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mardi 12 mai 2026

À Cannes, un juré dénonce la liste noire de Hollywood contre les voix propalestiniennes

Le scénariste Paul Laverty fustige le blacklistage d’acteurs comme Susan Sarandon, Javier Bardem et Mark Ruffalo pour leur opposition à la guerre à Gaza.

C’est une sortie qui a électrisé la conférence de presse du jury cannois. Paul Laverty, deux fois lauréat de la Palme d’or pour ses scénarios avec Ken Loach, a pris la parole en fin de rencontre pour dénoncer ce qu’il qualifie de «liste noire» à Hollywood. Visant directement les studios américains, il a exprimé sa solidarité avec Susan Sarandon, Javier Bardem et Mark Ruffalo, mis au ban de l’industrie pour avoir dénoncé les bombardements israéliens sur Gaza. «Honte à Hollywood», a-t-il lancé, citant Shakespeare pour souligner l’aveuglement de ceux qui, par peur ou par calcul, réduisent au silence des artistes engagés. La sortie de Laverty, dont l’œuvre est marquée par les thèmes de la justice sociale et des droits humains, résonne d’autant plus fort qu’elle intervient dans un festival où l’affiche officielle reproduit le visage de Sarandon dans *Thelma et Louise*.

De l’autre côté de l’Atlantique, le silence des grands studios contraste avec la liberté de parole qui règne sur la Croisette. Sarandon avait révélé en février que son agence artistique avait résilié son contrat après qu’elle eut appelé à un cessez-le-feu. Bardem et Ruffalo, tout aussi critiques envers l’offensive menée par l’État hébreu, subissent un ostracisme professionnel discret mais efficace. Cette censure informelle, qui frappe surtout les figures les plus exposées, scandalise les cercles progressistes européens. Pour une partie de la presse iranienne, qui relaie abondamment les propos de Laverty, ce blacklistage illustre l’hypocrisie d’une industrie qui prône les valeurs libérales tout en étouffant les voix dissonantes sur le conflit palestinien.

Du côté de la vieille Europe, en revanche, le geste de Laverty est perçu comme un rappel que le cinéma peut encore être un espace de résistance politique. Laverty lui-même, arrêté l’an dernier lors d’une manifestation propalestinienne, incarne cette tradition d’engagement que Cannes continue d’honorer, à rebours des pressions commerciales venues d’outre-Atlantique. Si Hollywood semble verrouiller son discours, le festival français assume un rôle de contre-pouvoir en offrant une tribune aux artistes marginalisés. Dans les sphères francophones — du Canada à la Belgique, en passant par les cinéastes d’Afrique —, cette prise de position est suivie avec attention, car elle pourrait préfigurer une reconfiguration des équilibres géopolitiques du septième art.

Au-delà de la polémique, cette affaire pose une question de fond : jusqu’où l’industrie cinématographique américaine est-elle prête à tolérer la dissidence en son sein ? Alors que les guerres culturelles s’intensifient, la liberté d’expression des artistes devient un enjeu central. Les propos de Laverty, en braquant les projecteurs sur la censure qui frappe les voix propalestiniennes, risquent de susciter un débat plus large sur le rôle politique du cinéma dans un monde fracturé. Cannes, en accueillant ce cri, rappelle que les palmes ne sont pas seulement des récompenses esthétiques, mais aussi des étendards.

Divergence — qui la raconte comment
12%Faible
3 blocs · positions de −0.80 à −0.50
CritiqueFavorable
EURATLLAT
Divergence entre blocs de presse
Presse européenne continentale−0.80critical
Presse atlantique / anglosphère−0.50critical
Presse latino-américaine−0.70critical
Presse européenne continentale−0.80

Le jury de Cannes dénonce avec force la mise à l'index par Hollywood d'acteurs comme Sarandon, Bardem et Ruffalo pour leurs critiques de Gaza. Le festival est présenté comme un rempart de la liberté d'expression, face au climat de censure et de peur dans l'industrie américaine. L'affaire est cadrée comme un affrontement entre valeurs européennes et pressions politiques américaines.

IndignationAlarmeVictimisation
Presse atlantique / anglosphère−0.50

Un membre du jury de Cannes critique ouvertement Hollywood pour avoir mis à l'index des stars comme Sarandon, Bardem et Ruffalo après leurs déclarations sur Gaza. L'article souligne l'absence des grands studios américains au festival, interprétée comme un signe d'autocensure. Le ton est accusateur mais reste factuel, sans condamner totalement le système hollywoodien.

IndignationPragmatisme
Presse latino-américaine−0.70

Le scénariste Paul Laverty dénonce la mise à l'index honteuse d'acteurs comme Sarandon, Bardem et Ruffalo pour avoir défendu Gaza. La nouvelle est rapportée sur un ton de condamnation envers Hollywood, soulignant la solidarité avec les artistes pénalisés. L'accent est mis sur la censure et la peur d'exprimer des opinions critiques envers Israël.

IndignationVictimisation
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mardi 12 mai 2026

À Cannes, un juré dénonce la liste noire de Hollywood contre les voix propalestiniennes

Le scénariste Paul Laverty fustige le blacklistage d’acteurs comme Susan Sarandon, Javier Bardem et Mark Ruffalo pour leur opposition à la guerre à Gaza.

C’est une sortie qui a électrisé la conférence de presse du jury cannois. Paul Laverty, deux fois lauréat de la Palme d’or pour ses scénarios avec Ken Loach, a pris la parole en fin de rencontre pour dénoncer ce qu’il qualifie de «liste noire» à Hollywood. Visant directement les studios américains, il a exprimé sa solidarité avec Susan Sarandon, Javier Bardem et Mark Ruffalo, mis au ban de l’industrie pour avoir dénoncé les bombardements israéliens sur Gaza. «Honte à Hollywood», a-t-il lancé, citant Shakespeare pour souligner l’aveuglement de ceux qui, par peur ou par calcul, réduisent au silence des artistes engagés. La sortie de Laverty, dont l’œuvre est marquée par les thèmes de la justice sociale et des droits humains, résonne d’autant plus fort qu’elle intervient dans un festival où l’affiche officielle reproduit le visage de Sarandon dans *Thelma et Louise*.

De l’autre côté de l’Atlantique, le silence des grands studios contraste avec la liberté de parole qui règne sur la Croisette. Sarandon avait révélé en février que son agence artistique avait résilié son contrat après qu’elle eut appelé à un cessez-le-feu. Bardem et Ruffalo, tout aussi critiques envers l’offensive menée par l’État hébreu, subissent un ostracisme professionnel discret mais efficace. Cette censure informelle, qui frappe surtout les figures les plus exposées, scandalise les cercles progressistes européens. Pour une partie de la presse iranienne, qui relaie abondamment les propos de Laverty, ce blacklistage illustre l’hypocrisie d’une industrie qui prône les valeurs libérales tout en étouffant les voix dissonantes sur le conflit palestinien.

Du côté de la vieille Europe, en revanche, le geste de Laverty est perçu comme un rappel que le cinéma peut encore être un espace de résistance politique. Laverty lui-même, arrêté l’an dernier lors d’une manifestation propalestinienne, incarne cette tradition d’engagement que Cannes continue d’honorer, à rebours des pressions commerciales venues d’outre-Atlantique. Si Hollywood semble verrouiller son discours, le festival français assume un rôle de contre-pouvoir en offrant une tribune aux artistes marginalisés. Dans les sphères francophones — du Canada à la Belgique, en passant par les cinéastes d’Afrique —, cette prise de position est suivie avec attention, car elle pourrait préfigurer une reconfiguration des équilibres géopolitiques du septième art.

Au-delà de la polémique, cette affaire pose une question de fond : jusqu’où l’industrie cinématographique américaine est-elle prête à tolérer la dissidence en son sein ? Alors que les guerres culturelles s’intensifient, la liberté d’expression des artistes devient un enjeu central. Les propos de Laverty, en braquant les projecteurs sur la censure qui frappe les voix propalestiniennes, risquent de susciter un débat plus large sur le rôle politique du cinéma dans un monde fracturé. Cannes, en accueillant ce cri, rappelle que les palmes ne sont pas seulement des récompenses esthétiques, mais aussi des étendards.

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Presse atlantique / anglosphère−0.50critical
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Le jury de Cannes dénonce avec force la mise à l'index par Hollywood d'acteurs comme Sarandon, Bardem et Ruffalo pour leurs critiques de Gaza. Le festival est présenté comme un rempart de la liberté d'expression, face au climat de censure et de peur dans l'industrie américaine. L'affaire est cadrée comme un affrontement entre valeurs européennes et pressions politiques américaines.

IndignationAlarmeVictimisation
Presse atlantique / anglosphère−0.50

Un membre du jury de Cannes critique ouvertement Hollywood pour avoir mis à l'index des stars comme Sarandon, Bardem et Ruffalo après leurs déclarations sur Gaza. L'article souligne l'absence des grands studios américains au festival, interprétée comme un signe d'autocensure. Le ton est accusateur mais reste factuel, sans condamner totalement le système hollywoodien.

IndignationPragmatisme
Presse latino-américaine−0.70

Le scénariste Paul Laverty dénonce la mise à l'index honteuse d'acteurs comme Sarandon, Bardem et Ruffalo pour avoir défendu Gaza. La nouvelle est rapportée sur un ton de condamnation envers Hollywood, soulignant la solidarité avec les artistes pénalisés. L'accent est mis sur la censure et la peur d'exprimer des opinions critiques envers Israël.

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