
Washington prépare une résolution anti-Iran à l’AIEA en pleines discussions d’armistice
Les États-Unis élaborent un projet de condamnation de l’Iran avant la réunion du Conseil des gouverneurs, alors que le sort des stocks d’uranium enrichi reste au cœur des négociations sur le cessez-le-feu.
Les États-Unis préparent un projet de résolution condamnant l’Iran, qui sera soumis la semaine prochaine au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon des diplomates cités par Reuters. Cette initiative, qui pourrait être coparrainée par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, intervient alors que Washington et Téhéran négocient une prolongation de leur cessez-le-feu, préalable à des discussions plus larges incluant le programme nucléaire iranien. Les frappes israéliennes et américaines de juin dernier ont sévèrement endommagé trois usines d’enrichissement, mais d’importants stocks d’uranium hautement enrichi seraient restés intacts, sans que l’AIEA ait pu les vérifier.
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a confirmé que la question de ces réserves d’uranium constituait « le point central » de tout futur accord. S’exprimant en marge de la réunion à Vienne, il a indiqué que l’Iran affirmait que ces stocks se trouvaient toujours sur le même site qu’avant les attaques – hypothèse retenue par l’Agence à ce stade. M. Grossi a toutefois souligné le caractère éminemment politique de ce dossier avant d’en examiner les volets techniques, et a rappelé que l’accès aux sites restait une condition indispensable à toute évaluation précise. Les inspecteurs ont pu visiter certaines installations, mais l’état de conflit entrave encore pleinement les activités de surveillance.
La résolution projetée a d’ores et déjà suscité des réactions tranchées. L’ambassadeur russe auprès de l’AIEA, Mikhaïl Oulianov, a estimé qu’elle risquait de « provoquer la partie iranienne ». Moscou et Pékin, qui s’étaient opposés aux précédentes résolutions de ce type, pourraient à nouveau voter contre, affaiblissant l’affichage d’unité occidentale. Du côté iranien, une telle condamnation serait perçue comme une manœuvre de pression contraire à l’esprit des négociations en cours, alimentant les tensions plutôt que de les apaiser.
Parallèlement, des spéculations sur un possible transfert d’une partie de l’uranium enrichi vers un pays tiers – la Chine étant évoquée comme médiateur ou dépositaire – ont émergé dans certaines publications, dont le magazine américain Newsweek. Téhéran a démenti tout accord en ce sens. Ces scénarios reflètent la complexité du dossier : le président Trump exigerait l’élimination ou le transfert intégral des stocks, tandis que l’Iran insiste sur son droit à l’enrichissement civil.
À l’approche de la réunion du Conseil des gouverneurs, le contraste est saisissant entre la voie diplomatique d’un côté et l’outil des résolutions contraignantes de l’autre. L’issue de ce bras de fer déterminera non seulement la crédibilité du processus de vérification nucléaire, mais aussi la possibilité de transformer le cessez-le-feu actuel en un cadre de négociation durable.
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
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| Presse iranienne et apparentée | −0.50 | critical |
| Presse du Golfe arabe | −0.20 | neutral |
Les États-Unis préparent un projet de résolution pour le Conseil des gouverneurs de l'AIEA condamnant l'Iran, selon des diplomates. Cette démarche pourrait compliquer les pourparlers actuels sur l'extension du cessez-le-feu et l'ouverture de discussions plus larges sur le programme nucléaire iranien. Washington et Téhéran négocient une prolongation de la trêve, alors que les États-Unis insistent pour que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire.
Alors que les discussions sur le nucléaire et la prolongation du cessez-le-feu sont en cours, les États-Unis préparent simultanément une nouvelle résolution de l'AIEA condamnant l'Iran. Cette démarche contradictoire risque de provoquer Téhéran et de compromettre les efforts diplomatiques; des responsables russes préviennent que l'Iran pourrait réagir vivement. L'Iran réaffirme son droit au nucléaire civil et nie toute ambition militaire, tout en faisant état de dommages récents sur ses installations.
Les États-Unis rédigent une résolution de condamnation contre l'Iran avant la réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, une démarche qui, selon les diplomates, pourrait compliquer les pourparlers sur l'extension du cessez-le-feu. Washington et Téhéran négocient la trêve tandis que les Américains insistent sur la non-prolifération nucléaire iranienne, que l'Iran nie. Le contexte est marqué par des frappes américano-israéliennes ayant endommagé des sites d'enrichissement connus.
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