
Répression sanglante au Cachemire pakistanais : les bilans s’alourdissent avant le scrutin régional
Depuis le début des manifestations en juin 2026 contre les hausses des tarifs de l’électricité et les réformes électorales, la répression par les forces de sécurité aurait fait des dizaines de morts, les chiffres variant selon les sources en raison des restrictions d’accès à l’i...
Les violences au Cachemire sous administration pakistanaise se sont intensifiées à l’approche du deuxième tour des élections législatives régionales, prévu le 2 août 2026. D’après des rapports locaux relayés par le quotidien indien The Hindu, le nombre de morts depuis le début des troubles en juin dépasse 70, tandis que la chaîne indienne ABP News fait état, au 29 juillet, de 110 décès confirmés, dont 36 lors des trois derniers jours à Rawalakot et Mirpur. Les forces de sécurité, notamment les Rangers pakistanais, sont accusées par des comptes liés au Jammu Kashmir Joint Awami Action Committee (JKJAAC) d’avoir ouvert le feu sur des manifestants non armés, provoquant des décès par « tirs à la tête ».
Le mouvement de contestation, né en 2023 autour des tarifs de l’électricité et des subventions au blé, s’est mué en une mobilisation politique exigeant la suppression de 12 sièges législatifs réservés aux réfugiés venus du Cachemire indien. Selon l’agence Al Jazeera, le JKJAAC estime que ces sièges, attribués à des représentants extérieurs à la région, permettent aux partis nationaux pakistanais de contrôler la composition de l’Assemblée législative. La Cour suprême régionale les a jugés constitutionnellement protégés en juin, ce qui a ravivé la colère. En réponse, le gouvernement régional a interdit le JKJAAC et l’a inscrit sur la liste des organisations terroristes, arguant que des « militants armés soutenus par l’Inde » avaient infiltré les manifestations – une accusation rejetée par New Delhi, selon le Jerusalem Post.
L’élection législative, initialement prévue le 27 juillet 2026, a été scindée en trois tours par la commission électorale pour raisons de sécurité. Le scrutin du 28 juillet dans les districts de Mirpur, Kotli et Bhimber a été remporté par le parti au pouvoir au Pakistan, la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N), avec neuf des treize sièges, tandis que le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), d’Imran Khan, l’a boycotté pour cause de « fraude électorale », rapporte le Prothom Alo. Des heurts entre partisans de la PML-N et du Parti du peuple pakistanais ont par ailleurs fait un mort. Pour l’analyste politique Hasan Askari, cité par le Jerusalem Post, la dépendance de tout futur gouvernement régional envers ces douze sièges controversés rendrait impossible une sortie de crise.
Alors que l’internet, les services bancaires et les routes restent largement perturbés, empêchant une vérification indépendante des bilans (Reuters n’a pas pu confirmer les chiffres du JKJAAC), le gouvernement fédéral d’Islamabad n’a émis aucune déclaration publique significative sur les victimes, note The Hindu, contrastant avec les condoléances exprimées par le Premier ministre Shehbaz Sharif pour les incendies en Espagne. À la télévision, un de ses conseillers, Rana Sanaullah, a défendu la répression, selon ABP News. Le troisième tour électoral est programmé au 10 août 2026, dans un climat d’incertitude et de violence généralisée.
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.80 | critical |
|---|---|---|
| Presse israélienne | 0.00 | neutral |
| Presse nippo-coréenne | −0.20 | neutral |
The people of Kashmir are being crushed under Pakistan's boots; the world watches in silence as the death toll rises.
By repeatedly citing the death toll and detailing each instance of firing, the bloc creates a sense of accumulating atrocity, overriding any nuance.
Omission of any criticism of protest leadership or the banned group's role, and ignoring the regional election context that might complicate the narrative of pure state violence.
The election-related violence in Pakistan-administered Kashmir is a tragic consequence of local political tensions, with both protesters and security forces contributing to the unrest.
By framing the deaths as an outcome of election protests, the bloc avoids attributing direct responsibility to any party, turning a highly charged political event into a generic law-and-order issue.
Omission of any mention of the Pakistani government's role in suppressing dissent or the broader historical context of Kashmir conflict.
The protests in Pakistan-administered Kashmir have been hijacked by a banned militant group, turning electoral discontent into deadly street violence.
By emphasizing the role of the banned Joint Awami Action Committee, the bloc suggests that the violence is not purely grassroots but manipulated by actors with a political agenda, complicating the victim narrative.
Omission of the security forces' indiscriminate firing and the high civilian death toll, focusing instead on the group's role.
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