi. En l'absence remarquée du président Donald Trump, remplacé par une délégation menée par le secrétaire d'État Marco Rubio, la presse anglo-saxonne et française s'interroge sur l'appropriation d'un succès porté par un attaquant aux origines nigerianes, à l'heure où l'administration américaine durcit sa rhétorique migratoire. Comme le souligne un éditorialiste londonien, Balogun est devenu le symbole vivant et encombrant que le « soccer », malgré sa quête effrénée de reconnaissance aux États-Unis, reste un terrain d'expression pour cette Amérique multiculturelle que le discours politique officiel tente parfois d'occulter.
| Presse atlantique / anglosphère | +1.00 | aligned |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.20 | neutral |
| Presse africaine subsaharienne | +0.80 | aligned |
| Presse latino-américaine | −0.10 | neutral |
L'équipe américaine a fait des débuts de rêve dans sa Coupe du monde à domicile en écrasant le Paraguay 4-1 dans un SoFi Stadium plein de stars. Le doublé historique de Balogun et l'ambiance hollywoodienne annoncent une ambition inédite pour le soccer américain.
Entre paillettes hollywoodiennes et absence de Trump, les États-Unis ont balayé le Paraguay, mais l'image marquante reste celle d'un envahisseur de terrain plaqué par dix policiers. Une soirée où le football a peiné à éclipser le cirque médiatique.
Folarin Balogun, né au Nigeria, a ébloui le monde avec un doublé pour les États-Unis. La presse africaine salue ce talent d'origine nigériane, présentant son choix de sélection comme une fierté continentale et un repère dans l'histoire du Mondial.
Pendant que les États-Unis célèbrent le 4-1 historique, la soirée est aussi marquée par l'intervention musclée de dix policiers sur un supporter et le clin d'œil d'Anya Taylor-Joy à l'Argentine. La presse latino-américaine raconte ce début fracassant avec une pointe d'ironie et de schadenfreude.
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