
Shakira enflamme Mexico : la Coupe du monde 2026 s’ouvre dans la démesure
Avec un show mêlant pop latine et afrobeats, la cérémonie inaugurale au stade Azteca lance un tournoi à 48 équipes réparti sur trois pays hôtes.
La 23e Coupe du monde de football a démarré jeudi 11 juin sous les projecteurs du mythique stade Azteca de Mexico, où la chanteuse colombienne Shakira et le Nigérian Burna Boy ont électrisé 80 000 spectateurs avec l’hymne officiel « Dai Dai ». Devant une réplique géante du trophée, enveloppée de fumigènes et d’un feu d’artifice, la pop star latino, en tenue jaune vif et jupe violette, a renoué avec l’histoire du Mundial – seize ans après son « Waka Waka » sud‑africain. Ce mini‑concert de vingt minutes, également porté par les Mexicains Maná, Belinda et J Balvin, inaugurait un tournoi inédit à quarante‑huit sélections et cent quatre matchs, coorganisé par le Mexique, les États‑Unis et le Canada.
Une telle démesure organisationnelle se lit aussi dans le choix de trois cérémonies d’ouverture distinctes, une par pays hôte. Celle de Mexico, retransmise en direct dans le monde entier, a soigneusement mis en scène l’héritage précolombien – un hommage au jeu de balle mésoaméricain – avant d’enchaîner les tubes, du reggaeton à la pop vénézuélienne. Du point de vue latino‑américain, l’édition 2026 est une occasion de rayonnement culturel : les médias argentins, brésiliens et mexicains ont célébré le retour de l’Azteca, stade sacré des finales 1970 et 1986, comme un marqueur d’identité régionale. Pourtant, des voix critiques européennes, notamment en Allemagne, relevaient dès le coup d’envoi des tensions : des heurts entre supporters et policiers ont éclaté aux abords du stade, et la presse mexicaine rapportait depuis des mois la violence des cartels comme toile de fond.
L’Afrique, elle, s’est reconnue dans la performance de Burna Boy, incarnation d’un afrobeats conquérant, et dans la présence des Bafana Bafana sud‑africains pour le match d’ouverture. Les médias nigérians et ghanéens ont souligné la fierté de voir un artiste du continent sur la scène mondiale, tandis que les télévisions arabes mettaient l’accent sur le faste visuel. Pour le public francophone, notamment canadien, l’attention se tourne déjà vers la deuxième cérémonie, prévue le lendemain à Toronto avec Alanis Morissette et Michael Bublé, qui promet un cachet multiculturel nord‑américain. Cette tripartition révèle une FIFA en quête de records d’audience et de revenus – 13 milliards de dollars projetés –, mais aussi les défis d’une compétition éclatée entre fuseaux horaires et réalités sociopolitiques contrastées.
Alors que le Mexique a pris l’avantage d’entrée face à l’Afrique du Sud, la fête du football s’annonce planétaire et fragmentée. Si les images de Shakira déclenchant une « fiesta latina » resteront emblématiques, les prochaines semaines diront si cette formule à trois têtes parvient à créer un récit commun, ou si elle accentue les inégalités entre les centres et les périphéries du « plus grand spectacle de la planète ».
| Presse atlantique / anglosphère | −0.70 | critical |
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| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.80 | aligned |
Pendant que Shakira interprétait 'Dai Dai' à l'intérieur du stade Azteca, les forces de l'ordre peinaient à contenir les manifestants anti-gouvernementaux à l'extérieur, entachant l'ouverture du Mondial de scènes de violence. Le faste de la cérémonie contrastait vivement avec le chaos dans les rues, soulevant de sérieuses inquiétudes sur la sécurité publique et la stabilité sociale au Mexique.
Le spectacle vibrant de Shakira à l'intérieur du stade a été éclipsé par la colère à l'extérieur, où manifestants et policiers s'affrontaient, transformant la fête du football en une honte nationale pour beaucoup. Les réseaux sociaux ont explosé de mèmes se moquant du décalage, les habitants notant que le spectacle ignorait les problèmes profonds du pays.
Shakira et Burna Boy ont enflammé le stade avec une performance énergique de 'Dai Dai', lançant officiellement la Coupe du Monde 2026 dans un déferlement de couleurs et de musique. La cérémonie a rendu hommage au patrimoine mexicain et a uni les fans du monde entier dans une célébration joyeuse à l'emblématique Azteca.
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