
PSG-Bayern : neuf buts, une légende en marche et un suspense intact avant le retour
Le Parc des Princes a vécu mardi soir l’un des plus grands spectacles de l’histoire de la Ligue des champions. En s’imposant 5-4 face au Bayern Munich, le Paris Saint-Germain a remporté le choc le plus prolifique jamais disputé en demi-finale de la compétition. Mais ce score étriqué, acquis au terme d’un match où les deux équipes ont alterné génie offensif et fragilités défensives, laisse l’issue de la double confrontation totalement ouverte avant le retour à l’Allianz Arena.
La presse hexagonale a salué une « œuvre d’art », un « match de légende », Le Figaro évoquant des « génies en action » tandis que L’Équipe voyait déjà le PSG « rêver d’un deuxième titre consécutif ». De l’autre côté du Rhin, la Süddeutsche Zeitung a parlé d’un « feu d’artifice » et la Frankfurter Allgemeine Zeitung d’une « réponse à la question gretchen du football », soulignant la capacité de réaction des Munichois après avoir été menés 5-2. La presse ibérique, via Marca, a qualifié la rencontre de « pur chaos » et d’« ode au football », une opinion partagée par les médias italiens qui y ont vu un « manifeste du jeu offensif ».
En Afrique francophone, au Canada et en Belgique, l’accent a été mis sur l’apport de joueurs clés : le Marocain Achraf Hakimi, dont la passe décisive a été saluée par Morocco World News, et le Russe Matvey Safonov, critiqué mais défendu par Forbes Russia pour son abnégation. Le gardien parisien a encaissé quatre buts, mais plusieurs sources russes ont souligné qu’il n’était pas à blâmer sur les frappes lointaines. Le débat tactique a dominé les colonnes anglo-saxonnes : Wayne Rooney, dans The Independent, a fustigé une défense « immature » des deux côtés, tandis que certains analystes espagnols – à l’image de El Mundo – ont préféré y voir le triomphe d’un football total sans frein.
Le technicien belge Vincent Kompany, suspendu et relégué en tribune, a vécu la rencontre depuis les hauteurs du stade, un épisode abondamment commenté par Bild et la FAZ. Son homologue espagnol Luis Enrique, lui, a lancé un avertissement clair : « Il faudra marquer au moins trois buts à Munich ». Une déclaration qui résonne comme un défi, alors que le Bayern, porté par un public qui promet d’être incandescent, sait qu’une victoire par un but d’écart l’enverrait en prolongation.
La presse arabe, via Al-Anwar et Sky News Arabia, a décrit une « montagne russe émotionnelle » et noté que les débats se poursuivront jusqu’au coup d’envoi du 6 mai. D’ici là, les deux camps devront corriger leurs lacunes défensives, mais nul ne doute que la promesse d’un nouveau feu d’artifice est déjà inscrite dans les esprits.
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