
Tunisie : Hervé Renard, le « pompier » des sélections en crise, appelé en plein Mondial
Après une humiliation face à la Suède (5-1), la Tunisie a limogé Sabri Lamouchi et engagé le Français Hervé Renard, spécialiste des miracles mondialistes, pour tenter de sauver sa campagne.
Le séisme était prévisible, mais sa rapidité a stupéfié jusqu’aux observateurs les plus aguerris. Moins de quarante-huit heures après la déroute tunisienne face à la Suède (5-1) à Monterrey, la Fédération tunisienne de football a officialisé le limogeage de Sabri Lamouchi, faisant de lui le premier entraîneur de l’histoire de la Coupe du monde à être démis après un seul match. Arrivé en janvier, l’ancien international français n’aura dirigé que cinq rencontres pour une victoire, un nul, trois défaites et un seul but marqué. La presse italienne et plusieurs médias africains ont révélé l’ampleur du chaos interne : altercations entre joueurs et technicien dès la sortie du terrain, réunion d’urgence de la fédération, annonce d’exclusion aussitôt retirée puis confirmée en direct à la télévision nationale. Cette valse-hésitation trahit une fébrilité institutionnelle que le score fleuve suédois, aggravé par le doublé de Yasin Ayari et les réalisations d’Alexander Isak et Viktor Gyokeres, a transformée en crise ouverte.
Pour éteindre l’incendie, Tunis s’est tourné vers un visage familier des coulisses du football mondial : Hervé Renard. Le technicien français de 57 ans, sacré champion d’Afrique avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015, s’est forgé une réputation de « pompier » des sélections en perdition. Les médias latino-américains, de Clarín à Excelsior, le désignent avant tout comme le « verdugo de Argentina », celui qui, à la tête de l’Arabie saoudite, avait infligé à l’Albiceleste de Lionel Messi une défaite inaugurale retentissante lors du Mondial 2022 au Qatar. Depuis, Renard a dirigé l’équipe de France féminine avant de revenir brièvement aux commandes des Saoudiens. Son contrat court jusqu’à la fin du tournoi, avec une clause ouvrant des négociations pour un partenariat de longue durée – signe que la fédération tunisienne, malgré l’urgence, envisage déjà l’après-Mondial.
La décision tunisienne interroge la logique même de la compétition élargie à 48 nations. Comme le soulignent les analyses de la presse économique anglo-saxonne, le nouveau format, où huit des douze troisièmes de groupe accèdent aux seizièmes de finale, rend mathématiquement possible un sursaut après une entame catastrophique. La Tunisie, dernière du groupe F derrière le Japon et les Pays-Bas qui se sont neutralisés (2-2), conserve une chance théorique de qualification. Mais le défi est immense : il faudra d’abord dompter des Japonais techniquement supérieurs, puis résister aux Néerlandais. Les observateurs africains rappellent que Tunis n’en est pas à son premier coup de théâtre en cours de tournoi – en 1998, Henryk Kasperczak avait été remercié après deux défaites –, mais jamais la hache n’était tombée aussi vite.
Au-delà du simple fait divers sportif, cet épisode illustre la mondialisation accélérée du marché des entraîneurs et la dimension géopolitique feutrée des nominations techniques. Renard, dont la silhouette élancée a même valu des comparaisons avec un personnage de Game of Thrones dans la presse allemande, incarne ce technicien nomade qui circule entre l’Afrique, le Golfe et l’Europe, capitalisant sur une expertise des sélections à redresser. La presse russe et asiatique, de Kommersant à CNN Indonesia, y voit un précédent historique qui pourrait inspirer d’autres fédérations tentées par l’électrochoc en pleine compétition. Reste à savoir si le « sorcier » français pourra, en quelques jours, insuffler aux Aigles de Carthage la discipline tactique et la confiance qui leur ont cruellement fait défaut. La réponse tombera dès le prochain match contre le Japon, où Hervé Renard jouera une fois de plus son rôle favori : celui du sauveur improbable.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.50 | critical |
| Presse africaine subsaharienne | −0.70 | critical |
La Tunisie a limogé son sélectionneur Sabri Lamouchi juste après la défaite 5-1 face à la Suède en ouverture du Mondial. La fédération a confirmé la décision, parlant d'un accord mutuel, et a nommé Mondher Kebaier comme intérimaire. Ce limogeage place Lamouchi parmi les rares entraîneurs remerciés en plein tournoi.
Le Mondial 2026 a connu son premier limogeage d'entraîneur quelques heures après la raclée 5-1 de la Tunisie contre la Suède. La fédération tunisienne a démis Sabri Lamouchi, dont le bref mandat était déjà plombé par de mauvais résultats, dont un 5-0 face à la Belgique. Ce coup de théâtre oblige la Tunisie à un remaniement d'urgence avant d'affronter le Japon, tandis que la Suède s'affirme comme favorite du groupe.
La Tunisie a limogé son sélectionneur Sabri Lamouchi après l'humiliante défaite 5-1 contre la Suède, la première fois que les Aigles de Carthage encaissent cinq buts en Coupe du monde. La décision fait suite à une intense pression des supporters et des instances dirigeantes après un effondrement défensif qui a exposé l'équipe. Cette raclée historique a été la goutte d'eau pour un entraîneur déjà sur la sellette.
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