
Trump évoque des pourparlers directs avec l'Iran, Téhéran les dément et parle de discussions avec Oman
Le président américain affirme que des négociations sont en cours, tandis que l'Iran nie toute discussion directe et évoque des échanges avec Mascate sur un corridor maritime temporaire.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré lundi que des négociations directes avec l'Iran étaient « en cours » et qu'elles constituaient la « dernière chance » pour Téhéran de conclure un accord. Selon ses propos rapportés par plusieurs médias, ces discussions, menées à la demande de l'Iran et avec le soutien de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar, porteraient sur deux phases : la réouverture du détroit d'Ormuz dès le lendemain, puis le désarmement nucléaire de l'Iran. M. Trump a également affirmé avoir annulé in extremis une frappe massive prévue dimanche, qu'il a qualifiée de « plus grande attaque depuis la Seconde Guerre mondiale », après avoir reçu des appels de dirigeants iraniens et des pays du Golfe demandant de laisser une chance à la diplomatie.
Face à ces annonces, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a catégoriquement démenti toute négociation directe avec Washington. Il a précisé que les seuls échanges en cours se déroulaient avec le sultanat d'Oman, et qu'ils visaient à établir un « corridor temporaire et sûr » pour la navigation dans le détroit d'Ormuz. M. Baghaei a souligné qu'un éventuel accord avec Mascate ne signifierait pas une réouverture complète du détroit tant que « l'agression américaine » se poursuivrait, et que la capacité de dissuasion de l'Iran avait été le principal facteur ayant empêché de nouvelles frappes.
Ces versions contradictoires sont renforcées par des informations de responsables américains cités par CBS News, selon lesquelles aucune nouvelle négociation n'était planifiée, et que seuls des contacts indirects se poursuivaient via l'émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner par l'intermédiaire de médiateurs. Le président Trump a par ailleurs réitéré que rien ne pourrait entrer en Iran sans l'accord des États-Unis, et que le détroit d'Ormuz était « sous contrôle total » de la marine américaine, maintenant un blocus effectif des ports iraniens.
Les capitales du Golfe, tout en appelant à la désescalade, se retrouvent au cœur de ce jeu de pressions. Selon M. Trump, Riyad, Abou Dabi et Doha l'auraient exhorté à renoncer à la frappe. Téhéran, de son côté, a reconnu les efforts régionaux pour apaiser les tensions, tout en insistant sur le rôle de sa propre force de dissuasion. Sur les marchés, les espoirs d'une désescalade ont entraîné une baisse des prix du pétrole de plus de 5 %. En l'absence de toute annonce officielle de rencontre ou de calendrier, le dossier reste suspendu à des canaux de communication officieux, sans qu'aucun accord n'ait été conclu à ce stade.
| Presse iranienne et apparentée | −0.50 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | +0.20 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | −0.10 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
Iran exposes Trump's false claims: there is no direct negotiation, only indirect contacts with Oman.
Iranian press counters Trump's statements with a categorical denial, presenting them as baseless propaganda, relying on Tehran's official statements.
It does not mention the role of Gulf allies in encouraging Trump nor the existence of indirect contacts reported by US officials.
The United States offers Tehran a last chance before overwhelming military response.
The Atlantic press amplifies Trump's framing of a final ultimatum, using his own words to create urgency and inevitability, while downplaying Iran's denial.
It omits Iran's categorical denial of direct talks and the qualification that contacts are only through Oman, which would undermine the ultimatum.
Les médias du Golfe arabe rapportent des déclarations contradictoires de Washington et de Téhéran, mettant en évidence la confusion. Trump affirme que les pourparlers sont en cours, mais des responsables américains nient de nouveaux cycles et Téhéran nie les pourparlers directs. La presse souligne le rôle des alliés du Golfe qui ont exhorté Trump à offrir une dernière chance, présentant la situation comme un puzzle diplomatique nécessitant une médiation pragmatique.
Les médias du Levant arabe et du Maghreb présentent les revendications contradictoires de Washington et de Téhéran sans prendre parti. Ils rapportent l'annonce par Trump de nouveaux pourparlers et sa menace de la plus grande frappe depuis la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le démenti iranien. Le ton interrogateur demande ce qui se passe réellement, laissant ouverte la fiabilité des deux parties.
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