
Russie : les opérateurs mobiles commencent à bloquer les appels de masse non marqués
Depuis l’entrée en vigueur de l’obligation de marquage en septembre 2025, les appels professionnels sans contrat sont filtrés, provoquant une hausse de 155 % des tentatives d’appels massifs détectées.
Les opérateurs de téléphonie mobile russes ont entamé le blocage des appels émis par des personnes morales sans contrat de marquage, ainsi que des appels automatisés de masse pour lesquels aucun accord n’a été conclu, rapporte le quotidien Kommersant en s’appuyant sur plusieurs sources de marché et sectorielles. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’obligation de marquage des appels professionnels, entrée en vigueur le 1er septembre 2025, qui impose aux entreprises et aux entrepreneurs individuels de s’identifier auprès des abonnés.
Le dispositif prévoit que le coût du marquage – environ 30 kopecks par tentative d’appel chez les quatre principaux opérateurs (MTS, Beeline, Megafon, T2) – est intégralement supporté par l’entreprise émettrice, que la communication aboutisse ou non. Megafon a indiqué agir « conformément aux exigences légales et dans le but de protéger les intérêts des abonnés », tout en signalant une augmentation de 155 % depuis le début de l’année 2026 des appels « présentant un caractère de masse » en provenance des réseaux fixes. De son côté, T2 affirme que 99,9 % de ses clients effectuant des appels de masse ont souscrit un contrat de marquage, les autres flux étant traités par un assistant vocal sans blocage systématique.
Cette application plus stricte de la loi pèse sur les opérateurs de téléphonie fixe, dont les appels non marqués sont de plus en plus souvent interceptés, entraînant des pertes financières, selon Iaroslav Doubovikov, directeur exécutif de l’Association des compagnies de communication. La situation a également mis en lumière les difficultés rencontrées par certains établissements bancaires : en janvier 2026, les opérateurs mobiles ont cessé d’afficher la mention « banque » pour les appels provenant de la Sberbank, de VTB et d’Alfa-Bank, faute d’accords de marquage conclus.
Présentée comme un outil de lutte contre la fraude téléphonique, l’obligation de marquage devait permettre de distinguer les appels légitimes des tentatives d’usurpation. L’application effective de la mesure et ses conséquences sur les acteurs économiques restent à observer, alors que le blocage des flux non conformes s’intensifie.
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
La Russie met en œuvre le blocage des appels non marqués par la loi, protégeant les citoyens contre la fraude.
Le récit utilise des données statistiques (augmentation de 155 %) et les déclarations des opérateurs pour présenter la mesure comme une réaction logique et mesurée, non controversée.
Toute référence à d'éventuelles critiques ou désagréments pour les entreprises n'ayant pas adopté le marquage, ou à d'éventuelles violations de la vie privée, est omise.
L'urgence des appels frauduleux frappe chaque jour, les défenses se renforcent mais il faut vigilance et conseils pratiques pour se protéger.
Le ton alarmiste et la description de cas concrets (faux banquiers, support Microsoft) créent un sentiment d'urgence et de vulnérabilité, déplaçant l'attention sur la responsabilité individuelle du consommateur.
Aucune mention de la loi russe spécifique sur le blocage des appels professionnels, ni aucun parallèle avec d'autres initiatives réglementaires. L'accent est uniquement sur l'expérience du consommateur.
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