
À Cannes, Blanchett et Bardem dénoncent une masculinité toxique persistante
Cate Blanchett regrette l'essoufflement de #MeToo à Hollywood tandis que Javier Bardem fustige les dirigeants mondiaux, au Festival de Cannes.
Cate Blanchett a brisé le silence cannois pour déplorer que le mouvement #MeToo se soit «éteint très rapidement» à Hollywood, lors d'un entretien public au Festival de Cannes. L'actrice australienne, figure de proue de la lutte pour l'égalité des genres, a souligné que les plateaux de tournage restent dominés par les hommes, malgré les promesses de réforme après l'affaire Weinstein. Ses propos interviennent alors que le procès du producteur déchu relance les débats sur l'héritage du mouvement, dont l'élan semble s'être brisé sur les réalités d'une industrie toujours réticente à changer en profondeur.
De l'autre côté de la Croisette, Javier Bardem a brandi un discours plus politique, dénonçant la «masculinité toxique» incarnée par des dirigeants comme Vladimir Poutine, Donald Trump et Benyamin Nétanyahou. Lors de la présentation de son nouveau film, l'acteur espagnol a lié ce fléau à la guerre à Gaza, appelant à une prise de conscience globale. Là où Blanchett pointe un repli interne à Hollywood, Bardem élargit le diagnostic à la scène internationale, suggérant que le patriarcat structure aussi les rapports de force géopolitiques.
Ces deux interventions, venues d'horizons différents – le monde anglo-saxon et l'Europe méditerranéenne –, tracent un constat commun : la révolution #MeToo n'a pas tenu ses promesses, ni dans les studios ni dans les chancelleries. À Cannes, plateforme mondiale, les acteurs rappellent que la libération de la parole ne suffit pas face à des systèmes de pouvoir solidement ancrés. L'analyse, venant de figures respectées, résonne particulièrement en France, où le mouvement a connu des soubresauts mais peine à transformer les institutions culturelles.
La suite dépendra de la capacité des artistes à maintenir la pression au-delà des déclarations. Si Blanchett et Bardem offrent un diagnostic sévère, ils n'esquissent pas de solutions concrètes. Le festival, rendez-vous incontournable du cinéma mondial, devient ainsi le théâtre d'une réflexion urgente sur la persistance des inégalités, qui appelle à une mobilisation renouvelée, tant à Hollywood qu'au-delà.
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse israélienne | −0.40 | critical |
| Presse latino-américaine | −0.80 | critical |
Cate Blanchett a critiqué Hollywood pour avoir rapidement mis de côté le mouvement #MeToo, déclarant que l'élan pour le changement s'est essoufflé. Elle a souligné que les plateaux de tournage restent dominés par les hommes et a appelé à travailler avec des artistes qui cherchent à réparer les torts. La couverture présente ses propos comme une lamentation sur la perte de progrès.
La couverture israélienne met en avant les remarques de Blanchett sur les abus systémiques révélés par #MeToo, les présentant comme un problème profondément enraciné dans toutes les industries. Elle rappelle la protestation historique de 2018 à Cannes et souligne la lutte continue pour l'égalité des genres. Le ton est analytique, axé sur l'impact à long terme du mouvement.
Javier Bardem a utilisé la plateforme de Cannes pour dénoncer la masculinité toxique, nommant directement Trump, Poutine et Netanyahou comme exemples. La couverture est conflictuelle, reliant les problèmes de l'industrie cinématographique à des figures politiques mondiales. Elle présente Bardem comme une voix courageuse défiant les hommes puissants.
Élargis ton regard
Washington évoque un accord imminent sur le détroit d’Ormuz, Téhéran dément toute négociation directe
5 langues · 52 sources
Depuis Economy & MarketsSpaceX double son chiffre d’affaires mais inquiète par ses dépenses en IA
9 langues · 24 sources
Depuis TechnologyUn étage de Falcon 9 s’écrasera sur la Lune le 5 août 2026
3 langues · 8 sources