
Mossad : le numéro deux limogé après l'échec d'un projet de « changement de régime » en Iran
Le nouveau chef du Mossad, Roman Gofman, a écarté son adjoint, responsable d'une opération visant à renverser Téhéran. Un échec qui révèle les fractures au sein des services israéliens.
La nouvelle direction du Mossad n'a pas tardé à afficher sa volonté de rupture. Quelques jours après sa prise de fonctions, Roman Gofman a relevé de ses fonctions le directeur adjoint, connu sous le nom de code « A. », après vingt-deux années de service. Si le communiqué du bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou salue sa « contribution significative à la sécurité de l'État d'Israël », la presse israélienne, citée par des médias iraniens, affirme que ce limogeage sanctionne l'échec d'un projet colossal : renverser le régime iranien. Un budget d'un milliard de shekels (environ 275 millions d'euros) et une équipe de plusieurs centaines de personnes auraient été mobilisés en vain, selon ces informations.
Du côté de Téhéran, l'annonce est accueillie comme une preuve de la résilience du système politique. Les journaux iraniens Khabar Online et Donya-e Eqtesad, tout comme le média libanais Al-Manar, proche du Hezbollah, insistent sur l'ampleur de l'investissement consenti par l'État hébreu pour un résultat nul. Al-Manar rappelle d'ailleurs que le « changement de régime » en Iran constitue un objectif central de Netanyahou depuis des années, et que la nomination de Gofman, réputé pour ses positions dures, s'inscrivait dans cette logique. La perspective iranienne présente donc ce revers comme un camouflet pour les services israéliens, au moment où les tensions régionales restent vives.
En Israël, cet épisode met en lumière les luttes internes au sein du Mossad. « A. », décrit comme un proche du Premier ministre et une figure de la droite, avait été pressenti pour diriger l'agence avant que Gofman ne lui soit préféré. Son éviction, qualifiée de « séisme » par le quotidien économique israélien Donya-e Eqtesad, intervient après d'autres départs, notamment celui du chef des relations internationales, « D. », qui a quitté son poste la veille. Le Jerusalem Post note que cette série de démissions signale une réorganisation en profondeur, probablement destinée à ressouder un appareil ébranlé par des années d'échecs retentissants face à l'Iran.
Au-delà du Proche-Orient, ces soubresauts ne laissent pas indifférentes les capitales européennes. Paris, Bruxelles ou Berlin suivent avec attention l'évolution des services israéliens, partenaires dans la lutte antiterroriste mais aussi acteurs d'une guerre de l'ombre dont les conséquences peuvent déstabiliser toute la région. La remise en cause de la stratégie du Mossad vis-à-vis de Téhéran pourrait avoir des répercussions sur les négociations nucléaires en cours, et raviver le débat sur l'efficacité des opérations clandestines. Pour l'heure, les nouveaux maîtres du renseignement israélien semblent déterminés à tourner la page, mais la route vers un éventuel changement de régime à Téhéran paraît plus incertaine que jamais.
| Presse iranienne et apparentée | +0.80 | aligned |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.20 | neutral |
| Presse israélienne | 0.00 | neutral |
L'adjoint du Mossad a été limogé pour son incapacité à renverser le régime de la République islamique, malgré un budget d'un milliard de shekels et des centaines d'agents. Il dirigeait les opérations secrètes de changement de régime contre l'Iran, et cet échec est célébré comme une défaite ennemie. Les médias du régime y voient la preuve de l'impuissance israélienne.
Le numéro deux du Mossad a été évincé après l'échec de la mission de 'changement de régime en Iran'. Des sources israéliennes évoquent un budget colossal et une équipe de plusieurs centaines d'hommes sans résultat concret. Les médias régionaux suivent le remaniement avec un scepticisme distancié.
Le nouveau chef du Mossad Gofman limoge l'adjoint A. après 22 ans de service et salue sa contribution à la sécurité de l'État. La décision est présentée comme une réorganisation ordinaire pour relever les défis à venir. Aucune mention n'est faite d'opérations spécifiques.
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