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Sciences & Santédimanche 2 août 2026

Paludisme : 282 millions de cas estimés dans le monde en 2024, l’Afrique paie le plus lourd tribut

Le paludisme tue encore plus de 600 000 personnes par an, dont 75 % d’enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne, selon le rapport 2025 de l’OMS.

Les derniers chiffres mondiaux du paludisme marquent une inversion de tendance. Selon le Rapport mondial sur le paludisme 2025 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 282 millions de cas ont été recensés en 2024, contre 273 millions l’année précédente. Le nombre de décès est estimé à 610 000. Alors que les cas avaient connu une légère baisse avant 2015, ils augmentent à nouveau, poussés par les changements climatiques, les conflits et l’affaiblissement des systèmes de santé, précise le rapport. L’Afrique subsaharienne concentre 94 % des infections et 95 % des décès.

Au sein de ce fardeau, le Nigeria occupe une place centrale. Le pays représente 27 % de la charge mondiale du paludisme et 31 % des décès, indiquent les données du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) citées par la presse nigériane. Les enfants de moins de cinq ans paient le plus lourd tribut : 75 % des morts liées au paludisme sur le continent africain surviennent dans cette tranche d’âge. Par ailleurs, la maladie est associée à 11 % des décès maternels au Nigeria, selon le ministère fédéral de la Santé.

La grossesse aggrave la vulnérabilité. Des gynécologues interrogés au Nigeria expliquent que le paludisme mal traité peut enflammer le placenta et réduire l’apport d’oxygène et de nutriments au fœtus, entraînant un retard de croissance, un accouchement prématuré, voire une mort fœtale. L’immunité naturelle de la femme enceinte baisse, ce qui accroît la fréquence et la sévérité des infections. En 2018, 11 millions de femmes enceintes étaient infectées en Afrique subsaharienne, avec pour conséquence près de 900 000 nouveau-nés de faible poids, selon l’OMS.

Parallèlement, les vecteurs du paludisme étendent leur territoire. Une analyse publiée en octobre 2025 montre que quarante-cinq espèces de moustiques vecteurs de maladies ont colonisé de nouvelles régions depuis le XVe siècle, dont douze depuis l’an 2000. Le changement climatique et le commerce international – notamment les pneus usagés et les plantes vivantes – accélèrent cette dissémination. Des espèces comme Aedes albopictus, capable de transmettre la dengue et le chikungunya, ont été signalées dans de nouveaux pays européens entre 2025 et 2026, illustrant une dynamique qui pourrait aussi affecter la transmission du paludisme.

Les innovations – vaccins, moustiquaires imprégnées de nouvelle génération, médicaments améliorés – offrent des outils pour inverser la courbe, mais leur efficacité est menacée par la résistance aux antipaludéens, les crises humanitaires et le sous-financement. Le thème de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026, « Déterminés à en finir : maintenant nous le pouvons, maintenant nous le devons », traduit l’urgence d’un engagement renouvelé. La prochaine édition du rapport mondial de l’OMS, attendue en 2026, dira si les progrès annoncés se concrétisent.

Divergence — qui la raconte comment
15%Faible
2 blocs · positions de −0.30 à 0.00
CritiqueFavorable
AFRSEA
Divergence entre blocs de presse
Presse africaine subsaharienne−0.30critical
Presse d'Asie du Sud-Est0.00neutral
Presse africaine subsaharienne−0.30
Voix

Nous, experts en santé maternelle et nutritionnistes, tirons la sonnette d'alarme : le paludisme pendant la grossesse nuit au fœtus, mais la solution est à portée de main – diagnostic précoce, médicaments préventifs et un simple œuf par jour pour les enfants.

Mécanismepaternalismo preventivo

Réduit une crise systémique complexe à des interventions individuelles simples et immédiates, rendant le problème gérable et responsabilisant moralement les parents.

Omission

Omet les facteurs mondiaux soulignés dans d'autres blocs comme le changement climatique, les déficits de financement, la résistance aux insecticides et l'échec structurel des systèmes de santé, se concentrant plutôt sur l'observance diététique et médicale individuelle.

AlarmePragmatisme
Presse d'Asie du Sud-Est0.00
Voix

La communauté scientifique observe que les moustiques conquièrent le monde : le changement climatique et la mondialisation redessinent la carte des maladies infectieuses.

Mécanismeinquadramento ecologico

Présente le problème comme un phénomène géographique-écologique inévitable, déplaçant la responsabilité humaine directe et mettant l'accent sur l'adaptation et la surveillance.

Omission

Omet le bilan humain et la souffrance en Afrique – le véritable fardeau de la mortalité et de la morbidité – se concentrant plutôt sur l'expansion des vecteurs dans de nouveaux territoires comme préoccupation principale.

AlarmeUrgence
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Anémie maternelle et mortinatalité en Inde : un surrisque de 27 % identifié·Une étude sur 30 ans lie la consommation de café caféiné à un vieillissement en bonne santé chez les femmes·Taïwan lance ses manœuvres « Han Kuang » les plus étendues face à la pression chinoise·L’Odyssée de Nolan, des rivages de Favignana aux questions d’une doctorante chinoise·Le pape Léon XIV se rendra en Uruguay, en Argentine et au Pérou du 6 au 17 novembre·Avalanche sur le Broad Peak : quatre corps rapatriés, le bilan des disparus reste incertain·Présidentielle brésilienne : l’avance de Lula sur Flávio Bolsonaro se réduit, selon deux nouveaux sondages·Poutine remanie le commandement militaire et unifie les services de l’arrière·Anémie maternelle et mortinatalité en Inde : un surrisque de 27 % identifié·Une étude sur 30 ans lie la consommation de café caféiné à un vieillissement en bonne santé chez les femmes·Taïwan lance ses manœuvres « Han Kuang » les plus étendues face à la pression chinoise·L’Odyssée de Nolan, des rivages de Favignana aux questions d’une doctorante chinoise·Le pape Léon XIV se rendra en Uruguay, en Argentine et au Pérou du 6 au 17 novembre·Avalanche sur le Broad Peak : quatre corps rapatriés, le bilan des disparus reste incertain·Présidentielle brésilienne : l’avance de Lula sur Flávio Bolsonaro se réduit, selon deux nouveaux sondages·Poutine remanie le commandement militaire et unifie les services de l’arrière·
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dimanche 2 août 2026

Paludisme : 282 millions de cas estimés dans le monde en 2024, l’Afrique paie le plus lourd tribut

Le paludisme tue encore plus de 600 000 personnes par an, dont 75 % d’enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne, selon le rapport 2025 de l’OMS.

Les derniers chiffres mondiaux du paludisme marquent une inversion de tendance. Selon le Rapport mondial sur le paludisme 2025 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 282 millions de cas ont été recensés en 2024, contre 273 millions l’année précédente. Le nombre de décès est estimé à 610 000. Alors que les cas avaient connu une légère baisse avant 2015, ils augmentent à nouveau, poussés par les changements climatiques, les conflits et l’affaiblissement des systèmes de santé, précise le rapport. L’Afrique subsaharienne concentre 94 % des infections et 95 % des décès.

Au sein de ce fardeau, le Nigeria occupe une place centrale. Le pays représente 27 % de la charge mondiale du paludisme et 31 % des décès, indiquent les données du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) citées par la presse nigériane. Les enfants de moins de cinq ans paient le plus lourd tribut : 75 % des morts liées au paludisme sur le continent africain surviennent dans cette tranche d’âge. Par ailleurs, la maladie est associée à 11 % des décès maternels au Nigeria, selon le ministère fédéral de la Santé.

La grossesse aggrave la vulnérabilité. Des gynécologues interrogés au Nigeria expliquent que le paludisme mal traité peut enflammer le placenta et réduire l’apport d’oxygène et de nutriments au fœtus, entraînant un retard de croissance, un accouchement prématuré, voire une mort fœtale. L’immunité naturelle de la femme enceinte baisse, ce qui accroît la fréquence et la sévérité des infections. En 2018, 11 millions de femmes enceintes étaient infectées en Afrique subsaharienne, avec pour conséquence près de 900 000 nouveau-nés de faible poids, selon l’OMS.

Parallèlement, les vecteurs du paludisme étendent leur territoire. Une analyse publiée en octobre 2025 montre que quarante-cinq espèces de moustiques vecteurs de maladies ont colonisé de nouvelles régions depuis le XVe siècle, dont douze depuis l’an 2000. Le changement climatique et le commerce international – notamment les pneus usagés et les plantes vivantes – accélèrent cette dissémination. Des espèces comme Aedes albopictus, capable de transmettre la dengue et le chikungunya, ont été signalées dans de nouveaux pays européens entre 2025 et 2026, illustrant une dynamique qui pourrait aussi affecter la transmission du paludisme.

Les innovations – vaccins, moustiquaires imprégnées de nouvelle génération, médicaments améliorés – offrent des outils pour inverser la courbe, mais leur efficacité est menacée par la résistance aux antipaludéens, les crises humanitaires et le sous-financement. Le thème de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026, « Déterminés à en finir : maintenant nous le pouvons, maintenant nous le devons », traduit l’urgence d’un engagement renouvelé. La prochaine édition du rapport mondial de l’OMS, attendue en 2026, dira si les progrès annoncés se concrétisent.

Divergence — qui la raconte comment
15%Faible
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AFRSEA
Divergence entre blocs de presse
Presse africaine subsaharienne−0.30critical
Presse d'Asie du Sud-Est0.00neutral
Presse africaine subsaharienne−0.30
Voix

Nous, experts en santé maternelle et nutritionnistes, tirons la sonnette d'alarme : le paludisme pendant la grossesse nuit au fœtus, mais la solution est à portée de main – diagnostic précoce, médicaments préventifs et un simple œuf par jour pour les enfants.

Mécanismepaternalismo preventivo

Réduit une crise systémique complexe à des interventions individuelles simples et immédiates, rendant le problème gérable et responsabilisant moralement les parents.

Omission

Omet les facteurs mondiaux soulignés dans d'autres blocs comme le changement climatique, les déficits de financement, la résistance aux insecticides et l'échec structurel des systèmes de santé, se concentrant plutôt sur l'observance diététique et médicale individuelle.

AlarmePragmatisme
Presse d'Asie du Sud-Est0.00
Voix

La communauté scientifique observe que les moustiques conquièrent le monde : le changement climatique et la mondialisation redessinent la carte des maladies infectieuses.

Mécanismeinquadramento ecologico

Présente le problème comme un phénomène géographique-écologique inévitable, déplaçant la responsabilité humaine directe et mettant l'accent sur l'adaptation et la surveillance.

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Omet le bilan humain et la souffrance en Afrique – le véritable fardeau de la mortalité et de la morbidité – se concentrant plutôt sur l'expansion des vecteurs dans de nouveaux territoires comme préoccupation principale.

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