
Washington accuse Téhéran de ne pas prendre les négociations au sérieux et met en garde contre un « précédent dangereux » dans le détroit d’Ormuz
Lors d’une réunion de l’ASEAN à Manille, le secrétaire d’État Marco Rubio a dénoncé le non-respect des engagements iraniens et averti que le contrôle du détroit menacerait la liberté de navigation mondiale.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré mercredi 22 juillet à Manille que l’Iran « ne prend pas les négociations au sérieux », tout en avertissant que permettre à Téhéran de contrôler le détroit d’Ormuz créerait un « précédent très dangereux » pour le commerce international et la liberté de navigation. S’exprimant lors de la conférence ministérielle de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), M. Rubio a affirmé que Washington restait « ouvert à la diplomatie » mais que des « conséquences » suivraient si les engagements n’étaient pas respectés, au onzième jour consécutif de frappes américaines contre des cibles militaires iraniennes.
Selon le chef de la diplomatie américaine, l’Iran a approché les États-Unis par des canaux directs et indirects pour engager des pourparlers, mais n’a pas honoré les accords conclus. « Le problème que nous rencontrons actuellement est qu’ils ne sont pas sérieux dans les discussions. S’ils le sont, nous le sommes. S’ils ne le sont pas, nous ferons le nécessaire pour protéger nos intérêts et ceux de nos alliés », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par plusieurs agences. M. Rubio a particulièrement critiqué la revendication iranienne de contrôler le trafic dans le détroit d’Ormuz, une voie d’eau internationale qu’il a qualifiée de « principe fondamental de la liberté de navigation », menacé selon lui par les actions de Téhéran.
Les mises en garde américaines interviennent alors que le conflit, déclenché le 28 février par des bombardements américains et israéliens contre l’Iran, perturbe deux des principaux goulets d’étranglement énergétiques mondiaux. D’après des sources iraniennes et des analystes cités par Reuters, des pétroliers saoudiens ont fait demi-tour en mer Rouge après des menaces des Houthis yéménites, alliés de Téhéran, de bloquer les exportations saoudiennes. Parallèlement, l’Iran maintient des restrictions sévères dans le détroit d’Ormuz, où des navires commerciaux ont été pris pour cible. Les cours du brut ont grimpé à des niveaux proches de leurs plus hauts depuis six semaines, le baril de Brent dépassant les 91 dollars.
Sur le plan diplomatique, un haut responsable iranien a indiqué lundi que des médiateurs avaient proposé un cessez-le-feu de dix jours pour tenter de sauver l’accord de cessez-le-feu intérimaire signé en juin entre Washington et Téhéran. Le ministre iranien de l’Intérieur, Eskandar Momeni, s’est rendu au Pakistan, pays médiateur, pour demander la poursuite des efforts. Les ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN ont exprimé leur « vive préoccupation », soulignant que la fermeture du détroit d’Ormuz affectait jusqu’à 60 % de l’approvisionnement énergétique de la région. Aucune percée diplomatique n’étant en vue, les forces américaines ont poursuivi leurs frappes pour la onzième nuit consécutive, tandis que l’Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
| Presse du Golfe arabe | +0.30 | aligned |
The US-Iran conflict has erupted into open warfare: US strikes hit Iranian sites and Iran retaliates against American allies in the Gulf. The Strait of Hormuz and Red Sea have become war zones, threatening global energy supplies. Rubio's warning about a dangerous precedent is materializing as Iran challenges maritime security.
Trump directly threatens to bomb a specific Iranian nuclear facility, 'Pickaxe Mountain,' bringing the conflict to the brink of all-out war. The threat is portrayed as a personal pledge by the US president, signaling imminent military action.
Diplomatic efforts between the US and Iran are gaining traction, easing fears of a major war and stabilizing oil markets. Gold rises as investors bet on peace, reflecting hope that the conflict can be managed diplomatically.
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