
Propos du ministre néo-zélandais des Affaires étrangères qualifiés de racistes provoquent une réaction rare de Pékin
Le 29 juillet, Winston Peters a intimé à un député d'origine chinoise de « retourner dans son pays », suscitant l'intervention de l'ambassadeur chinois et les critiques du Premier ministre.
Le 29 juillet, lors d'un débat parlementaire sur la gestion de la pandémie de Covid-19, le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Winston Peters, a pris à partie le député écologiste Lawrence Xu-Nan, né à Tianjin et arrivé en Nouvelle-Zélande en 1994. Interrogé par celui-ci sur sa vaccination, M. Peters a répliqué : « Retourne dans ton pays. Là-bas, ils mentent comme des poissons plats, mais ici, ils ne mentent pas comme ça. C'est ce qu'on appelle la démocratie, contrairement à ce à quoi tu es habitué. » Ces propos ont été immédiatement dénoncés par l'opposition.
Cette sortie a entraîné une rare intervention de l'ambassadeur de Chine à Wellington, Wang Xiaolong, qui a déclaré sur le réseau social X le 30 juillet que « parfois, une déclaration en dit plus sur la personne qui la prononce que sur quoi que ce soit ou qui que ce soit d'autre ». Selon Sky News Arabia, l'ambassade chinoise a également déposé une plainte officielle auprès du ministère néo-zélandais des Affaires étrangères. M. Peters a réagi en estimant que la réponse de Pékin confirmait son point de vue, invoquant la liberté d'expression dans une démocratie et raillant les « partisans communistes ».
Le Premier ministre Christopher Luxon a, lui aussi, critiqué les déclarations de son ministre, les qualifiant d'« inappropriées et visant à attirer l'attention ». Il a rappelé que M. Peters avait « un long historique de commentaires déplacés en quête de visibilité ». Le président de la Chambre des représentants, Gerry Brownlee, a jugé les propos « inappropriés », mais n'a pris aucune mesure, aucun député n'ayant soulevé de point d'ordre. M. Peters a balayé les accusations de racisme, parlant d'« absurdités » et affirmant défendre la démocratie.
Ces incidents s'inscrivent dans une série de controverses visant le parti Nouvelle-Zélande d'abord de M. Peters, allié clé de la coalition gouvernementale. L'année dernière, son adjoint Shane Jones avait crié « renvoyez les Mexicains chez eux » à l'encontre du député d'origine mexicaine Francisco Hernandez, et M. Peters avait ensuite intimé aux deux élus de « montrer de la gratitude » pour être en Nouvelle-Zélande. Plus tôt cette année, M. Jones avait critiqué l'accord de libre-échange avec l'Inde en évoquant un « tsunami de poulet au beurre ».
En l'état, le ministre ne s'est pas excusé et maintient ses déclarations. La plainte chinoise n'a pas encore donné lieu à une réponse publique du gouvernement néo-zélandais, tandis que M. Luxon est resté dans le registre d'une critique sans conséquences disciplinaires immédiates.
| Presse chinoise | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | −0.50 | critical |
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.60 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.50 | critical |
Beijing condemns the racist insult and calls on Wellington to respect mutual respect, stressing that such attitudes damage bilateral relations.
Chinese media universalize the episode by elevating it to a violation of diplomatic principles and national dignity, minimizing the specificity of New Zealand's political context.
Chinese media omit domestic New Zealand criticism of the minister, focusing solely on the diplomatic reaction.
The opposition and commentators condemn the minister for the racist remark, seen as a stain on New Zealand's democracy.
Atlantic media use the technique of personification of the state, identifying the minister as a representative of institutional failure, but without extending criticism to the entire country.
Atlantic media omit China's diplomatic reaction, focusing solely on New Zealand's domestic debate.
The Arab world sides with China against racism, denouncing the hypocrisy of the West that preaches democracy but practices discrimination.
Arab media perform a projection, attributing to the West the same accusations of racism that it levels at others, reversing the roles of victim and perpetrator.
Arab media omit the context of the Covid debate and domestic NZ criticism of the minister, focusing only on the racial aspect and China's reaction.
The Chinese community and Beijing strongly condemn the insult, demanding an apology and respect.
Southeast Asian media emphasize solidarity with China, presenting the episode as an affront to the global Chinese community, using a tone of victimization.
Southeast Asian media omit domestic NZ criticism and any apologies, focusing on China's emotional reaction.
Élargis ton regard
Provisionnement en hausse : les banques émergentes entre expansion du crédit et dégradation des actifs
2 langues · 6 sources
Depuis TechnologyL’Union européenne active ses règles de transparence sur l’IA, l’Inde et le Brésil accentuent la pression sur Meta
2 langues · 8 sources
Depuis Science & HealthLe cancer de Joe Biden s'est propagé, révèle son fils Hunter à la BBC
12 langues · 54 sources