
Washington impose de nouveaux droits de douane de 10 à 12,5 % à 60 pays
Entrés en vigueur le 24 juillet 2026, ces tarifs remplacent la taxe globale de 10 % invalidée par la Cour suprême, tandis que le Brésil fait face à une prolongation de l’état d’urgence nationale américain.
Le 24 juillet 2026, l’administration Trump a imposé des droits de douane de 10 % ou 12,5 % sur les importations en provenance de 60 pays, en s’appuyant sur la section 301 de la loi sur le commerce de 1974. La raison invoquée est l’insuffisante lutte contre le travail forcé, un motif que le Bureau du représentant américain au commerce aurait lui-même présenté comme un simple prétexte pour maintenir les objectifs commerciaux, selon le quotidien mexicain El Financiero. Cette mesure fait suite à l’invalidation, en février 2026, par la Cour suprême des États-Unis, des tarifs réciproques instaurés en 2025. Parallèlement, le 28 juillet, la Maison-Blanche a prorogé d’un an l’état d’urgence nationale décrété contre le Brésil en 2025, accusant les autorités brésiliennes de « persécution politique » d’un ex-président et de « censure » via le Tribunal suprême fédéral.
Les partenaires commerciaux réagissent différemment. Selon le site Metrópoles, le gouvernement brésilien juge cette prolongation « symbolique » et dénuée d’effet tarifaire direct, puisque les surtaxes actuelles — jusqu’à 37,5 % — reposent sur d’autres bases juridiques. Le Brésil a engagé une procédure devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et annoncé un plan d’aide de 18,5 milliards de reais pour les secteurs touchés. Pour l’Indonésie, frappée d’un tarif de 10 %, l’économiste Moh. Najikhul Fajri, de l’université Diponegoro, estime que ce taux, bien qu’inférieur aux 19 % antérieurs, reste une charge pour les exportateurs, mais que la structure du PIB indonésien résiste grâce à la consommation intérieure. Dans le cas du Mexique, environ 85 % des exportations vers les États-Unis restent exemptées en vertu de l’accord de libre-échange nord-américain (T-MEC), d’après les quotidiens La Razón et El Financiero.
La dimension juridique demeure centrale. La Cour suprême avait jugé illégaux les tarifs universels imposés sous le couvert de la loi sur les pouvoirs d’urgence économique, ce qui a contraint l’administration à modifier sa stratégie. Les entreprises suisses, par exemple, se sont vu rembourser plusieurs millions de dollars de droits perçus à tort : Stadler a récupéré 6,7 millions, Victorinox 4 millions, et Breitling l’intégralité des sommes versées, comme le rapporte la Neue Zürcher Zeitung. Le nouveau dispositif fondé sur la section 301 fait déjà l’objet de recours de la part de deux petites entreprises américaines, qui contestent la possibilité d’appliquer des tarifs aussi larges. Sur le plan politique, la prolongation de l’urgence nationale concernant le Brésil est interprétée par des sources gouvernementales comme une tentative d’influer sur les élections d’octobre, en écho aux démarches des proches de l’ex-président Bolsonaro à Washington.
À court terme, les tensions risquent de perdurer. L’administration américaine a annoncé qu’elle présenterait en août un nouveau système commercial, susceptible d’inclure des droits supplémentaires pour le Mexique. Le Brésil, qui conteste les surtaxes devant l’OMC, s’efforce de diversifier ses marchés, notamment vers la Chine. Pour les pays visés, ces tarifs illustrent une politique commerciale américaine réorientée autour d’instruments juridiques alternatifs et de justifications morales, que des analystes qualifient de « façade ». En l’état, les procédures judiciaires internes aux États-Unis et les négociations bilatérales détermineront l’issue de cette nouvelle phase du conflit commercial.
| Presse européenne continentale | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.70 | critical |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
US court rulings to refund illegal tariffs show the failure of Trump's tariff policy. Swiss firms recover millions, while Washington loses credibility.
Trump uses tariffs as a political weapon to support Bolsonaro and weaken Lula's government, in a clear interference in Brazilian affairs. The extension of the state of emergency and the new tariffs are seen as part of a coup strategy.
Indonesia faces a 10% tariff, but local economists believe the impact on GDP is manageable thanks to strong domestic demand. The government does not appear particularly worried.
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